La Commission européenne a annoncé ce lundi l’ouverture d’une enquête formelle à l’encontre de X, la société d’Elon Musk, en raison de la création d’images sexuelles deepfake et d’autres contenus controversés générés par Grok, son assistant d’intelligence artificielle. Bruxelles craint que ces pratiques ne contreviennent à la Loi Européenne sur les Services Numériques (DSA).
Le dossier de sanction n’inclut pas de délai précis pour l’enquête, bien que des sources au sein de l’UE indiquent que ce dossier sera traité en priorité, compte tenu des risques soulevés par le contenu généré par l’IA.
Le procédure comprend plusieurs étapes : la demande d’informations supplémentaires, des contacts avec des tiers concernés et l’analyse de la réponse défensive de X. En cas de non-conformité, la DSA prévoit des amendes pouvant atteindre 6 % du chiffre d’affaires mondial de la société.
La Commission souhaite s’assurer que X prend les mesures nécessaires pour évaluer et atténuer les risques systémiques liés à Grok, notamment la diffusion de contenus illégaux et les possibles impacts négatifs sur la violence de genre, la santé mentale et le bien-être physique.
De plus, il sera examiné si X respecte son obligation d’élaborer et de soumettre à Bruxelles un rapport d’évaluation des risques spécifique concernant les fonctionnalités du chatbot et son impact.
Cette enquête fait suite à la sanction de 120 millions d’euros imposée à X en décembre 2025 pour avoir trompé ses utilisateurs avec le badge de vérification bleu, marquant la première décision de non-conformité de la DSA. La société n’a pas encore réglé cette amende, bien que Bruxelles assure que le délai de trois mois n’est pas encore écoulé et que des discussions sont en cours pour résoudre cette situation.
Points à retenir
- La Commission européenne initie une enquête sur X concernant des contenus générés par IA.
- Les investigations sont prioritaires en raison des risques liés à l’IA.
- Des amendes pourraient atteindre 6 % du chiffre d’affaires mondial en cas de non-conformité.
- X doit prouver sa capacité à atténuer les risques systémiques liés à son assistant IA.
- Un rapport d’évaluation des risques concernant le chatbot est exigé par Bruxelles.
Cette situation soulève des questions intéressantes sur la responsabilité des entreprises en matière de technologies avancées. Alors que l’intelligence artificielle et ses applications continuent de progresser, jusqu’où devrait s’étendre la régulation ? En tant qu’observateur, je trouve fascinant de réfléchir aux conséquences de ces outils sur nos vies et le rôle crucial que la législation doit jouer pour garantir une utilisation éthique et sécurisée.