mar. Juin 23rd, 2026

Científicos trabajan en la reprogramación

Des chercheurs examinent la reprogrammation des cellules souches pour étudier les mécanismes de longévité chez les personnes âgées de plus de 100 ans (Image d’illustration Infobae)

Dans les laboratoires de l’Université de Boston, un groupe de scientifiques se penche sur un matériau biologique exceptionnel : les cellules souches de personnes ayant dépassé le cap des 100 ans. Ces individus, appelés “super-centenaires”, possèdent une capacité remarquable à résister aux maladies liées au vieillissement, telles que la maladie d’Alzheimer. Les chercheurs pensent que leurs cellules pourraient receler des clés biologiques pour prolonger la vie humaine et améliorer la santé des personnes âgées.

L’étude, dirigée par le professeur de médecine et de gériatrie, Thomas Perls, vise à percer les mystères du vieillissement cellulaire. Avec l’aide de son collègue, le biologiste spécialisé dans les cellules souches George Murphy, ils ont réussi à reprogrammer des cellules sanguines de super-centenaires pour restaurer leur capacité à se transformer en n’importe quel type de cellule du corps. Ce processus pourrait révolutionner notre compréhension des maladies liées à l’âge.

“Nous croyons qu’il est possible de ralentir le vieillissement et d’éviter, ou au moins de retarder, les maladies associées à l’âge, permettant ainsi aux gens de vivre plus longtemps en bonne santé”, a expliqué Perls lors d’une récente interview avec Newsweek. Ses recherches redéfinissent le concept de longévité et promettent de changer notre manière d’aborder le passage du temps.

L’équipe scientifique a franchi une étape cruciale en parvenant à ramener des cellules souches extraites de super-centenaires à leur état primitif, où elles peuvent se transformer en n’importe quelle cellule. Ce procédé constitue un “tournant” dans l’étude du vieillissement, selon Perls.

Le professeur Thomas Perls et

Le professeur Thomas Perls et son équipe mènent une étude pionnière sur la longévité des super-centenaires (Image d’illustration Infobae)

Jusqu’à présent, les scientifiques avaient identifié des gènes et des protéines liés à la longévité, mais étudier des cellules spécifiques du cerveau restait un défi. Grâce à cette nouvelle technique, il est désormais possible de créer des cellules cérébrales à partir de cellules souches de super-centenaires, permettant ainsi d’étudier directement leurs mécanismes de résistance à des maladies comme la maladie d’Alzheimer.

“Cette méthode élimine le besoin de tests sur des animaux, comme les souris, ce qui accélère les découvertes scientifiques de plusieurs années”, a souligné Perls. La rapidité de ces avancées suscite un vif intérêt dans la communauté scientifique mondiale.

Le Study of Centenarians de Nouvelle-Angleterre, fondé par Thomas Perls en 1995, a été fondamental pour cette recherche. Ce projet, qui a commencé avec seulement 50 participants, compte aujourd’hui plus de 2 500 super-centenaires et 600 de leurs descendants. La participante la plus âgée de l’étude a vécu jusqu’à 119 ans.

Traitement des cellules souches dans

Traitement des cellules souches dans un laboratoire spécialisé : la science en quête de traitements contre les maladies liées à l’âge (Image d’illustration Infobae)

L’objectif principal est de comprendre comment certaines personnes parviennent à résister à des maladies débilitantes et à vivre au-delà de la moyenne. Les données collectées ont permis d’identifier des facteurs génétiques et biologiques qui pourraient expliquer leur longévité.

Dans une décision inédite, les chercheurs de Boston ont choisi de partager leurs découvertes et leurs cellules souches avec d’autres scientifiques. “Elles sont une ressource trop précieuse et unique pour les garder rien que pour nous”, a affirmé Perls.

Cette transparence vise à encourager le développement de traitements et de thérapies pour des maladies liées à l’âge. Tout chercheur intéressé par l’étude du vieillissement ou de maladies spécifiques pourrait bénéficier de ces données, accélérant ainsi le progrès dans de multiples domaines médicaux.

Malgré ces avancées, Perls fait preuve de prudence : “Nous ne considérons pas le vieillissement comme une maladie pouvant être guérie”, a-t-il déclaré. Néanmoins, il estime qu’il est possible d’en atténuer les effets et de permettre à davantage de personnes de vivre à un âge avancé en bonnes conditions de santé.

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