Fondation Hertie
Francfort/Main (ots)
À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, seize fondations se lancent aujourd’hui sur le serveur Mastodon « stiftungen.social – Une instance démocratique ». Cette initiative vise à promouvoir une infrastructure d’information ouverte pour la communication numérique, libre d’algorithmes et ancrée dans une technologie open source européenne. Les fondations adoptent la stratégie « Plus 1 » pour gagner en indépendance vis-à-vis des grandes plateformes technologiques américaines et chinoises telles qu’Instagram, YouTube ou TikTok.
Ce serveur « stiftungen.social » a été mis en place par la Stiftung Rudolf Augstein, la Robert Bosch Stiftung, la Fondation Hertie, la Joachim Herz Stiftung, la VolkswagenStiftung, ainsi que la ZEIT STIFTUNG BUCERIUS. Ce projet a été développé et réalisé par l’organisation à but non lucratif Save Social – Networks For Democracy en collaboration avec les fondations initiatrices.
À partir du 4 mai, d’autres entités comme la Allianz Foundation, la Bertelsmann Stiftung, la Deutsche Nationalstiftung, la Karg-Stiftung, la Körber-Stiftung, la Niedersächsische Lotto-Sport-Stiftung, la Michael Otto Foundation for Sustainability, la Schöpflin Stiftung, la taz panterstiftung, et la Carl-Zeiss-Stiftung rejoignent également « stiftungen.social ».
Le groupe d’initiatives explique : « Dans les réseaux des grandes entreprises américaines et chinoises, la haine, la désinformation et la violence verbale s’amplifient. Ces plateformes se soustraient à leur responsabilité et à la régulation, ce qui érode la confiance dans les informations et fausse les débats sociaux à travers les algorithmes. Avec ‘stiftungen.social’, nous affirmons notre volonté de soutenir des réseaux sociaux indépendants et de renforcer des espaces numériques autonomes. »
Dans le cadre du festival 2MR, qui se tient aujourd’hui à la Bucerius Law School de Hambourg, ce projet sera présenté pour la première fois. Les fondations participantes publieront également leurs premiers contenus sous le hashtag #neuhier sur Mastodon. Tous les comptes de « stiftungen.social » sont accessibles via ce lien.
Felix Hlatky, directeur de Mastodon, déclare : « C’est un signal important que de grandes fondations allemandes lancent un serveur Mastodon. Cela démontre leur implication active dans la création et l’opération d’une infrastructure d’information indépendante, qui est essentielle pour nos démocraties. Nous nous réjouissons que les contenus de ces fondations enrichissent le réseau mondial de Mastodon. »
« stiftungen.social » devient ainsi le nouveau point de ralliement des fondations au sein du réseau Mastodon. Elles pourront interagir avec environ 15 millions d’utilisateurs dans le monde sur leur travail. Ce serveur représente un gage de qualité et d’authenticité des messages, tout en étant un lieu d’échange avec une communauté croissante. Il est aussi ouvert à d’autres fondations actives dans le cadre d’une démocratie saine dans l’espace germanophone.
Mastodon est un réseau social décentralisé qui connecte les individus à travers des serveurs indépendants et interconnectés. Il permet le partage de messages courts, de discussions et de contenus multimédias dans un espace numérique ouvert et diversifié. Grâce à sa structure décentralisée, Mastodon renforce la souveraineté numérique, les communautés et une communication en ligne autonome.
Points à retenir
- La Journée mondiale de la liberté de la presse est marquée par le lancement de « stiftungen.social ».
- Seize fondations allemande s’unissent pour promouvoir une communication digitale indépendante.
- Le serveur repose sur une technologie open-source européenne.
- Les enjeux de confiance et de responsabilité vis-à-vis des grandes plateformes sociales sont au cœur de cette initiative.
- Mastodon favorise l’échange libre et décentralisé entre ses utilisateurs.
En tant qu’observateur passionné de l’évolution des médias numériques, je trouve fascinant de voir des institutions s’engager pour une communication plus authentique et accessible. Cela soulève de nombreuses questions sur notre rapport aux grandes entreprises technologiques et sur l’avenir des espaces numériques. Sommes-nous prêts à soutenir de telles initiatives pour promouvoir une démocratie véritablement participative ?