mer. Juin 24th, 2026

Aujourd’hui, une enquête menée par Caritas Italiana a été publiée, portant sur un échantillon de 632 jeunes provenant de toutes les régions d’Italie. Cette étude examine l’implication des jeunes au sein de Caritas, dans les paroisses et dans les services diocésains, ainsi que leurs expériences, rêves, défis et passions, tout en proposant des suggestions pour améliorer l’organisation et le style de présence. L’échantillon est majoritairement composé de jeunes femmes (68,4 %). Parmi eux, 38,4 % sont des bénévoles, 30 % effectuent un service civil, tandis que 26,4 % sont en emploi. Environ 67,9 % d’entre eux indiquent collaborer avec Caritas de manière occasionnelle, alors que 32,1 % le font de façon stable. Plus de la moitié (53,5 %) sont engagés dans des centres et services socio-caritatifs tels que des soupes populaires, des foyers, des dépôts de nourriture ou des centres de distribution de biens essentiels.

Plus de 15 000 jeunes âgés de 16 à 34 ans se consacrent au bénévolat au sein de Caritas, des paroisses et des services diocésains à travers l’Italie. La motivation principale, pour 71,7 % d’entre eux, est le désir d’« aider les autres ». L’échantillon est principalement constitué de jeunes filles (68,4 %), de nationalité italienne (97,2 %), avec un âge moyen de 24,4 ans. La présence de jeunes d’origine étrangère est toutefois très limitée. En moyenne, ces volontaires ont une expérience de deux à trois ans au sein de Caritas. Cette enquête, intitulée « Jeunes en Caritas : entre rêve et réalité », menée par Walter Nanni et sœur Lorella Nucci, souligne que l’engagement des jeunes est « louable » et démontre que la lutte contre la peur de l’autre se fait par la participation collective.

« Les jeunes sont bien présents, surtout s’ils nous perçoivent comme courageux et crédibles dans nos propositions, et s’il leur est garanti un espace d’expression libre et de créativité. »

Des jeunes très actifs et polyvalents, au-delà des frontières idéologiques. Selon l’enquête dirigée par Walter Nanni et sœur Lorella Nucci, le profil qui se dessine est celui de jeunes dynamiques, engagés sur plusieurs fronts et qui incarnent l’attitude multitâche des nouvelles générations. Un des aspects positifs est leur capacité à évoluer entre des expériences religieuses et des réalités laïques, montrant ainsi la possibilité de « dépasser les cloisonnements idéologiques qui ont trop longtemps engendré séparations et activités exclusives. »

Satisfaction personnelle élevée, mais des préoccupations économiques. L’étude porte également sur le niveau de satisfaction des jeunes par rapport à leur vie et à leur expérience au sein de Caritas. Environ 86,4 % se disent « assez » ou « très » satisfaits de leur vie. De plus, 95,7 % jugent leur expérience au sein de Caritas satisfaisante, tout comme 88,9 % pour les relations familiales et 88,4 % pour les relations sociales. En revanche, la satisfaction vis-à-vis des conditions économiques n’atteint que 61,5 %.

Une majorité se sent soutenue au sein de Caritas. En effet, 96 % des jeunes déclarent se sentir écoutés et aidés, bien qu’il existe 4 % qui expriment le contraire, un point crucial à ne pas négliger pour éviter l’isolement de quiconque. Les rencontres significatives avec d’autres personnes, même en difficulté, sont parmi les éléments les plus enrichissants de leur expérience.

La principale passion : aider autrui. L’enquête révèle également que la première passion des jeunes est d’« aider les autres » (71,7 %). « Ce chiffre, en soi éloquent, montre que le désir de solidarité et d’engagement pour le bien commun est bien vivant et profondément ancré, » souligne dans l’introduction don Marco Pagniello, directeur de Caritas Italiana. Arrivent ensuite le souhait de passer du temps en famille (66,9 %) et la passion pour les voyages (62 %). D’autres passions incluent l’apprentissage de nouvelles compétences, la cuisine, le sport, la musique, l’écologie, et même la danse, tandis que le désir de s’engager dans la politique ne concerne que 8,9 % des jeunes, montrant ainsi un déclin de l’intérêt pour la mobilisation collective.

Des obstacles à surmonter pour réaliser leurs rêves. Parmi les freins les plus fréquemment mentionnés figurent les difficultés économiques et les problèmes de recherche d’un emploi bien rémunéré, suivis par le manque de formation adaptée au marché du travail et un manque de confiance en soi. Cependant, ces jeunes reconnaissent leur responsabilité et évitent de blâmer les autres pour leurs échecs.

La capacité d’adaptation comme principal atout. Au cours de cette enquête, 53,8 % des répondants identifient leur capacité d’adaptation comme la principale ressource à leur disposition, tandis que 46,2 % évoquent leur générosité. D’autres facteurs incluent l’ouverture au monde (34,5 %), la vivacité (33,4 %) et la joie de vivre. En revanche, seulement 17,9 % d’entre eux se reconnaissent des compétences en leadership, et la persévérance n’est perçue comme une force que par 18,7 % des jeunes interrogés.

Une Caritas à redynamiser. Enfin, les jeunes partagent leur vision de l’avenir de Caritas. Beaucoup pensent qu’elle devrait accroître sa communication sur ses actions et être plus attentive aux relations humaines en interne. Ils suggèrent d’améliorer la « circulation et la clarté des informations » au sein de l’organisation (54,3 %), ainsi que les objectifs et responsabilités (39,7 %). Après tout, ces jeunes ont la capacité de jouer un rôle clé, faisant valoir leur créativité. Pour don Pagniello, il est nécessaire de proposer « des initiatives sérieuses et diversifiées, que ce soit à titre gratuit ou rémunéré », qui deviennent pour eux « une école de vie, capable de les inciter à choisir des engagements qui façonneront leur avenir, tant sur le plan personnel, professionnel que politique, en faveur du bien commun. »

Bon à savoir

  • Caritas Italiana propose diverses formations et activités de volontariat adaptées aux jeunes, favorisant ainsi leur engagement social.
  • Le bénévolat offre aux jeunes l’opportunité de développer des compétences professionnelles tout en contribuant à la communauté.
  • Les jeunes sont de plus en plus engagés dans des initiatives qui transcendent les clivages idéologiques, témoignant d’une volonté d’inclusion et de solidarité.

Il est essentiel de réfléchir à la façon dont ces jeunes peuvent non seulement continuer à contribuer à des causes sociales, mais aussi comment les organisations peuvent s’adapter à leurs besoins en matière de communication et d’engagement. Cette dynamique pourrait transformer leurs attentes et mouvements sociaux en véritables leviers de changement au sein de la société.


Partager : X Facebook WhatsApp LinkedIn Reddit
2 thoughts on “Plus de 15 000 jeunes engagés dans les Caritas : 71 % veulent aider les autres, une présence à valoriser !”
  1. Hervina, cet article est vraiment inspirant ! J’adore voir des jeunes s’engager pour aider les autres. Cela montre que la solidarité est toujours vivante !

  2. C’est super de voir tant de jeunes engagés pour aider les autres ! Un vrai souffle d’espoir et de solidarité, ça donne envie de s’impliquer aussi. Bravo à Caritas !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *