sam. Juin 27th, 2026

Interdiction de l’outil d’IA DeepSeek à l’Université de Louisville

Selon un communiqué adressé à la communauté universitaire le 7 février, l’Université de Louisville a interdit l’utilisation de DeepSeek, le nouvel outil d’intelligence artificielle développé par une startup chinoise, sur ses réseaux et appareils. Cette décision fait suite à des inquiétudes concernant la protection de la vie privée et des données personnelles.

Le chatbot intelligent est accusé de collecter des données personnelles et techniques sur les utilisateurs, ce qui engendre des risques pour la sécurité et qui ne respecte pas les politiques de cybersécurité de l’université, a déclaré Karlis Kaugars, vice-recteur des services technologiques et chef des technologies de l’information. L’établissement a également demandé à sa communauté de ne pas utiliser cet outil sur des appareils personnels connectés aux réseaux universitaires.

DeepSeek a été lancé fin janvier et a rapidement captivé l’attention des professionnels du secteur technologique. La startup chinoise a annoncé avoir développé ce modèle puissant pour environ 6 millions de dollars, un coût bien inférieur aux investissements consentis par les entreprises américaines dans des modèles tels que ChatGPT. Cela a entraîné une chute des valeurs boursières des entreprises de technologie.

“Ce modèle est vraiment très performant. Il est comparable aux modèles de pointe, comme ceux d’OpenAI”, a déclaré Umar Iqbal, professeur à l’Université de Washington à St. Louis, expert en sécurité informatique et politique technologique. “De plus, la création de ce modèle a nécessité beaucoup moins de ressources, ce qui a suscité un engouement considérable.”

La décision de l’université fait écho à des mesures prises par plusieurs agences gouvernementales et États, tels que la Virginie, New York et le Texas, qui ont également interdit l’utilisation de DeepSeek sur leurs dispositifs. Récemment, une proposition de loi visant à bannir cet outil sur les appareils du gouvernement fédéral a été introduite à la Chambre des représentants des États-Unis.

Dans une déclaration, un porte-parole de l’Université du Kentucky a mentionné que l’établissement évalue en permanence les nouvelles technologies et met en œuvre des mesures de sécurité adéquates, sans toutefois préciser si DeepSeek serait également interdit.

L’Université de Louisville a souligné des préoccupations soulevées par des rapports d’agences fédérales, d’entreprises de sécurité et d’organisations de presse, notamment le fait que l’application mobile de DeepSeek pourrait transmettre des données sensibles sans cryptage. Iqbal souligne que les données non cryptées sont vulnérables à l’interception.

Un rapport d’une firme de cybersécurité a révélé que le code de DeepSeek contient une passerelle permettant aux données de voyager vers des serveurs contrôlés par China Mobile, une entreprise de télécommunications d’État chinoise interdite aux États-Unis. Les représentants américains, Josh Gottheimer et Darin LaHood, ont mis en avant ce lien avec le gouvernement chinois comme une des raisons derrière la proposition de loi.

“Dans certains pays où le gouvernement a un contrôle strict, il est possible que celui-ci puisse interférer avec l’entreprise de diverses façons. Cela soulève de sérieuses inquiétudes”, a déclaré Iqbal.

La série d’interdictions à l’encontre de DeepSeek rappelle d’anciennes législations interdisant l’application de médias sociaux TikTok, également d’origine chinoise. Le Congrès a adopté une loi pour interdire TikTok, soupçonnant l’entreprise mère de constituer une menace pour la sécurité nationale, bien que le président Donald Trump ait suspendu l’interdiction durant sa recherche d’un repreneur américain.

Iqbal note cependant qu’il existe des différences entre les deux situations. Les données recueillies par TikTok proviennent majoritairement des habitudes d’utilisation, tandis que les chatbots, comme DeepSeek, peuvent collecter des informations directes à partir des entrées des utilisateurs. Par exemple, un employé cherchant de l’aide pourrait accidentellement copier des informations confidentielles dans l’outil, exposant ainsi des données sensibles à l’IA.

Points à retenir

  • Interdiction de DeepSeek à l’Université de Louisville pour des raisons de sécurité.
  • Inquiétudes concernant la collecte de données personnelles sans cryptage.
  • Des propositions similaires dans plusieurs États et au niveau fédéral aux États-Unis.
  • Parallèles avec l’interdiction de TikTok en raison de risques pour la sécurité nationale.

Ce débat souligne les enjeux cruciaux liés à l’émergence des technologies d’intelligence artificielle, notamment en matière de protection de la vie privée et de sécurité des données. À mesure que les préoccupations augmentent, il est essentiel pour les institutions et les individus d’évaluer soigneusement les outils technologiques qu’ils choisissent d’utiliser et de garder à l’esprit les implications potentielles sur leur sécurité personnelle et professionnelle.


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4 thoughts on “L’Université de Louisville interdit DeepSeek AI basé en Chine”
  1. C’est impressionnant de voir des universités prendre des mesures pour protéger les données. La technologie est fascinante, mais la sécurité doit toujours passer en premier !

  2. L’interdiction de DeepSeek à l’Université de Louisville soulève des questions importantes sur la sécurité des données. C’est crucial d’évaluer les outils technologiques que nous utilisons.

  3. L’interdiction de DeepSeek à l’université rappelle la fragilité de nos données. Protéger notre vie privée est primordial, tout comme aimer et cultiver la beauté de notre monde numérique.

  4. C’est fascinant de voir comment la technologie, bien qu’innovante, pose des questions cruciales sur notre vie privée. L’éthique doit toujours accompagner la créativité !

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