AUDIO : Les groupes d’extrême droite recrutent des jeunes via TikTok et autres (2 min)
Mis à jour le 30.11.2025 à 13h13
Des groupes d’extrême droite recrutent des enfants et des jeunes, principalement via Internet et les réseaux sociaux, mettant ainsi en garde les autorités de la sécurité publique de la Basse-Saxe.
Le président du service de protection constitutionnelle de la Basse-Saxe, Dirk Pejril, déclare que “la radicalisation a lieu principalement sur Instagram, TikTok et dans les jeux vidéo”. Ce phénomène est en forte augmentation. Les jeunes attirés par la scène d’extrême droite sont souvent encore des enfants, mais la plupart sont des adolescents et de jeunes adultes âgés de 14 à 20 ans. Leur attrait initial n’est pas tant pour l’idéologie extrémiste, mais davantage pour le sentiment de révolte et de contestation, explique Pejril.
Du contact numérique à l’action physique
Après avoir initié le contact en ligne, les groupes d’extrême droite organisent des activités pour séduire les jeunes. Les événements dotés d’un caractère festif sont particulièrement appréciaés, comme le souligne Pejril. “Pour les jeunes hommes de droite, les activités de combat sont souvent un attrait majeur.” De plus, ces groupes appellent également les jeunes sur les réseaux sociaux à des manifestations contre des événements comme le Christopher Street Day (CSD).
Le droit d’expression en danger
Selon Dirk Pejril, le radicalisme d’extrême droite représente une menace sérieuse pour la démocratie. Il évoque également le rôle de l’AFD dans ce contexte, bien qu’il n’ait pas approfondi ce point. Actuellement, le service de protection constitutionnelle de la Basse-Saxe évalue à environ 2000 le nombre de personnes affiliées à l’extrême droite, y compris des membres du AFD, de la NPD, des “Nouveaux Droits” et des néo-nazis. Pejril note aussi un retour aux anciennes marques d’identité chez ces groupes, qui portent à nouveau des vêtements tels que des vestes bombardiers et des bottes classiques.
Une menace bien réelle
Les groupes d’extrême droite cherchent également activement des partisans, parfois mineurs, en utilisant les réseaux sociaux. Cela pose un défi majeur pour la démocratie, comme le mentionne le rapport annuel 2024 du service de protection constitutionnelle de la Basse-Saxe.
Racisme et violence
Selon des conseils aux victimes en Basse-Saxe, les agressions les plus préoccupantes incluent des actes de racisme et d’antisémitisme. Le problème demeure pressant, avec des incidents notables en hausse.
Armes à feu en possession d’extrémistes
Le Ministère de l’Intérieur rapporte que la majorité de ces cas impliquent des extrémistes de droite, bien que le nombre d’armes en leur possession reste incertain.
Points à retenir
- La radicalisation des jeunes se fait principalement à travers les réseaux sociaux.
- Les groupes d’extrême droite organisent des événements attrayants pour attirer les jeunes.
- Des actes de racisme et d’antisémitisme sont en augmentation.
- Les autorités craignent que les jeunes soient ciblés pour les inciter à des manifestations violentes.
- La menace posée par ces groupes est jugée sérieuse par les experts en sécurité.
Il est crucial de rester conscient de ces dynamiques et de réfléchir à des solutions. La véritable question demeure : comment notre société peut-elle contrer efficacement cette montée de l’extrémisme tout en promouvant un dialogue ouvert et inclusif ? Il est impératif d’interroger le rôle des plateformes numériques et leur responsabilité dans la protection des jeunes. Faisons tous un pas vers une réflexion collective et proactive.
