Portefeuilles numériques intégrant plusieurs cartes de paiement permettent de faire du shopping rapidement. Les produits des micro-entreprises sont désormais disponibles en ligne, offrant ainsi une nouvelle façon d’acheter grâce à l’agentic commerce. L’intelligence artificielle (IA) agit comme intermédiaire, concluant des transactions pour le compte des consommateurs.

L’essor de l’agentic commerce
Ces évolutions constituent des tendances émergentes qui transformeront durablement le marché des paiements numériques. L’agentic commerce est celui qui suscite le plus d’intérêt, car l’IA compare non seulement les produits et les prix, mais tient aussi compte des préférences de chaque consommateur.
Mise en pratique de l’agentic commerce
Concrètement, en accédant à un chatbot d’intelligence artificielle, l’option « Acheter pour moi » pourra être activée pour réaliser un achat en ligne comme si le consommateur le faisait lui-même. Toutefois, il sera nécessaire de préalablement autoriser l’accès à la carte de paiement, de partager l’historique des achats passés et de fixer un plafond de dépenses. Cela soulève cependant la question des fraudes, qui deviennent plus préoccupantes car elles engendrent potentiellement plusieurs opérations suite à un vol d’identité complet.
Un avenir proche
« Le commerce agentique se développe rapidement », déclare Stefano Stoppani, directeur général de Visa Italie. « Cela peut sembler futuriste, mais cette perspective est proche. Visa travaille à l’élaboration d’infrastructures et d’outils avec ses partenaires pour accompagner cette évolution. »
Lutte contre les fraudes par des collaborations
Stoppani souligne que bien qu’un accroissement des cyberattaques soit probable, cela encouragera des investissements et des collaborations pour protéger les identités : « En 2026, le secteur s’unira pour développer des capacités et des technologies destinées à lutter contre les fraudes d’identité et gérer les risques. »
L’e-commerce en plein essor
Alors que les ventes physiques peinent, l’e-commerce, destiné aux consommateurs finaux, continue d’afficher des résultats positifs : la croissance des ventes de produits pourrait atteindre 6 % d’ici fin 2025, dépassant 40 milliards d’euros, tandis que les services augmentent de 8 % pour atteindre 22 milliards d’euros, selon les données du Politecnico de Milan.
L’implication des marques
Ce secteur en pleine expansion attire logiquement l’attention des marques. Les entreprises investissent déjà dans l’IA, avec un accent sur les expériences d’achat facilitant l’interaction, selon Stoppani. Cela leur permet de mettre en avant les produits, promotions et nouveautés, tout en optimisant leurs vitrines numériques. L’agent IA pourrait même dialoguer avec un autre agent, remplaçant ainsi le consommateur traditionnel.
Vers une suppression du checkout manuel
Ce que les clients apprécient le plus dans ces évolutions technologiques est probablement la fin du checkout manuel, établissant ainsi un parcours d’achat plus fluide. Selon Visa, la part des transactions e-commerce utilisant le checkout manuel par des utilisateurs non enregistrés est passée de 50 % en 2019 à 16 % en 2025. Parmi les 25 premiers commerçants en ligne de Visa, ce chiffre est déjà tombé à un pourcentage à un chiffre.
Points à retenir
- Les portefeuilles numériques facilitent les achats en ligne.
- L’agentic commerce révolutionne l’expérience d’achat avec l’IA.
- La nécessité d’une vigilance accrue face aux fraudes identitaires.
- Les tendances de l’e-commerce continuent de croître malgré les ventes physiques à la traîne.
- Les marques s’investissent dans l’optimisation de leurs stratégies grâce à l’IA.
En tant qu’observateur du secteur, je trouve incroyablement passionnant de voir comment l’IA transforme nos habitudes d’achat. La possibilité d’avoir un assistant numérique qui comprend nos goûts et nous aide à acheter sans effort semble délicieuse. Pourtant, il est essentiel de rester prudent face aux défis de sécurité qui l’accompagnent. Quels seront les prochains développements dans ce domaine d’ici quelques années ? C’est une question qui appelle à la réflexion.