
Trento/Bolzano – Le autorités judiciaires de Trento ont maintenu les mesures de détention à domicile pour six des sept individus impliqués dans une vaste enquête menée par la Direction antiterrorisme sur une supposée organisation criminelle cherchant à influencer les contrats en Trentino-Alto Adige. Ces derniers avaient fait appel de cette mesure préventive.
La décision prise par le juge d’instruction a été confirmée pour le comptable bolzanino Heinz Peter Hager, l’entrepreneur trentin Paolo Signoretti, les architectes alto-adige Fabio Rossa et Andrea Saccani, l’ancien sénateur et maire de Dro, Vittorio Fravezzi, ainsi que pour la fonctionnaire de la ville de Bolzano, Daniela Eisenstecken.
La mesure de détention à domicile a été modifiée en obligation de résidence à Bolzano uniquement pour le journaliste alto-adige Lorenzo Barzon. La décision concernant les sept mis en cause a été enregistrée en début d’après-midi. En examinant les situations de chacun des appelants, les juges n’ont pas retenu l’aggravation liée à la méthode mafieuse pour le délit d’association, tout en la confirmant pour les infractions individuelles identifiées par le Parquet. Les motifs des décisions sur les mesures cautélaires seront déposés dans les 45 jours à venir. Les avocats de certains des mis en cause ont d’ores et déjà annoncé leur intention de contester la décision devant la Cour de Cassation.
Par ailleurs, Heinz Peter Hager, directeur général de la Fondation privée “Laura”, fondée par René Benko et sa mère en 2007, a décidé de présenter sa démission. Cette information provient du quotidien viennois Der Standard. La Fondation “Laura” gère plusieurs entreprises et propriétés, dont la résidence privée de Benko près d’Innsbruck. Toujours selon le journal, le comptable bolzanino a interrompu toute collaboration d’affaires avec Benko depuis que les enquêtes approfondies de la Procure de Trento ont été révélées.
Bon à savoir
- Le Trentino-Alto Adige est une région connue pour sa riche histoire et son patrimoine culturel.
- Les enquêtes menées par les autorités judiciaires italiennes peuvent souvent avoir des implications économiques importantes, notamment dans les secteurs de la construction et des contrats publics.
- La notion de “détention à domicile” est fréquemment utilisée dans les systèmes judiciaires européens pour éviter l’incarcération tout en assurant la surveillance des personnes en attente de jugement.
