sam. Juin 27th, 2026

Le milliardaire canadien et magnat de l’exploitation minière, Frank Giustra, n’hésite pas à critiquer une nouvelle fois le Bitcoin, affirmant que la cryptomonnaie phare n’a pas réussi à s’imposer en tant que “or numérique”.

Son argument principal repose sur le fait que le Bitcoin est actuellement un actif spéculatif, dominé par un “dogme” qui le rend peu fiable.

Dans son dernier post, il vise particulièrement les “maximalistes du Bitcoin” tels que Michael Saylor, les accusant d’un evangelisme financier dangereux qui expose des investisseurs inexpérimentés à des risques importants.

Une “crise d’identité perpétuelle”

Giustra soutient que les partisans du Bitcoin modifient sans cesse leur discours pour s’adapter aux fluctuations du marché. Il considère que l’appellation “or numérique” n’est que la dernière tentative marketing après l’échec de plusieurs autres récits.

Selon lui, le Bitcoin a été initialement présenté comme une “monnaie” (pour les paiements), a échoué à cause des frais, puis s’est réorienté en tant que “couverture contre l’inflation”, avant de finalement se définir comme “or numérique”.

Il déclare : “Le Bitcoin est une classe d’actifs dans une crise d’identité perpétuelle. D’où le fait que le récit continue de changer pour maintenir l’engouement.”

Le “culte” du maximalisme

Giustra critique particulièrement le “fanatisme” des promoteurs du Bitcoin, se concentrant non pas sur la technologie elle-même, mais sur la façon dont elle est présentée. Il cible directement Saylor, qu’il considère comme une source de conseils imprudents, tels que le fait de proposer de hypothéquer des maisons pour investir dans le Bitcoin.

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Il affirme que “les maximalistes du Bitcoin sont les forains de l’ère de l’information, vendant des billets pour un spectacle qui repose non pas sur le produit en question mais sur la crédulité du public.”

Le “smart money” privilégie l’or

Pour clore son propos, Giustra remet en question l’argument selon lequel “le Bitcoin est l’avenir” en se basant sur les actions de certaines des entités les plus influentes au monde. Si des milliardaires promeuvent le Bitcoin sur des chaînes comme CNBC, les banques centrales — notamment celles des pays du BRICS — accumulent discrètement de l’or physique pour contourner le dollar américain.

À ses yeux, cela constitue le véritable “réajustement financier mondial”, tandis que le Bitcoin serait simplement une diversion. “La vérité est que, depuis toujours, c’est celui qui détient l’or qui fixe les règles”, conclut-il.

Points à retenir

  • Frank Giustra remet en question la position du Bitcoin comme “or numérique”.
  • Il critique le discours changeant des partisans du Bitcoin en fonction des fluctuations des prix.
  • Les conseils jugés imprudents de certains promoteurs mettent en danger les investisseurs novices.
  • Les banques centrales semblent privilégier l’accumulation d’or au lieu du Bitcoin.
  • Giustra perçoit le Bitcoin comme une distraction dans le contexte financier mondial.

Dans la réflexion sur l’avenir des actifs numériques, il est essentiel de considérer non seulement les opinions des fervents défenseurs, mais également celles des critiques constructifs comme Frank Giustra. L’évolution du paysage financier moderne doit s’interroger sur ce que signifie vraiment la valeur, et si le Bitcoin, malgré son innovation, parviendra à s’établir durablement dans le temps face à des actifs traditionnels comme l’or.


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Pas des conseils en investissement

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