mer. Juil 15th, 2026

Hayao Miyazaki, co-fondateur du Studio Ghibli, est une figure emblématique du monde de l’animation et du manga.

À l’origine de grands classiques tels que Le Voyage de Chihiro, Le Château ambulant et Princesse Mononoké, il est souvent considéré comme le « parrain » de l’animation japonaise, inspirant de nombreux réalisateurs contemporains. Des personnalités comme James Cameron, Guillermo Del Toro, Wes Anderson, Bong Joon-ho et Steven Spielberg ont tous reconnu son influence, bien que cela puisse être un sujet délicat pour l’un d’entre eux, étant donné l’opinion tranchante de Miyazaki sur une célèbre franchise mettant en vedette Harrison Ford.

En 2019, un vieux témoignage de Miyazaki refit surface sur les blogs Hachima Kikou et Yaraon, où il exprima des réflexions très intéressantes à propos de deux monuments de la culture occidentale. Dans une critique acerbe du cinéma hollywoodien, il affirma : « Les Américains tirent et font exploser des choses, donc logiquement, ils produisent des films comme ça. Si quelqu’un est l’ennemi, il est acceptable de le tuer sans relâche. »

Miyazaki souhaitait clairement soulever une question sur la glorification de la violence au cinéma, sujet de débats récurrents. Il aborda ensuite un classique littéraire avec son adaptation cinématographique pour illustrer son point. « Le Seigneur des Anneaux est comme ça », observa-t-il. « En cas d’ennemi, il y a des tueries sans distinction entre civils et soldats. Cela entre dans le cadre des dégâts collatéraux. »

Miyazaki ne plaisanta pas avec ceux qui soutenaient que les histoires de Peter Jackson se limitaient à la fantaisie sans fondement dans la réalité. Il affirma : « Combien de personnes sont tuées lors des attaques en Afghanistan ? Le Seigneur des Anneaux est un film qui ne se pose pas de questions à ce sujet. Si vous lisez l’œuvre originale, vous comprendrez ; mais en réalité, ce sont des Asiatiques et des Africains qui sont touchés. Ceux qui ne le savent pas – et disent aimer la fantaisie – sont des idiots. »

Ces propos ont pu sembler très durs, mais Miyazaki ne s’arrêta pas là. Il s’en prit également à une autre cible : « Même dans les films Indiana Jones, il y a un gars blanc qui tire sur des gens, non ? Les Japonais qui apprécient ça sont incroyablement embarrassants. »

Le message ici semble souligner l’ironie de la manière dont des spectateurs japonais regardent un personnage blanc éliminant des « étrangers » au combat, même si Jones n’a pas de confrontations avec des soldats japonais dans les films. Miyazaki déclara : « Vous êtes ceux qui, ‘bang’, êtes abattus. Regarder sans conscience de soi est incroyable. Il n’y a pas de fierté, pas de recul historique. Vous ne savez pas comment vous êtes perçus par un pays comme les États-Unis. »

En effet, les films Indiana Jones ont été critiqués pour leur insensibilité culturelle par plusieurs observateurs au fil des ans, et Jones affronte effectivement de nombreux ennemis dont la représentation pourrait susciter des doutes. C’est ici que Miyazaki semble vouloir alerter son public sur la nécessité d’adopter un regard critique face aux productions américaines et d’interroger les représentations des terres et des peuples étrangers. Il croit manifestement que chacun a une responsabilité culturelle dans la consommation des médias, et que Indiana Jones n’est pas un texte intouchable.

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Bon à savoir

  • Hayao Miyazaki a cofondé le Studio Ghibli, célèbre pour ses films d’animation remarquables.
  • Ses films abordent souvent des thèmes comme l’environnement, la guerre et la culture japonaise.
  • La culture du cinéma américain est souvent examinée par des réalisateurs étrangers pour ses implications sociales et historiques.

Le regard de Miyazaki sur la violence au cinéma soulève des interrogations pertinentes sur notre manière de consommer les images. En tant que spectateurs, il semble essentiel de développer un sens critique face aux récits narrés par d’autres cultures. En quoi ces réflexions peuvent-elles influencer notre compréhension des histoires que nous voyons et de leurs impacts sur notre perception du monde ?


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3 thoughts on “Les films de Harrison Ford que Hayao Miyazaki juge “embarrassants””
  1. Les réflexions de Miyazaki sur la violence au cinéma invitent vraiment à une prise de conscience. Nous devrions tous questionner ce que nous regardons et son impact sur notre perception.

  2. Les réflexions de Miyazaki sur la violence au cinéma sont cruciales. Elles nous rappellent d’être critiques envers nos propres perceptions des films étrangers et de leur impact sur nos valeurs.

  3. L’approche de Miyazaki sur la violence au cinéma est fascinante. Elle nous pousse à réfléchir sur notre consommation des médias et leurs véritables impacts sur notre perception du monde.

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