Depuis six éditions, la Sodalitas Social Master Class propose aux acteurs du secteur associatif un programme de formation gratuit abordant divers thèmes liés à la croissance et au développement des organisations. Initiée par la Fondation Sodalitas, cette initiative vise à renforcer les compétences en matière d’entrepreneuriat social et à répondre aux besoins des communautés.
Participation notable
Le programme de la dernière édition, organisé autour de 15 thèmes spécifiques, a exploré des aspects clés tels que le financement, la gestion de projet, la communication, la finance sociale, les ressources humaines et les applications de l’IA, tout en favorisant des réseaux et des partenariats efficaces. Plus de 558 participants et 162 organisations étaient représentés, principalement des ONG de taille moyenne, qui ont répondu à l’invitation de participer aux webinars pour « regarder au-delà », comme l’indique le titre.
Développement et impact
Les retours ont été positifs, avec une évaluation moyenne supérieure à quatre sur cinq. « Ce parcours a donc contribué à diffuser des compétences stratégiques et opérationnelles, soutenant ainsi le développement et l’impact du secteur associatif », précise Alessandro Guido, conseiller à la Fondation Sodalitas et figure majeure de cette initiative, épaulé par un groupe de managers bénévoles.
Quelle est la principale caractéristique de ce parcours ?
Nous pourrions définir cette initiative comme un cycle de rencontres formatives plutôt qu’un parcours académique traditionnel. Comme l’a souligné un participant, il offre des moments où la complexité des thèmes n’est pas simplifiée, mais rendue accessible grâce à des exemples concrets et des applications pratiques. L’approche est horizontale : plutôt que d’approfondir un domaine spécifique, elle propose une vue d’ensemble large et intégrée des sujets utiles pour accompagner le secteur associatif dans le développement de ses compétences liées à l’entrepreneuriat social.
Quel est le rôle des entreprises ?
Il est central : les entreprises, avec leur regard tourné vers l’extérieur, fournissent des outils, des expériences et des modèles qui abordent chaque année des enjeux contemporains, stimulant ainsi la création de réseaux et de partenariats de valeur.
Les entreprises contribuent également à travers le bénévolat de compétence.
Ce soutien devient de plus en plus significatif. Face à des défis complexes comme l’intelligence artificielle et l’innovation, le secteur associatif peut évoluer, expérimenter et s’adapter efficacement grâce aux compétences professionnelles offertes par les entreprises.
Comment se déploie ce type de bénévolat ?
Il se manifeste à deux niveaux complémentaires. D’une part, il implique les grandes entreprises qui l’intègrent dans leurs démarches de responsabilité sociale, en mettant à disposition le temps et les compétences de leurs employés pour soutenir des projets à impact. D’autre part, il offre aux petites entreprises une chance de se connecter avec le secteur associatif, d’être reconnues et de valoriser leur expertise. Dans les deux cas, le bénévolat devient un moyen d’échange et de développement mutuel.
Comment sélectionnez-vous les témoignages d’autres entités du secteur associatif ?
Les témoignages émergent directement du travail sur le terrain. Le focus reste sur le sujet traité : alors que la contribution des entreprises est une façon de l’approfondir, pour les managers bénévoles de la Fondation Sodalitas, moteur de la Social Master Class, il s’agit de l’enrichir avec les témoignages adéquats. Nous identifions des entités capables d’apporter une contribution pertinente, afin de mettre en lumière de bonnes pratiques ainsi que les difficultés rencontrées et les leçons apprises. Ainsi, chaque intervention devient une occasion de partager des expériences réelles.
Quelles connaissances souhaitez-vous promouvoir lors de ces rencontres ?
Nous visons à nous positionner sur une thématique « haute », presque à la pointe, évitant les contenus déjà connus et nous concentrant sur les innovations actuelles dans les outils de gestion et les pratiques. L’objectif est d’intercepter ce qui émerge dans la contemporanéité – par exemple, cette année, les applications de l’intelligence artificielle générative – et de le traduire en clés de lecture utiles pour le secteur associatif avec le soutien des entreprises.
Comment cela se matérialise-t-il ?
Il s’agit d’une rencontre réfléchie entre demande et offre. D’une part, les besoins des entités souhaitent être soutenus dans la gestion des ressources, dans la transition numérique et de manière plus générale dans la compréhension de l’environnement externe. D’autre part, les entreprises apportent des éléments novateurs, tandis que les managers bénévoles partagent leur expérience. Le parcours formatif se construit sur cette interaction.
Il est essentiel, en mettant toujours la personne au centre, d’aborder des thèmes de pointe, qui étaient autrefois de niche mais qui sont désormais devenus des outils centraux et transversaux, capables non seulement d’améliorer l’efficacité, mais de transformer les modes d’opération et de perception de la réalité.
Quel est le rôle des managers bénévoles de la Fondation Sodalitas ?
Travaillant sur des enjeux contemporains et en collaboration avec des entreprises leaders, nous cherchons à donner aux webinars de la Social Master Class une structure reliant les thèmes de formation aux réalités du secteur associatif. Notre mission, grâce à notre expérience en tant qu’anciens dirigeants d’entreprises, est de traduire les nouveautés introduites par les entreprises en contenus utilisables, facilitant ainsi leur mise en œuvre par les entités.
Quelles nouveautés prévoyez-vous pour la prochaine édition ?
Nous avons déjà entamé des discussions pour déterminer les thèmes centraux de l’édition 2026. La prochaine édition visera un approfondissement plus vertical d’au moins deux sujets, avec des sessions en présentiel. Le cycle de webinars sera ainsi enrichi de ces moments de spécialisation. La présentation du programme est prévue, comme d’habitude, en septembre.
Votre travail favorise-t-il l’hybridation entre le secteur lucratif et le non lucratif ?
Je ne suis pas certain que le terme d’hybridation soit le plus approprié ; autrefois, on parlait plutôt de convergence. Actuellement, les méthodologies et les techniques sont pratiquement similaires, la différence réside dans l’objectif. L’activité d’intérêt général et sans but lucratif du secteur associatif représente encore une grande distinction entre les deux mondes. Le langage se rapproche également, mais un effort d’adaptation réciproque est encore nécessaire. Trouver une harmonie qui permette aux entités du secteur associatif de s’approprier les outils « adaptés » est essentiel. C’est dans cet échange que se produit la véritable croissance, pour les deux parties.


Raconter les professions sociales n’est pas qu’un acte de chroniques, mais un acte culturel et politique. C’est mettre en lumière ceux qui œuvrent dans l’ombre, ceux dont la société feint de respecter le travail mais traite avec indifférence. Nous mettons ce sujet en avant.
Points à retenir
- Le programme encourage l’interaction entre le secteur associatif et les entreprises.
- Une attention particulière est portée à l’intégration des nouvelles technologies comme l’IA.
- Les enjeux contemporains sont au cœur des discussions et des formations.
- Le bénévolat de compétence joue un rôle croissant dans le soutien aux projets.
- La réussite repose sur un dialogue ouvert et une adaptabilité entre les deux secteurs.
En réfléchissant sur ces dynamiques, je constate à quel point la collaboration entre le secteur lucratif et non lucratif est cruciale pour relever les défis modernes. Le partage des compétences, des ressources et des visions est non seulement bénéfique, mais nécessaire pour innover et progresser ensemble. Quelle serait la prochaine étape pour nous tous dans cette quête collaborative ?
