Le Comité olympique japonais (JOC) a annoncé sa collaboration avec la firme technologique Meta pour surveiller les réseaux sociaux 24 heures sur 24, dans le but de protéger les athlètes contre les abus en ligne lors des Jeux Olympiques de 2026.
Le JOC a constitué une équipe de six personnes à Milan et de 16 autres à Tokyo pour surveiller les réseaux sociaux, utilisant des outils d’intelligence artificielle pour identifier les contenus malveillants.
Le JOC a déclaré : « Avec la montée en puissance des réseaux sociaux, les commentaires diffamatoires et les messages hostiles à l’égard des athlètes sont devenus un véritable problème de société ». Ce partenariat avec Meta, la maison mère de Facebook et Instagram, ainsi qu’avec l’entreprise japonaise LINE Yahoo, vise à lutter contre ces comportements nuisibles.
« De tels comportements exercent une pression mentale et physique significative sur les athlètes et peuvent affecter leurs performances », peut-on lire dans leur communiqué.
En 2018, la patineuse Kim Boutin avait été victime de menaces et d’insultes en ligne pendant les Jeux de Pyeongchang, après avoir remporté une médaille de bronze au 500 m. Face à cette situation, ses comptes sur les réseaux sociaux, notamment Facebook et Instagram, avaient été fermés.
Déjà 380 suppressions
Le dispositif de surveillance du JOC, lancé en janvier, a déjà identifié environ 2000 publications potentiellement problématiques quelques heures seulement après la cérémonie d’ouverture. Selon les médias japonais, 380 de ces publications ont déjà été signalées pour suppression.
Kao Miura, un patineur artistique de 20 ans, a qualifié les abus en ligne d’« inacceptables, car ils blessent les gens ». Il a révélé avoir reçu de nombreux messages insultants après sa victoire aux Championnats des quatre continents à Pékin.
Le chef de la délégation japonaise aux JO de Milan-Cortina, Hidehito Ito, a appelé le public à « soutenir les athlètes ». Il a souligné que « ces athlètes ont travaillé incroyablement dur pour arriver à ce niveau, et des paroles irréfléchies peuvent avoir une influence très lourde sur leur bien-être mental ».
Points à retenir
- Le JOC surveille les réseaux sociaux pour protéger les athlètes de l’intimidation en ligne.
- Une équipe de 22 personnes a été mise en place, à Milan et Tokyo, pour cette surveillance.
- La combinaison de l’IA et de l’intervention humaine est essentielle pour identifier les abus.
- Les expériences passées, comme celle de Kim Boutin, soulignent l’impact dévastateur des attaques en ligne sur les athlètes.
- Un appel au soutien du public est lancé pour aider les athlètes à se concentrer sur leurs performances.
La question qui se pose est celle de la responsabilité collective face à ces comportements en ligne. En tant que société, nous avons non seulement le devoir de protéger nos athlètes, mais aussi de réfléchir à la manière dont nous utilisons les réseaux sociaux. Ces plateformes peuvent être des espaces incroyablement enrichissants, mais elles peuvent également devenir des terrains propices à des abus. Pourquoi ne pas promouvoir un dialogue constructif autour des performances sportives plutôt que de céder à la facilité de la critique destructrice ? Cela pourrait transformer la culture sportive pour le mieux.