jeu. Juin 25th, 2026

Il y a des éons, une entreprise nommée Memorex, qui avait débuté comme société spécialisée dans les cassettes pour ordinateurs dans les années 1960, a produit une publicité que même les avocats préhistoriques se rappellent sans doute encore. Cette campagne mettait en vedette Ella Fitzgerald, et si son nom ne vous dit rien, il est temps de rattraper le temps perdu. Vous pouvez découvrir quelques-unes de ses œuvres sur YouTube. C’était une artiste incomparable.

Dans cette publicité, elle chante une note si puissante qu’elle brise du verre. Cette note a été enregistrée sur une cassette audio Memorex. (Vous vous en souvenez, n’est-ce pas ?) La question posée était : “Est-ce en direct ou est-ce Memorex ?” Ce slogan a perduré deux décennies, ce qui est considérable pour une campagne publicitaire.

Pourrions-nous poser une question similaire concernant la différence entre l’intelligence humaine et l’intelligence artificielle ? En d’autres termes, est-ce “en direct” ou est-ce de l’IA ?

Dans un article récent de ATL, Jonathan Wolf suggère que, plutôt que de simplement rivaliser avec l’IA chinoise, nous devrions encourager le développement de l’intelligence humaine authentique.

Au lieu de laisser l’IA faire tout le travail à notre place, concentrons-nous sur l’activation de nos neurones. Comme le souligne Wolf, certaines tâches sont censées être difficiles. Après tout, c’est ce qui en fait un travail, et non un loisir. Est-ce que je suis en train d’énoncer une évidence ?

À chaque fois que je rencontre cette IA agaçante sur mon ordinateur, j’ai envie de l’éteindre. “Laisse-moi tranquille,” dis-je. “Si j’ai besoin ou envie de ton aide, je te le demanderai. D’ici là, va ennuyer quelqu’un d’autre ou, encore mieux, comme le disait mon oncle à un enfant du quartier qui posait problème, ‘Sors jouer dans la circulation.’ Laisse-moi choisir mes mots avec ma propre voix.” (Et oui, c’est bien moi qui ai rédigé cette chronique. Merci de ne pas me laisser de commentaires sarcastiques.)

Est-ce que l’IA conduit à la paresse chez les avocats ? À une perte de pensée critique ? Est-il trop facile de laisser l’IA faire le travail difficile ?

Il est important de rappeler que des sanctions existent pour la pensée floue ou, pire, l’absence de pensée par les avocats. Un exemple récent illustrant comment l’IA peut égarer les avocats concerne une affaire en cours dans le Wyoming, où huit des neuf affaires citées dans un mémoire étaient des inventions de l’imagination fertile et erronée de l’IA, ou devrions-nous dire des hallucinations. Oups. Dire que le tribunal a été mécontent serait un doux euphémisme. (Est-ce réel, ou est-ce de l’IA ?) Comme le fait remarquer David Lat dans son article sur cette situation, ce n’était pas juste une erreur, mais un raté de proportions épiques.

Le tribunal de district du Wyoming a émis un ordre stipulant qu’au moins l’un des trois avocats concernés devait fournir des copies des affaires halluciné pour lundi dernier. Les avocats devaient soumettre des déclarations sous serment sur (en utilisant mes mots, pas ceux du tribunal) comment cette erreur s’est produite et le rôle de chaque avocat dans la préparation de la motion. Des sanctions se profilent à l’horizon.

Est-ce le signe d’une négligence ? De la paresse ? D’une confiance mal placée en l’IA pour obtenir des résultats ? Un mélange des trois ? Quoi qu’il en soit, cette affaire nous rappelle qu’il est crucial de ne pas abandonner notre travail à l’IA. N’avons-nous pas appris en classe de droit que nous devions non seulement lire les affaires que nous citons, mais aussi nous assurer qu’elles soient toujours d’actualité ? Et n’avons-nous pas également appris que la responsabilité nous incombe ? (Pas question de blâmer les assistants juridiques ou le personnel, et devrions-nous ajouter l’IA à cette liste ?) Nous sommes payés pour accomplir le travail, pas l’IA.

Ne préparons-nous pas les futurs avocats pour un monde où la pensée critique sera de plus en plus cruciale alors que l’IA peut réaliser des tâches que nous détestons tous ? (Est-ce que quelqu’un prend réellement du plaisir à rédiger des découvertes écrites et à y répondre, en objectant à la plupart, sinon à tout ?) La pensée critique est essentielle à la pratique de tout avocat, et choisir la solution facile ne l’est pas.

Il ne s’agit pas uniquement de la gigantesque erreur dans l’affaire du Wyoming ; réfléchissons aux conséquences potentielles. Combien ces erreurs vont-elles leur coûter en sanctions ? Quel type de discipline ces avocats pourraient-ils subir ? Les avocats réfléchissent-ils aux conséquences collatérales, pas seulement à ce qui pourrait arriver dans leur affaire, mais également à l’avenir ? La réputation professionnelle a-t-elle encore de l’importance ? En ces temps d’excès d’informations, est-ce que quelqu’un s’en soucie encore ?

Néanmoins, je suis une avocate d’un certain âge, mais je me demande si Wolf a raison en affirmant que “notre déficit collectif en matière de pensée sera constamment exploité au grand détriment de tous.” Effrayant, n’est-ce pas ? Mais dans ce monde nouveau et audacieux, si nous ne possédons pas ces compétences, que reste-t-il ? Nous perdrons non seulement la bataille, mais aussi la guerre. C’est une course aux armements d’un autre genre, mais celle-ci est encore plus coûteuse qu’une course traditionnelle. Se retrouver en seconde position n’est pas une fin souhaitable.

Points à retenir

  • La différence entre l’intelligence humaine et artificielle soulève des questions cruciales sur notre capacité à penser par nous-mêmes.
  • Des exemples récents démontrent que la dépendance à l’IA peut entraîner des erreurs graves et des sanctions pour les avocats.
  • La formation pour les futurs avocats doit inclure des compétences critiques face à la facilité de l’IA à réaliser des tâches pénibles.

Ce débat engendre une réflexion sur notre avenir professionnel. Comment pouvons-nous intégrer l’IA en tant qu’outil d’assistance sans compromettre notre intégrité intellectuelle ? Cette question mérite d’être explorée afin de préserver la qualité et la rigueur de la profession juridique à une époque en évolution rapide.


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One thought on “Intelligence réelle contre intelligence artificielle : Une nouvelle course à l’armement ?”
  1. L’équilibre entre l’IA et notre créativité est essentiel. J’aime l’idée d’utiliser la technologie comme outil, mais n’oublions pas de penser par nous-mêmes !

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