mer. Juil 15th, 2026

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Le gouvernement britannique a présenté mercredi un projet visant à instaurer une pause nocturne facultative sur les réseaux sociaux pour les adolescents de 16 et 17 ans, afin de réduire les dangers du web pour cette tranche d’âge.

De plus, il est prévu de désactiver par défaut certaines fonctionnalités pour les adolescents plus âgés, notamment celles qui favorisent le défilement prolongé, comme les vidéos qui se jouent automatiquement.

Ces mesures constituent les dernières initiatives du gouvernement dirigé par le Premier ministre Keir Starmer. Pour être mises en œuvre, elles nécessiteront l’adoption d’une législation spécifique.

Il est généralement admis que son probable successeur, Andy Burnham, continuera à travailler sur ces propositions.

Cependant, certains critiques remettent en question l’efficacité de ces mesures, arguant que les jeunes pourraient simplement rétablir les paramètres par défaut.

Le ministre britannique de la sécurité en ligne, Kanishka Narayan, a rejeté cet argument, le qualifiant de “service malvenu” pour les jeunes. Selon lui, un projet pilote mené auprès de plus de 300 jeunes et parents à travers le Royaume-Uni a montré que plus de 90 % des adolescents avaient conservé ces paramètres.

“Les données sont claires et la motivation tout aussi évidente. Je ne veux pas nuire aux jeunes en prétendant qu’ils vont tout désactiver”, a-t-il déclaré à Sky News, ajoutant que l’utilisation des réseaux sociaux pendant la nuit avait considérablement diminué et que cela avait eu un effet positif sur le sommeil et la concentration.

La NSPCC, principale organisation de défense des droits de l’enfant au Royaume-Uni, a salué ces propositions comme une avancée pour améliorer l’expérience des jeunes sur les réseaux sociaux. Néanmoins, elle a souligné qu’elles ne suffiraient pas à elles seules.

“Sans mesures plus robustes, ces efforts ne font que couvrir une plaie sans s’attaquer aux éléments addictifs qui entraînent une trop grande utilisation des écrans et nuisent au bien-être des enfants”, a déclaré Chris Sherwood, directeur de la NSPCC.

Rachel de Souza, commissaire aux enfants en Angleterre, a qualifié cette initiative de “pas positif”. De nombreux jeunes souhaitent diminuer leur utilisation des réseaux sociaux, mais éprouvent des difficultés à le faire.

“Je veux comprendre comment des réglementations comme cette pause nocturne seront concrètement mises en œuvre. Je vais surveiller de près leur impact”, a-t-elle ajouté.

Points à retenir

  • La mesure vise à protéger les jeunes des dangers en ligne.
  • Des fonctionnalités désactivées par défaut pour minimiser l’utilisation prolongée.
  • Des critiques soulignent que les jeunes pourraient contourner ces mesures.
  • Des études antérieures montrent des résultats positifs sur la réduction du temps d’écran.
  • Appels à des actions plus fortes pour lutter contre les designs addictifs sur les plateformes.

En observant l’évolution de ces initiatives, il est essentiel d’interroger leur véritable portée. La question qui se pose est : Jusqu’où la société est-elle prête à aller pour protéger les jeunes dans un monde où les technologies numériques jouent un rôle prédominant ? Cela soulève des réflexions passionnantes sur l’équilibre entre innovation et protection des individus. Je reste convaincu qu’un échange continu entre les législateurs, les spécialistes du numérique et la jeunesse pourrait aboutir à des solutions plus efficaces et adaptées aux enjeux d’aujourd’hui.


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