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Un examen approfondi a révélé que les personnes présentant un risque génétique élevé de développer la maladie d’Alzheimer et qui suivaient un régime méditerranéen affichaient une réduction significative du risque de souffrir de cette forme de démence.

« L’une des raisons pour lesquelles nous avons voulu étudier le modèle alimentaire méditerranéen est qu’il est le seul régime ayant déjà établi un lien de cause à effet avec des avantages cognitifs dans un essai contrôlé randomisé », a déclaré Yuxi Liu, principale auteure de l’étude, chercheuse à l’Hôpital Brigham and Women’s et boursière postdoctorale à la Harvard School of Public Health, dans un communiqué.

La recherche, récemment publiée dans la revue Nature Medicine, ne visait pas à comparer les bénéfices du régime méditerranéen avec d’autres régimes, car cela avait déjà été établi. L’objectif était plutôt de déterminer qui bénéficiait le plus : les individus à haut risque génétique d’Alzheimer ou ceux présentant un risque plus faible. Les résultats ont montré que les premiers en tiraient un plus grand profit.

“Le gène” de l’Alzheimer

Il est bien établi que la maladie d’Alzheimer a un fort volet génétique, avec une héritabilité estimée à près de 80 %. Bien que plusieurs gènes soient impliqués dans son développement, c’est une variante d’un gène spécifique, celui codant pour l’apolipoprotéine E (APOE), qui est reconnue comme le facteur de risque génétique majeur de cette maladie. Cette variante est connue sous le nom d’APOE4.

Les individus porteurs d’une copie de l’APOE4 ont un risque de trois à quatre fois supérieur de développer la maladie. Pour ceux ayant deux copies de cette variante, le risque augmente jusqu’à 12 fois par rapport à ceux qui ne l’ont pas (deux étant le maximum de copies possibles).

Le groupe de recherche a constaté que les personnes adoptant un régime “plus méditerranéen” présentaient un risque moindre de développer une démence et, lorsque celle-ci survenait, le déclin cognitif était plus lent. De plus, l’effet protecteur de ce régime était renforcé chez le groupe à haut risque avec deux copies de la variante génique APOE4.

Le volet d’étude incluait 4 215 femmes suivies par des tests cognitifs téléphoniques entre 1989 et 2023, et des données similaires furent analysées pour 1 490 hommes suivis de 1993 à 2023.

Pas encore pour tout le monde

Le rapport de recherche souligne que l’une des limitations réside dans le fait que les participants avaient un niveau éducatif élevé et des origines européennes, ce qui signifie que ces résultats ne s’appliquent pas nécessairement à d’autres populations et qu’un approfondissement est nécessaire.

Ce régime méditerranéen, qui a gagné en notoriété dans les années 60 après la publication de l’étude “des sept pays”, tous européens, a depuis été critiqué. Toutefois, il a été observé qu’il pouvait également bénéficier à des populations d’horizons éthiques divers, bien que moins de manière significative.

En particulier, les populations latino-américaines et hawaïennes semblent profiter moins de ce régime. De plus, une revue publiée en février 2004 dans la revue Nutrients a établi que suivre les recommandations du régime méditerranéen pouvait aussi contribuer à réduire certains problèmes de santé propres aux femmes.

Enfin, l’équipe dirigée par Dong Wang prévoit d’explorer plus avant le lien entre l’alimentation et le développement de la maladie d’Alzheimer, en se concentrant notamment sur les métabolites, qui sont de petites molécules témoignant de la manière dont le corps traite les aliments et fonctionne normalement.

Bon à savoir

  • Le suivi à long terme dans des études telles que celle-ci est essentiel pour comprendre les impacts des régimes alimentaires sur la santé cognitive.
  • Les régimes peuvent avoir des effets différents selon les individus, en fonction de facteurs génétiques et environnementaux.
  • Le régime méditerranéen se caractérise par une consommation élevée de fruits, légumes, céréales complètes, poisson et huile d’olive.

Cette investigation ouvre un débat intéressant sur le rôle de la nutrition dans la prévention de maladies neurodégénératives. Quels autres paramètres, en dehors de la génétique et de l’alimentation, pourraient influencer le risque d’Alzheimer ? L’exploration de ces questions pourrait enrichir notre compréhension des interactions complexes entre le mode de vie et la santé cognitive.


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2 thoughts on “Réduisez le risque d’Alzheimer avec la diète méditerranéenne !”
  1. Merci pour ces informations fascinantes ! L’idée que notre alimentation puisse influencer le risque d’Alzheimer est tellement inspirante. J’adore le régime méditerranéen, je vais m’y plonger encore plus.

  2. C’est fascinant de voir comment un simple choix alimentaire peut avoir un si grand impact sur notre santé cognitive ! Le régime méditerranéen mérite vraiment notre attention.

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