mar. Juin 23rd, 2026

Des chercheurs ont récemment mis en lumière la présence d’une sorte de « compteur kilométrique » dans le cerveau de souris, capable d’enregistrer leur activité cérébrale durant leurs déplacements.

Ces enregistrements ont eu lieu dans une région du cerveau connue pour son rôle dans l’orientation et la mémoire, comme l’a rapporté la BBC.

Les scientifiques ont observé que les cellules de cette zone s’activaient selon un schéma rappelant un compteur de distance, marquant ainsi les pas de l’animal.

Un autre volet de l’étude, impliquant des bénévoles humains, a révélé que les êtres humains possèdent également ce même appareil de mesure.

Cette recherche, publiée dans la revue Current Biology, établit pour la première fois un lien entre le rythme régulier des dites « cellules de grille » et notre capacité à évaluer avec précision les distances parcourues.

« Imaginez que vous traversez de la cuisine au salon. Ces cellules se situent dans la zone du cerveau fournissant cette carte interne – c’est la capacité de se repérer mentalement dans l’environnement », a commenté le professeur James Ainge de l’Université de St Andrews, qui a dirigé l’étude.

Cette enquête éclaircit le fonctionnement de cette horloge interne et les conséquences d’un éventuel défaut de celle-ci. Lorsque les conditions environnantes perturbent le rythme de ce compteur, tant les souris que les humains commencent à sous-estimer les distances.

Dans la vie réelle, cela se produit lors de randonnées dans l’obscurité ou la brume, rendant l’évaluation des distances beaucoup plus complexe, car le « compteur » ne fonctionne plus correctement.

« Les souris et les humains apprennent à estimer les distances, et lorsque l’environnement change de manière à perturber le signal chez les souris, ce même comportement est observé chez les humains », a ajouté le professeur.

Bon à savoir

  • Les cellules de grille jouent un rôle essentiel dans la navigation spatiale, ce qui explique leur activation lors des déplacements.
  • Les recherches sur ces mécanismes pourraient avoir des implications pour mieux comprendre certains troubles neurologiques liés à la perception de la distance.
  • Cette étude suggère que nos capacités d’évaluation des distances sont directement influencées par les conditions environnementales.

La découverte de ce « compteur kilométrique » dans notre esprit soulève des questions fascinantes sur notre perception de l’espace et du mouvement. Comment nos cerveaux s’adaptent-ils aux différents contextes ? Peut-on envisager des applications pratiques tirées de ces recherches pour améliorer notre compréhension des troubles de l’orientation ? Ces interrogations ouvrent la voie à de futures explorations dans le domaine des neurosciences.


Partager : X Facebook WhatsApp LinkedIn Reddit

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *