mar. Juin 23rd, 2026

La propriétaire d’une entreprise en Australie-Méridionale affirme avoir été ciblée par une escroquerie en ligne exigeant un paiement pour la suppression de faux avis négatifs sur Google.

Theresa Ferretti, à la tête d’ISPS Innovations à Lonsdale, spécialisée dans la fabrication et la restauration de cuisines, a confié à ABC Radio Adelaide avoir remarqué ces avis frauduleux lorsqu’un d’eux mentionnait un produit que l’entreprise ne vend pas.

“J’ai vu le premier avis qui parlait de carreaux et nous ne vendons pas de carreaux,” a-t-elle déclaré.

“Je me suis mise à examiner ces avis au fur et à mesure qu’ils apparaissaient, et ils n’avaient aucun sens, alors je les ai signalés.”

Capture d'écran d'un avis Google 1 étoile

ISPS Innovations a commencé à être inondée de faux avis après avoir refusé de payer 200 USD.

Mme Ferretti a précisé que la situation avait pris une tournure inquiétante lorsqu’elle a reçu un appel d’un numéro inconnu.

“On essayait de me vendre des services publicitaires sur Google et de supprimer des avis, et j’ai répondu ‘je ne suis pas intéressée’,” a-t-elle expliqué.

“La personne était contrariée et a dit ‘je vais te montrer’.”

“Après quelques heures, j’ai commencé à recevoir tous ces avis d’une étoile.”

La propriétaire a indiqué qu’elle et son mari, Daniel, avaient réussi à retrouver un contact pour l’un des faux évaluateurs via leur compte.

Enseigne au néon avec le logo de Google.

ISPS Innovations a été choquée de commencer à recevoir des avis frauduleux d’une étoile sur des produits qu’elle ne vend pas. (Unsplash : Mitchell Luo)

“Je lui ai parlé et j’étais assez agacée… il m’a demandé de l’argent pour transformer ces avis en avis cinq étoiles,” a-t-elle partagé.

“J’ai répondu absolument pas, ce n’est pas comme ça que notre entreprise fonctionne.”

“C’est là que Daniel a appelé, et il [l’homme qui postait les avis] demandait de l’argent — 200 USD.”

Mme Ferretti a indiqué avoir contacté la police sud-australienne, mais celle-ci lui a conseillé de faire un signalement en ligne en tant que cybercriminalité, ce qu’elle était en train de faire.

“C’est horrible, il doit être arrêté,” a-t-elle insisté.

Un porte-parole de la Commission Australienne de la Concurrence et de la Consommation (ACCC) a conseillé aux personnes victimes d’escroqueries de “faire part de leurs préoccupations directement aux plateformes concernées”.

“Les plateformes doivent mettre en place des politiques et des procédures pour traiter les comportements inappropriés liés aux avis,” a-t-il précisé.

“Le Centre National Anti-Escroqueries, sous l’ACCC, exhorte le grand public à signaler les escroqueries menaçantes et les demandes d’argent aux agences de sécurité compétentes et à Scamwatch, avant de transmettre toute somme ou information.”

“Si vous craignez pour votre sécurité, contactez immédiatement la police.”

Dans une déclaration, Google a affirmé qu’elle investissait “considérablement dans la mise en place de technologies et de pratiques qui aident les utilisateurs à trouver des informations fiables”.

“Nos politiques stipulent clairement que les avis doivent être basés sur des expériences et des informations réelles, et nous surveillons en permanence les contenus frauduleux à l’aide d’un mélange d’humains et de technologies,” a indiqué le porte-parole.

“Lorsque nous détectons des escrocs cherchant à tromper les personnes, nous agissons rapidement, allant de la suppression de contenu à la suspension de comptes, voire des poursuites judiciaires.”

Le média ABC a également contacté la police sud-australienne pour obtenir des commentaires.

Points à retenir

  • Les faux avis en ligne peuvent nuire gravement à la réputation des entreprises, comme l’a montré l’expérience d’ISPS Innovations.
  • Les victimes de telles escroqueries doivent signaler les incidents aux autorités compétentes et sur les plateformes concernées.
  • Les entreprises doivent rester vigilantes et proactives face à la gestion de leur e-réputation.
  • Le rôle des plateformes numériques est crucial dans la lutte contre les faux avis et les pratiques commerciales malhonnêtes.

D’un point de vue plus large, ce type d’escroquerie soulève des questions sur la responsabilité des plateformes dans la modération des contenus. Comment ces entreprises peuvent-elles garantir un environnement en ligne sûr pour les utilisateurs tout en permettant la libre expression ? Il est essentiel d’initier un débat sur les mesures à prendre pour protéger les consommateurs et les entreprises dans cet espace numérique en constante évolution.


Partager : X Facebook WhatsApp LinkedIn Reddit

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *