jeu. Juin 25th, 2026

Arthur Hayes, cofondateur de la plateforme BitMEX, a récemment proposé une prévision audacieuse, envisageant la possibilité que le Bitcoin atteigne 3,4 millions de dollars dans les trois prochaines années. Ses attentes, exprimées dans un article, s’appuient sur le potentiel d’une expansion monétaire significative si une seconde administration Trump décide d’adopter une politique de contrôle de la courbe des rendements (YCC), en injectant d’énormes quantités de crédit dans l’économie américaine.

Contrôle de la courbe des rendements et expansion monétaire

Hayes établit un parallèle entre l’économie américaine actuelle et l’époque de la Seconde Guerre mondiale, durant laquelle la Réserve fédérale a plafonné les rendements des obligations pour financer les dépenses militaires. Entre 1942 et 1951, la Fed a stabilisé les rendements des bons du Trésor à court terme à 0,675 % et ceux à long terme à 2,5 %. Cela a permis au gouvernement d’emprunter à faible coût, dirigeant ainsi le crédit vers l’industrie de guerre.

Selon Hayes, l’équipe économique de Trump, dirigée par l’investisseur William “Buffalo Bill” Bissell, pourrait adopter une approche similaire si la Fed venait à subir une pression politique accrue. Cela pourrait inclure une baisse des taux d’intérêt sur les réserves et l’achat massif d’obligations du Trésor, entraînant une augmentation significative de la taille du crédit disponible. Hayes considère cela comme un “manipulation de la courbe des rendements” afin de diriger le financement vers l’industrie de la défense et d’autres secteurs stratégiques, voire de soutenir des campagnes géopolitiques.

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Leçons des programmes de stimulation durant la pandémie de COVID-19

Pour évaluer l’impact potentiel, Hayes cite l’exemple de la pandémie de COVID-19, durant laquelle la Réserve fédérale a acquis environ 40 % de la dette émise par le Trésor, entraînant une expansion du crédit bancaire de 2,5 trillions de dollars. En s’appuyant sur ce modèle, il prévoit qu’un programme YCC sous Trump pourrait générer 15,2 trillions de dollars de nouveau crédit d’ici 2028.

La base de ses hypothèses repose sur la sensibilité du Bitcoin à la croissance du crédit. En effet, le Bitcoin a connu une hausse durant la pandémie en parallèle avec l’expansion monétaire, affichant une corrélation approximative de 0,19 entre la croissance du crédit et l’augmentation des prix. En appliquant ce taux à une prévision de 15 trillions de dollars supplémentaires, cela conduirait à un objectif de 3,4 millions de dollars pour le Bitcoin.

Mise en garde contre une prévision trop précise

Hayes insiste sur le fait que ce chiffre ne doit pas être interprété comme une prévision précise, mais plutôt comme une indication de tendance. Son message principal est que le Bitcoin prospère dans un environnement d’expansion monétaire incontrôlée, tandis que les devises traditionnelles perdent leur pouvoir d’achat. Bien qu’il admette que ce chiffre demeure théorique, il souligne que la direction est claire : « Mon objectif est de déterminer la bonne direction et de parier sur le cheval gagnant. »

Doutes sur l’impact du marché

Malgré ce chiffre frappant, Hayes tente de tempérer les attentes. Il ne confirme pas que le Bitcoin atteindra 3,4 millions de dollars, mais il s’attend à ce qu’il augmente de manière significative par rapport au niveau actuel autour de 115 000 dollars si des trillions de dollars supplémentaires sont injectés dans l’économie. Il note également que les banques centrales étrangères sont moins enclines aujourd’hui à acheter de la dette américaine qu’auparavant, ce qui pourrait obliger la Fed à assumer une plus grande part. Cela, selon Hayes, accroît les scénarios d’une expansion monétaire agressive, qu’il considère comme un catalyseur positif pour le Bitcoin.

Bitcoin comme refuge et sécurité financière

Hayes conclut que la grande leçon est que le Bitcoin s’affirme comme le meilleur choix pour se protéger contre une surabondance monétaire. Dans un contexte où les gouvernements recourent à des mesures de répression financière et injectent un crédit illimité pour soutenir leurs politiques, il considère le Bitcoin comme un actif rare et non souverain.

Le commentateur chinois en blockchain Wu Shuo résume l’article de Hayes en affirmant que l’objectif véritable n’est pas de créer la controverse avec un chiffre choquant, mais d’insister sur l’idée que le Bitcoin surpassera les actifs traditionnels lorsque l’expansion monétaire deviendra inévitable.

Prospective

Pour Hayes, l’estimation des 3,4 millions de dollars pour le Bitcoin est davantage liée aux dynamiques économiques qu’à l’atteinte d’un chiffre précis. Si une politique de contrôle de la courbe des rendements et une expansion du crédit à grande échelle sont mises en œuvre sous la présidence Trump, il pense que le Bitcoin sera le grand vainqueur.

Quoi qu’il en soit, le message principal reste constant : dans un monde de création monétaire continue, le Bitcoin, comme le décrit Hayes, demeure « le cheval le plus rapide ».

Points à retenir

  • Arthur Hayes prévoit que le Bitcoin pourrait atteindre des sommets en cas d’expansion massive du crédit.
  • Il souligne l’importance historique du contrôle des taux d’intérêt par la Réserve fédérale durant la Seconde Guerre mondiale.
  • Les leçons tirées de la pandémie de COVID-19 montrent l’impact profond d’une politique monétaire expansive sur le marché des cryptomonnaies.
  • Hayes recommande de considérer le Bitcoin comme une protection potentielle contre l’inflation et la dévaluation des monnaies traditionnelles.

En réfléchissant à ces perspectives, il devient essentiel pour les investisseurs de se questionner : dans quelle mesure la politique monétaire influence-t-elle les marchés des actifs numériques et comment cette dynamique pourrait-elle évoluer dans un contexte économique fluctuant ?


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By Frederic Rousseau

Frédéric est un amoureux de la finance , le metaverse et la culture, il dirige 3 centres de remises en forme dans la région de Dijon, et il intervient sur LesNews sur des ses sujets de prédilections.

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