lun. Juin 15th, 2026

Le réalisateur de Kingdom Come 2 défend Larian.
Le réalisateur de Kingdom Come 2 défend Larian.

La révélation du prochain jeu de Larian, « Divinity », n’a pas été aussi tranquille que prévu. Après un engouement initial lors des Game Awards, la situation s’est rapidement envenimée.

Le PDG de Larian, Swen Vincke, a évoqué l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) dans le développement conceptuel du jeu, ce qui a suscité la colère de nombreux fans. Il a ensuite réaffirmé son point de vue, assurant que l’utilisation de l’IA ne mènerait pas à des suppressions de postes et que des artistes talentueux continueraient d’être impliqués.

Malgré ses efforts pour apaiser les tensions avec un tweet engagé, l’indignation persistait. Cependant, d’autres figures influentes du secteur prennent maintenant la défense de Larian.

KCD2-Director et Designer D&D soutiennent Larian

Alors que la controverse autour de Larian s’intensifie, Daniel Vávra, le réalisateur de Kingdom Come: Deliverance 2, a pris la parole sur les réseaux sociaux en défendant la position de Larian.

Cette hystérie autour de l’IA est similaire à celles des gens qui cassaient des machines à vapeur au 19e siècle. Larian n’a fait que ce que tout le monde fait, et ils ont subi une tempête médiatique incroyable. J’ai même entendu dire qu’on nous accusait d’utiliser l’IA dans KCD2. Ce n’est pas le cas.

Je ne suis pas un fan de l’art généré par l’IA, mais il faut faire face à la réalité : l’IA est là pour rester. Si elle peut m’aider à créer un jeu épique en un an avec une équipe plus petite, alors je suis tout à fait d’accord.

Il a également abordé les nouvelles perspectives offertes par l’IA dans le développement des interactions entre personnages non-joueurs (NPCs). Les acteurs de doublage continueraient de créer des dialogues essentiels, tandis que l’IA pourrait permettre de nouvelles variations de conversations, ouvrant ainsi de vastes possibilités dans les jeux de rôle.

Les implications de l’IA dans le secteur du jeu

Au-delà de ces soutiens, des voix critiques s’élèvent également. Bruce Straley, co-réalisateur de The Last of Us, a exprimé des doutes quant aux capacités de l’IA, déclarant qu’elle ne pourra jamais égaler la créativité humaine. Selon lui, l’avenir du développement de jeux doit reposer sur des principes classiques de design plutôt que sur une dépendance à l’IA.

La création de jeux ne peut pas se limiter à une imitation. L’IA ne peut offrir qu’une fraction de ce que notre cerveau est capable de réaliser. Ce n’est pas la direction que nous devrions prendre.

Points à retenir

  • Swen Vincke défend l’usage de l’IA sans risquer des pertes d’emplois dans son studio.
  • Daniel Vávra souligne que l’IA pourrait enrichir l’expérience de jeu plutôt que de la remplacer.
  • Des figures de l’industrie appellent à modérer les critiques à l’égard des équipes créatives.
  • Une résistance à l’IA est également exprimée, remettant en question son implication dans le domaine artistique.
  • Le débat sur la valorisation de l’art par rapport aux innovations technologiques reste ouvert.

Il est fascinant de voir comment le débat autour de l’IA dans le jeu vidéo, loin d’être un simple sujet technique, touche des questions fondamentales sur la créativité et l’authenticité. En tant que passionné de jeux, j’estime qu’il est essentiel de trouver un juste équilibre entre innovation et respect de l’artisanat humain. Cette discussion ne fera que se renforcer avec l’évolution des technologies, et il sera intéressant d’observer comment l’industrie réagira face à ces changements.


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