Vous avez du mal à vous mettre d’accord avec vos proches sur le film à regarder pendant votre jour de repos ? Eh bien, le choix parfait a été dévoilé le 26 décembre 1973…
Nous sommes le jour de la Saint-Étienne, et quelle que soit l’appellation que vous choisissez, c’est le moment idéal pour se plonger dans un bon film.
Beaucoup d’entre vous passeront sans doute la journée à binge-watcher la nouvelle saison de Squid Game sur Netflix, ce que l’on ne peut que comprendre. Toutefois, si vous préférerez regarder un film, nous vous proposons chaleureusement une de nos meilleures sélections de 2024 ou alors des classiques de saison comme Home Alone 2: Lost In New York (deux fois meilleur que le premier volet), The Muppet Christmas Carol ou It’s A Wonderful Life.
Il est vrai que Die Hard est souvent cité comme un film de Noël, mais cette question est devenue source de débats lassants – surtout que l’on pourrait également évoquer Eyes Wide Shut, Lethal Weapon, Batman Returns ou The Girl With The Dragon Tattoo, qui possèdent chacun leur propre dimension festive.
Cependant, un film mérite particulièrement votre attention aujourd’hui, un chef-d’œuvre qui a vu le jour il y a 51 ans en ce jour. Ce film n’est autre que The Exorcist.
Adapté du roman de William Peter Blatty publié en 1971 et réalisé par le regretté William Friedkin, le film met en vedette Linda Blair, Ellen Burstyn, Jason Miller et Max von Sydow, et a été projeté dans les salles obscures le 26 décembre 1973.
Certes, le sujet abordé n’est pas vraiment de nature à apporter une atmosphère festive. Pour ceux qui ne seraient pas au courant, le livre relate des événements supposément réels concernant les efforts d’un prêtre catholique pour exorciser un adolescent américain nommé Roland Doe, possédé dans les années 1940 – Blatty ayant modifié certaines informations, notamment le genre de l’enfant concerné.
De plus, la production du film aurait été marquée par une malédiction. Les rumeurs à ce sujet proviennent de divers incidents malheureux survenus lors du tournage, tels qu’un incendie sur le plateau et le décès d’acteurs impliqués, comme Jack MacGowran et Vasiliki Maliaros, qui ont péri durant la post-production.
Mais qui pourrait résister à une sélection aussi audacieuse pour des visionnages d’après-Noël ? The Exorcist a effectivement connu une poussée de controverse au moment de sa sortie. Souffrant de manifestations, de censure, et même de suspensions de projections dans certaines régions, ce film, considéré comme « le plus terrifiant de tous les temps », a suscité une véritable hystérie, rassemblant les foules pour une dose de frissons.
Il faut dire que certains spectateurs ont eu du mal à gérer les émotions, avec des incivilités tels que des évanouissements et des vomissements dans les allées. Ironiquement, les scènes les plus marquantes, comme la fameuse « rotation de tête » ou la marche arachnéenne, ne sont pas celles ayant causé ces réactions, mais une séquence montrant une angiographie très réaliste de la jeune Regan. Cette dernière a d’ailleurs été saluée par des professionnels de santé pour son authenticité, bien que l’humoriste britannique Graeme Garden, titulaire d’un diplôme médical, la qualifie de « genuinely disturbing » dans sa critique pour le New Scientist.
En dépit de ces controverses, The Exorcist est devenu le premier film d’horreur à être nommé pour un Oscar. Il a reçu dix nominations, dont celle du Meilleur Film, et en a remporté deux lors des Oscars de 1974 : Meilleur Scénario Adapté et Meilleur Mixage Son.
Plus de cinquante ans après sa sortie, The Exorcist demeure l’un des plus grands classiques du cinéma.
Pas encore convaincu que ce choix soit approprié pour un visionnage post-Noël ?
Considérez qu’il s’est écoulé plus d’un an depuis le décès du réalisateur William Friedkin (quel meilleur moyen de lui rendre hommage ?). Ce film va bien au-delà des têtes qui tournent et des vomissements. Friedkin raconte l’antique lutte entre le bien et le mal, les doutes de la foi, le chagrin, et le combat d’une mère pour sauver l’âme de son enfant. Plongez-vous dans ce récit et vous découvrirez des thèmes et un ton étonnamment affirmatifs, similaires à ceux que l’on attend d’un film de Noël.
Alors que le démon Pazuzu visait à nous plonger dans le désespoir, William Friedkin a réalisé le contraire.
Vous pouvez découvrir davantage sur ce qui fait de ce film un incontournable ici. Plutôt que de vous quereller sur quel film saisonnier regarder, optez pour l’harmonie. Aujourd’hui, en cette journée de la Saint-Étienne, visionnez The Exorcist.
Bon à savoir
- Contexte historique : Le film s’inspire d’événements ayant réellement eu lieu dans les années 1940, offrant un mélange de fiction et de réalité.
- Katrina, la légende : Le personnage de Regan a marqué les esprits et a ouvert la voie à de nombreuses représentations de possession dans le cinéma.
- Impact culturel : Depuis sa sortie, The Exorcist a influencé de nombreux films d’horreur et reste un sujet de discussion vivant parmi les passionnés de cinéma.
En fin de compte, la place de The Exorcist dans le paysage cinématographique soulève une question primordiale : à quel point pouvons-nous nous immerger dans la peur tout en restant connectés à des thèmes universels ? C’est un dialogue éternel entre ce qui nous effraie et ce qui nous réconforte.
Ce choix de film pour la journée de la Saint-Étienne est audacieux et surprenant. The Exorcist offre une expérience cinématographique unique, pleine de profondeur et d’émotions.
Je trouve que regarder un film comme ‘The Exorcist’ après Noël, c’est vraiment audacieux ! C’est fascinant comment la peur peut mélanger avec des thèmes profonds comme la foi et le chagrin.
The Exorcist, c’est un vrai chef-d’œuvre ! La façon dont il explore le combat entre le bien et le mal est captivante. Un film à voir, même après Noël.
The Exorcist est vraiment captivant, même si ce n’est pas traditionnellement un film de Noël. C’est l’occasion de réfléchir sur des thèmes profonds tout en ayant des frissons. À ne pas manquer !