mer. Juin 24th, 2026

Le tribunal administratif du Latium a rendu sa décision le 23 décembre 2024, rejetant les nombreuses contestations d’illégalité formulées dans environ 300 recours contre la contribution instaurée par l’article 28 du décret législatif 137/2022. Cette contribution, régie par le décret du Ministère de la santé du 29 décembre 2023, concerne les entreprises de production et de distribution de dispositifs médicaux, d’équipements lourds et de dispositifs de diagnostic in vitro destinés au Service sanitaire national. Elle correspond à 0,75 % du chiffre d’affaires annuel, hors TVA, généré par la vente de ces biens au Service de santé public et vise à alimenter le Fonds pour la gestion des dispositifs médicaux.

Il convient de noter que le secteur des dispositifs médicaux est très hétérogène et a connu une expansion significative ces dernières années. En effet, les dispositifs médicaux incluent des produits qui ne sont pas des médicaments, comme les instruments, implants, appareils, logiciels, etc., utilisés pour le diagnostic, le traitement et la surveillance des maladies. Par conséquent, un grand nombre d’entreprises sont touchées par cette contribution, mettant en lumière l’importance de la question de sa légitimité et de sa qualification.

Une contribution de nature fiscale

Dans son jugement, le tribunal a abordé la classification correcte de cette contribution, déclarée légitime, au regard des contestations soulevées. Les juges ont suivi la position de l’administration en qualifiant cette contribution de « fiscale », arguant qu’elle présente les indices typiques d’un prélèvement d’impôt, peu importe le nom donné par le législateur. De plus, ils ont souligné que cette qualification est conforme aux positions adoptées par la jurisprudence concernant d’autres contributions au financement d’activités d’intérêt public.

Classification correcte dans les comptes et pour l’exercice financier

En considérant la nature fiscale de la contribution sur les dispositifs médicaux, plusieurs questions administratives et comptables se posent : celle de la classification et de l’imputation temporelle du prélèvement, ainsi que de sa déductibilité pour le calcul du revenu imposable à l’impôt sur les sociétés (IS) et sur la production (IRAP). Il est principalement établi que cette contribution ne doit pas être considérée comme un « impôt sur le revenu », selon les précédentes décisions de la Cour constitutionnelle. Ainsi, sur le plan comptable, elle devrait être considérée parmi les « autres charges de gestion ».

Concernant son imputation temporelle, il est à noter que le prélèvement de 0,75 % se calcule sur le chiffre d’affaires « imposable » de l’exercice précédent au versement, ce dernier devant être effectué entre le 1er novembre et le 31 décembre de l’année suivant celle à laquelle il se rapporte. Donc, suivant le principe de compétence, les entreprises devront comptabiliser cette charge dans leur bilan d’exploitation, en lien avec le chiffre d’affaires créé par les ventes au Service sanitaire national, indépendamment du moment de son règlement financier.

Déductibilité de la contribution pour l’IS et l’IRAP

Enfin, sur le plan fiscal, la question de la déductibilité de cette contribution pour l’IS et l’IRAP se pose. Considérée comme une charge fiscale distincte des impôts sur le revenu, son absence d’indication normative spécifique suggère une déductibilité intégrale, cela étant justifié par son lien direct avec les recettes de l’entreprise. Quant à la possibilité de déduction, il est suggéré de suivre le principe général de la compétence, sauf si la famille fiscale indique le contraire. En revanche, étant donné l’absence de transfert économique de cette contribution vers les produits des entreprises, le principe général prévaut. Il semble donc raisonnable de conclure qu’au niveau de l’IS, la contribution est déductible lors du paiement, et pour l’IRAP, déductible dans le même exercice de comptabilité.

Bon à savoir

  • La contribution de 0,75 % s’applique spécifiquement aux entreprises de dispositifs médicaux, ce qui peut inclure diverses catégories de produits.
  • Le système de déductibilité est en lien direct avec les principes comptables en vigueur dans le pays.
  • La décision du tribunal pourrait influencer de futures contributions fiscales à l’égard des entreprises opérant dans des secteurs liés à la santé.

Au-delà des enjeux de conformité réglementaire, cette décision du tribunal souligne les complexités inhérentes au secteur des dispositifs médicaux et l’importance croissante d’une gouvernance claire sur les contributions fiscales. La notion de responsabilité fiscale est essentielle, mais elle doit également être équilibrée avec les besoin des entreprises qui œuvrent dans l’intérêt public. Qu’en pensez-vous ?


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4 thoughts on “Traitement des dispositifs médicaux : réflexions inspirées de la jurisprudence行政”
  1. Cette décision met en lumière l’équilibre délicat entre la fiscalité des entreprises et leur rôle crucial dans notre santé. Une dynamique fascinante à observer!

  2. Il est fascinant de constater comment cette décision judiciaire façonne l’avenir des entreprises de dispositifs médicaux, tout en soulignant l’importance d’un cadre fiscal équilibré et juste.

  3. C’est fascinant de voir comment une contribution fiscale peut avoir un impact sur les entreprises du secteur des dispositifs médicaux. La dualité entre responsabilité et innovation est essentielle !

  4. Cette décision est intéressante ! Le secteur des dispositifs médicaux évolue rapidement, et une fiscalité claire pourrait vraiment encourager l’innovation tout en respectant la réglementation.

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