mer. Juin 24th, 2026

Dans le cadre de mes recherches pour un mémoire à l’université de Milan-Bicocca, j’ai eu l’opportunité de visiter une école publique singulière en Argentine. Outre une gestion démocratique de l’institution et un enseignement coopératif, elle emploie divers professionnels qui s’efforcent de répondre aux besoins des familles. « Lorsque les enseignants remarquent un problème chez un enfant, nous, pédagogue et assistante sociale, nous concertons pour décider s’il est approprié d’inviter la famille à discuter », m’a expliqué l’un d’eux. J’ai questionné sur la réticence des parents, souvent craintifs d’être jugés : « Non, car notre travail collectif crée un climat de confiance solide parmi les familles : elles savent que nous ne sommes pas là pour les juger, mais pour les aider si nécessaire ».

Il est évidemment essentiel pour un enseignant d’expliquer aux parents l’importance du sommeil pour les enfants, ainsi que d’autres aspects fondamentaux pour une croissance saine. Autrefois, ces connaissances faisaient partie du bon sens, mais semblent aujourd’hui s’effacer à cause du rythme effréné de la vie, de la recherche de plaisirs illusoires, des angoisses, du narcissisme et d’une soumission imposée à tous ces éléments, qui assaillent notre société comme une pandémie omniprésente. Alors que nous avons tant redouté le Covid, nous ne tremblons pas face à un mode de vie qui nous tue progressivement. Si les enfants pouvaient parler, ils nous diraient tous : « Vous tuez mon âme et mon avenir ».

Un enseignant a une responsabilité éthique et professionnelle, cependant les familles, tout comme chaque citoyen, nécessitent un système qui les soutienne pour être convaincus que les conseils reçus à l’école proviennent d’un engagement, de compétences et de passion déployés par une communauté. C’est une question de justice : le soin aux maux de notre société implique le droit à des écoles entières qui pensent et agissent. Il est injuste de dépendre simplement de la chance de croiser de bons enseignants, tout comme il n’est pas acceptable de s’en remettre à l’espoir que le médecin soit compétent lors d’une consultation hospitalière. Ce ne sont pas uniquement les pistons qui font fonctionner le moteur.

Il faudrait donc toujours rappeler : l’État, avec nos impôts, doit investir dans l’école publique plutôt que dans le secteur privé, et financer massivement cette initiative. Il est crucial de former et de promouvoir des enseignants aptes à relever des défis pédagogiques et sociaux, de rénover les établissements non conformes, et d’embaucher des personnels enseignants stables, au lieu de profiter de la baisse démographique pour procéder à des coupes budgétaires.

Raoul Vaneigem écrivait il y a trente ans qu’« la condition sine qua non d’un apprentissage humain est d’augmenter le nombre d’enseignants et de réduire le nombre d’élèves par classe, afin que chacun puisse être traité selon sa spécificité » (La scuola è vostra, Marco Tropea Editore, 1996, p.66).

Un changement profond est en cours, et la vision générale qu’ont les gouvernants est en décomposition. Par exemple, l’école ouverte est déjà une réalité ; nous devons maintenant élargir notre esprit et agir dès à présent. Nous devrions cesser de nous diviser ou de nous donner des conseils, et plutôt nous unir pour construire une société nouvelle, en revendiquant (à l’image des assistants irlandais) que les droits inscrits dans la Constitution soient respectés.

Bon à savoir

  • L’importance d’une approche collective en matière d’éducation est essentielle pour favoriser la confiance entre parents et acteurs scolaires.
  • La sensibilisation des familles à des questions fondamentales, telles que le sommeil, est cruciale pour le développement des enfants.
  • La nécessité d’investir dans l’éducation publique pourrait renforcer la qualité de l’enseignement et l’équité sociale.

Un débat s’ouvre alors sur la responsabilité collective : quel rôle les citoyens doivent-ils jouer pour soutenir une éducation accessible et de qualité pour tous, et comment créer une société qui valorise chaque individu, dès l’enfance ?


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4 thoughts on “Society malady : au-delà des enseignants pour guérir !”
  1. L’éducation mérite notre attention collective. Chaque enfant est une étoile, et ensemble, nous pouvons illuminer leur chemin vers un avenir radieux et plein de promesses.

  2. C’est vrai ! L’éducation, c’est comme un jeu vidéo : tu as besoin de bonnes mécaniques pour avancer. Investissons dans nos écoles pour un meilleur futur !

  3. C’est fascinant de voir comment l’éducation peut vraiment transformer une société. Investir dans les écoles, c’est investir dans l’avenir !

  4. L’éducation est comme une mélodie : elle nécessite des harmonies entre enseignants et familles. Unissons nos voix pour que chaque enfant puisse s’épanouir dans cette symphonie d’apprentissage.

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