ven. Juin 19th, 2026

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« Il était une fois la cohérence. », un mode de vie qui s’aligne toujours sur ce que l’on pense et dit.

Un mode de vie, qui, à mon sens, a été mis de côté par le politiquement correct. Ce dernier pousse à des pirouettes mentales, justifiées par un « oui, mais… ».


Pour le clergé, la cohérence a toujours été une vertu, un préalable au martyre et donc à la sainteté. Le Évangile condamne ainsi ceux qui affichent un grand rigorisme tout en cachant leur hypocrisie :malheur à vous… sépulcres blanchis” (Matthieu 23, 27-32) et appelle à la cohérence. Une cohérence qui, à mon avis – et selon les évidences juridiques – fait défaut aujourd’hui au Vatican.

Alors que le Pape prêche l’accueil dans sa forme la plus inconditionnelle, allant même jusqu’à considérer comme un péché grave ceux qui ne le pratiquent pas (comme il l’a mentionné lors de l’Audience Générale du 28.08.2024), le Président de la Commission Pontificale pour l’État de la Cité du Vatican, le Cardinal Fernando Vergez Alzaga, a publié le 19 décembre dernier le décret n. DCCX (ici : ) qui, à l’article 1, prévoit des peines de “réclusion d’un an à quatre ans et une amende de 10 000 à 25 000 euros pour quiconque entre sur le territoire de la Cité du Vatican par la violence, la menace ou la tromperie.” Il est précisé dans le paragraphe suivant que “l’entrée considérée comme trompeuse se produit avec contournement des systèmes de sécurité et de protection de l’État ou par évasion des contrôles frontaliers.

Il est bien connu que ceux qui sont interceptés lors de leur voyage en mer, sans oublier ceux qui ne le sont pas, souvent arrivent dans les centres d’identification sans documents, se plaçant alors dans une situation illégale pour entrer dans un pays étranger sans suivre les procédures légales. Cela complique les opérations d’identification, nécessitant des vérifications approfondies et des délais de détention significatifs, engendrant des coûts supplémentaires pour l’État.

Cependant, cela ne s’applique pas à l’État de la Cité du Vatican qui prévoit directement des peines de prison pour les entrées illégales, considérant ainsi le délit de clandestinité, aboli dans notre pays le 17 mai 2014 (sous le gouvernement de Renzi). Le décret mentionne également des interdictions d’entrée préventives (article 4 : 10 ans) et pour les condamnés définitifs, un interdit d’entrée subséquent de 15 ans (article 5).

De plus, pour ceux qui ne sont pas autorisés à entrer, une autre loi (Loi sur la Citoyenneté, la Résidence et l’Accès, promulguée le 22 février 2011 par Benoît XVI : article 12) prévoit le renvoi forcé – en d’autres termes, l’expulsion – sans possibilité de recours.

À chacun de se forger sa propre opinion sur ce sujet.

Article original rédigé par : Stefano Sforzellini


Bon à savoir

  • La question des entrées illégales dans les États souverains est souvent un sujet complexe, mêlant considérations de sécurité et de droits humains.
  • Le décret du Vatican illustre comment différentes entités peuvent traiter le sceptre de l’immigration, mettant en évidence des politiques contrastées.
  • La cohérence dans le discours et les actions est essentielle, particulièrement pour les figures de pouvoir et d’autorité, renforçant ainsi la confiance du public.


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One thought on “Coercion et foi : la contradiction de la souveraineté séculière au Vatican”
  1. C’est fascinant de voir comment le Vatican jongle avec des principes si opposés. Cela me fait réfléchir à l’importance de la cohérence dans notre société. Que pensez-vous de ces contradictions ?

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