Lawrence McDonald, fondateur de Bear Traps Report, a émis un avertissement préoccupant ce lundi concernant Meta Platforms Inc. en écrivant sur X : « Imaginez (Zuckerberg) perdant des milliards sur un pari metaverse, puis investissant massivement dans l’IA. La testostérone peut être létale. »
Une Alerte sur les Dépenses Dictées par la Testostérone
Cette déclaration de McDonald fait suite à des données de Speedwell Research, qui montrent que le ratio d’amortissement par rapport aux dépenses d’investissement de Meta a grimpé à 3,8x contre 2,2x précédemment, ce qui pourrait suggérer une surestimation des bénéfices.
Une Intensité des Dépenses Critique
Les dépenses en capital de Meta ont explosé, passant d’un milliard de dollars (17 % des revenus) en 2013 à une prévision de 69 milliards de dollars (36 % des revenus) d’ici 2025. La plus forte accélération a eu lieu après 2022, avec une hausse des investissements de 14 milliards à 54 milliards en un an.
Cette envolée du ratio des dépenses d’investissement par rapport aux revenus indique que l’entreprise privilégie des infrastructures à long terme au détriment de la rentabilité à court terme, alors que Meta cherche à développer des capacités de « super intelligence » sur ses plateformes.
Reality Labs : Pertes Malgré des Coûts Élevés pour les Talents
Meta continue de perdre de l’argent dans le développement du métavers, rapportant des pertes d’exploitation de 5 milliards de dollars pour Reality Labs au dernier trimestre. Selon Patrick McAdams, PDG d’Andiamo, l’entreprise rémunère ses développeurs VR entre 600 000 et presque un million de dollars par an, soit le double de la rémunération moyen dans l’industrie du jeu.
La compensation moyenne pour les développeurs VR de Meta atteint 540 000 dollars, nettement supérieure à celle d’Apple Inc. à 500 000 dollars et d’Alphabet Inc. à 440 000 dollars.
Inquiétudes Mathematiques sur l’Amortissement
Speedwell Research souligne que l’augmentation des ratios d’amortissement par rapport aux dépenses d’investissement « garantit mathématiquement » une poursuite de l’accroissement des amortissements, ce qui pourrait fausser les chiffres de bénéfices actuels à mesure que les investissements dans les infrastructures vieillissent.
