WASHINGTON – Nathalie Rose Jones, âgée de 50 ans et originaire de Lafayette, Indiana, a été arrêtée dans le District de Columbia le samedi 16 août, et est poursuivie pour avoir proféré une série de menaces sur les réseaux sociaux visant à tuer le président Trump, a annoncé Jeanine Ferris Pirro, procureure des États-Unis.
Jones fait l’objet de poursuites pour avoir menacé de prendre la vie, d’enlever, ou d’infliger des blessures au président des États-Unis, ainsi que pour avoir transmis des communications contenant des menaces à travers les États.
« Menacer la vie du président est l’un des crimes les plus graves, et cela sera poursuivi avec détermination et promptitude. Soyez assurés que la justice prévaudra », a déclaré la procureure Pirro. « Nous sommes profondément reconnaissants envers nos partenaires de l’application de la loi, en particulier les agents spéciaux du Secret Service de New York et Washington, D.C., pour leur engagement indéfectible à protéger nos dirigeants et notre nation. »
« Protéger le président des États-Unis est notre priorité absolue, et chaque menace potentielle est prise très au sérieux », a ajouté Matt McCool, agent spécial en charge du terrain à Washington, D.C. « Les agents de New York et de Washington, D.C., travaillant en étroite collaboration avec les procureurs du bureau du procureur américain pour le district de Columbia, ont agi rapidement pour neutraliser cette menace supposée avant qu’elle ne puisse se développer. Nous sommes très reconnaissants envers les professionnels dévoués qui ont œuvré sans relâche pour faire avancer cette enquête et protéger la direction de notre nation. »
D’après les documents judiciaires, du 2 au 9 août, des agents du Secret Service ont relevé que le compte Instagram “nath.jones” avait publié des commentaires menaçants à l’encontre du président. L’utilisateur avait appelé à la destitution de Trump, qualifiant son administration de dictature, et l’accusant d’avoir causé de pertes humaines excessives en lien avec le coronavirus.
Entre le 6 et le 15 août, sur Facebook, “Nath.Jones” aurait continué à poster des commentaires menaçants. Dans un message adressé au FBI le 6 août, Nath.Jones a écrit qu’« elle serait prête à sacrifier cette POTUS en l’éviscérant et en lui coupant la trachée avec Liz Cheney et tous les Affirmants présents. »
Le 14 août, dans un post destiné au secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, elle a prétendument demandé « d’organiser l’arrestation et la cérémonie de destitution du POTUS Trump en tant que terroriste devant le peuple américain de 10h à 14h à la Maison Blanche le samedi 16 août 2025. »
Le 15 août, le Secret Service a réalisé un entretien volontaire avec Jones, au cours duquel elle a déclaré que le président était un « terroriste » et un « nazi », et qu’elle aurait pris sa vie si elle en avait eu l’occasion. Elle a également mentionné avoir un « objet tranchant » dont elle se servirait pour mener à bien sa « mission de tuer » le président, désirant « venger toutes les vies perdues durant la pandémie de Covid-19 », qu’elle tenait pour responsable de la gestion de Trump concernant les vaccins.
Le 16 août, Jones a participé à une manifestation qui a débuté à Dupont Circle et a contourné le complexe de la Maison Blanche. Après la marche, elle a été de nouveau interrogée par le Secret Service, au cours duquel elle a admis avoir proféré des menaces à l’encontre du président lors de l’entretien précédent. Bien qu’elle ait nié vouloir nuire au président actuellement, les forces de l’ordre l’ont arrêtée. Elle a confirmé être la propriétaire du compte Facebook “Nath Jones” et avoir posté les déclarations menaçantes.
Cette affaire est actuellement à l’étude par le Secret Service et est poursuivie par l’avocat assistant des États-Unis, Josh Satter.
Points à retenir
- Nathalie Rose Jones a été arrêtée pour avoir proféré des menaces envers le président Trump sur les réseaux sociaux.
- Le Secret Service a agi rapidement en réponse à ses déclarations menaçantes, soulignant leur engagement à la sécurité présidentielle.
- Les menaces proférées sur les réseaux sociaux sont prises très au sérieux par les autorités judiciaires.
En conclusion, cette affaire soulève des questions cruciales sur la liberté d’expression à l’ère numérique et les limites de cette liberté face à des menaces perçues. Comment équilibrer les droits individuels avec la sécurité publique, et jusqu’où doivent aller les poursuites pour prévenir un risque potentiel ? Ces interrogations méritent d’être débattues dans notre société actuelle.