mar. Juin 23rd, 2026
Oscar Isaac y Jacob Elordi
Oscar Isaac et Jacob Elordi accompagnent Del Toro lors de la présentation très appréciée de *Frankenstein* à Venise (Photo Alessandra Tarantino/Invision/AP)

Le récent lancement de *Frankenstein* au Festival International du Film de Venise a non seulement marqué une étape significative dans la carrière de Guillermo del Toro, mais a également mis en lumière sa transformation physique remarquable.

Le réalisateur mexicain, entouré de Osca Isaac et Jacob Elordi, a reçu une ovation de 13 minutes après la projection de son œuvre, mais c’est son changement d’apparence qui a retenu l’attention de nombreux participants et médias.

Dans une interview accordée à l’émission matinale *Despierta América* de Univisión, Guillermo del Toro a évoqué avec sincérité les motifs de sa nouvelle apparence.

Le cinéaste a expliqué que cette décision de modifier son mode de vie provenait d’une inquiétude accrue pour sa santé. Dans un ton léger, il a commenté : “En vieillissant, on devient plus anxieux à l’idée de réduire les excès de nourriture”.

Le réalisateur mexicain révèle sa perte de poids
Le réalisateur mexicain affirme avoir perdu 80 kilos pour des raisons de santé (REUTERS/Mark Blinch)

De plus, il a partagé sa satisfaction quant aux résultats obtenus : “Je suis content, j’ai perdu environ 80 kilos”, a-t-il souligné lors de la même interview.

La relation de Guillermo del Toro avec la nourriture a connu des moments inattendus. Lors d’une précédente conversation avec le journaliste Jorge Ramos, le réalisateur a évoqué avec amusement sa période de végétarisme qui a duré quatre ans.

Il a raconté qu’au cours d’un voyage avec son associé, l’odeur de poulets rôtis a précipité la fin de ce régime : “Il s’est passé quelque chose dans ma tête, et je me suis retrouvé à manger trois poulets, os compris. C’était le moment de faire preuve d’honnêteté”, a-t-il plaisanté.

La première de *Frankenstein* représente pour Guillermo del Toro l’aboutissement d’un rêve de longue date. Le cinéaste a admis que diriger ce film a marqué un tournant dans sa carrière.






Le cinéaste veille à sa santé.
Crédit : Instagram Despierta América

En évoquant ses sensations à l’issue de ce projet, il a décrit un mélange de vide et de satisfaction : “Il reste quelque chose de vide, c’est sorti, c’est dehors. Dans tous mes films, de *Cronos* jusqu’à maintenant, des morceaux de *Frankenstein* y figurent. Si vous les visionnez dans l’ordre, les thèmes sont les mêmes. Quelque chose s’achève et quelque chose de nouveau commence, qu’il soit bon ou mauvais, je ne sais pas, mais cela laisse un vide et une satisfaction simultanée, semblable à un accouchement”, a-t-il partagé lors de sa présentation au festival.

La participation de Guillermo del Toro à la conférence de presse du Festival International du Film de Venise a également révélé des moments humoristiques. Lorsqu’on lui a demandé son avis sur l’intelligence artificielle, il a répliqué : “Je n’en ai pas peur, j’ai peur de la stupidité naturelle, qui est beaucoup plus répandue”, suscitant les rires des participants.

Le réalisateur plaisante sur l'intelligence artificielle
Le réalisateur plaisante sur l’intelligence artificielle et la ‘stupidité naturelle’ lors de la conférence de presse (Reuters)

Enfin, le réalisateur a réfléchi à la thématique centrale de *Frankenstein*, inspirée du roman de Mary Shelley. Il a souligné la nature toujours actuelle des questions soulevées par cette œuvre : “Nous vivons sans aucun doute dans une ère de terreur et d’intimidation. La question fondamentale posée par le roman est : que signifie être humain ? Qu’est-ce qui nous rend humains ? La film tente de montrer des personnages imparfaits et notre droit d’être ainsi que notre capacité à nous comprendre mutuellement”, a-t-il expliqué.

Bon à savoir

  • Guillermo del Toro a récemment mis l’accent sur l’importance de la santé mentale et physique dans son parcours artistique.
  • Le film *Frankenstein* a nécessité plusieurs années de travail acharné avant d’arriver sur les écrans.
  • Les transformations personnelles des artistes peuvent souvent influencer leur créativité et leur perspective sur divers sujets.

La réflexion sur l’identité humaine et son évolution pourrait ouvrir un débat passionnant. Quelles métamorphoses personnelles chaque artiste pourrait-il vivre pour nourrir son œuvre ? La réponse réside sans doute dans leur capacité à se confronter à leurs propres vulnérabilités.


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