Comme chaque année, à cette période qui s’étend généralement du 20 décembre aux premiers jours de janvier, les vœux se multiplient sur les réseaux sociaux. C’est une véritable compétition pour voir qui en enverra le plus : entre proches, amis et inconnus, tout le monde s’y met, et cela ne coûte rien. Beaucoup de ces messages sont des copiés-collés, mais peu importe, l’essentiel est de se faire remarquer et de montrer que l’on a des amis aux quatre coins du monde, même si certains pourraient ne pas exister. C’est un mode de vie : il y a ceux qui s’efforcent de se mettre en avant et ceux qui privilégient la discrétion. Après tout, chacun est maître de sa propre image. Pour approfondir cette question, nous avons souhaité recueillir l’avis de la psychothérapeute et psychiatre Federica Mormando.
Dans une période où les nouvelles évoquent presque uniquement des décès, le besoin de s’affirmer comme vivant prend une ampleur virale.
Il ne suffit pas de le dire aux proches ; il faut le crier sur tous les toits. Le moyen est à portée de clic : internet. Le contenu est simple et facilement reproductible : vidéos, photos, messages d’humeur souhaitant de bonnes fêtes, destinés à un maximum de personnes.
Cela ressemble à de la publicité, non seulement pour des produits, mais aussi pour l’ego.
Pensée à des contenus authentiques ? Les vœux envoyés en masse aux téléphones de propriétaires généralement inconnus signifient surtout « je suis là », bien plus qu’un message adressé à leurs destinataires.
Et même pour ceux qui reçoivent ces vœux vides de sens, il semble qu’ils existent davantage.
Pour de nombreuses personnes, Noël se résume à cela : le souvenir de Jésus obscurci par mille images, les dons des Rois Mages transformés en paquets souvent seulement attendus ; lorsque la spiritualité s’efface, il ne reste que l’ego. Ces « moi » vides, voués à briller sur des écrans qui, tôt ou tard, les effaceront !
Pire encore, à la Saint-Sylvestre : qui croit encore au nouvel an, maintenant que nous sommes assaillis par des nouvelles alarmantes, et que l’au-delà semble une fiction tandis que notre quotidien ressemble à un danger ?
Au-delà de tout vœu superstitieux ou fragile, renouons avec le sourire, la solidarité, le geste authentique : ce sont des souvenirs qui restent, qui ne s’altèrent pas et qui perdurent « après ».
Federica Mormando
Bon à savoir
- Les vœux en ligne peuvent parfois manquer de sincérité et reflètent plus un besoin d’affirmation personnelle qu’un réel désir de connexion.
- La surabondance de messages festifs peut paradoxalement créer un sentiment d’isolement chez certaines personnes.
- Des gestes concrets, comme offrir un cadeau ou passer du temps avec ses proches, ont souvent plus de valeur qu’un simple message sur les réseaux sociaux.
C’est fascinant de voir comment les vœux sur les réseaux sociaux semblent plus une compétition qu’un véritable partage. Ne serait-il pas mieux d’opter pour des gestes authentiques ?
Ces échanges de vœux sur les réseaux semblent parfois vides. Un vrai sourire partagé ou un geste sincère vaut plus qu’un message copié-collé, non ?
C’est fascinant de voir comment les vœux en ligne peuvent dévoiler notre désir d’exister. Un véritable écho de l’époque moderne, non ? Réfléchissons ensemble à des gestes plus authentiques.
C’est vrai, les vœux sur les réseaux parfois manquent d’authenticité. Rien ne vaut un geste sincère ou un moment partagé avec nos proches, surtout durant cette période de fêtes.
C’est vrai, souvent ces vœux en ligne manquent de profondeur. Un message sincère ou un geste authentique a bien plus de valeur que des mots copiés-collés. 🌟