sam. Juin 27th, 2026

Monnett : Une Alternative Européenne aux Réseaux Sociaux

Une plateforme de médias sociaux développée à Luxembourg, Monnett, a été lancée en accès anticipé mardi, se positionnant comme une alternative européenne aux solutions technologiques dominantes des États-Unis et de la Chine.

Fondée par Christos Floros, 31 ans, la plateforme se décrit comme « un réseau social fait pour les humains », un espace sans manipulation algorithmique, suivi comportemental ni contenu généré par IA.

« Nous ne construisons pas seulement une application, mais nous essayons de reconstruire la confiance dans les réseaux sociaux », a déclaré Floros dans une interview. « Les réseaux sociaux ne sont pas qu’un divertissement ; ils façonnent la démocratie, la culture et les relations. Si nous laissons quelques entreprises contrôler cela, nous perdons quelque chose d’essentiel. »

L’application, selon son fondateur, propose une chronologie chronologique, des réglages personnalisables et un écran « Algo-control » permettant aux utilisateurs de décider précisément ce qu’ils voient, sans s’en remettre à des systèmes de recommandation opaques.

La société a également explicitement rejeté l’utilisation de systèmes d’IA ou de grands modèles de langage, décrivant son approche comme une initiative en faveur de la « souveraineté numérique » et de la « connexion humaine à humaine ».

Pour l’instant, le projet a levé 655 000 euros en financement pré-amorçage auprès d’investisseurs angels européens, y compris des cadre supérieurs de Microsoft.

Plus de 36 000 personnes se sont déjà inscrites pour un accès anticipé, avec un fort intérêt signalé en Allemagne, France, Belgique, Pays-Bas, Royaume-Uni et en Amérique du Nord.

Aperçu de l’interface utilisateur. © Photo : Monnett

Pour soutenir ses opérations, la société prévoit de s’appuyer sur des niveaux d’abonnement optionnels, avec un système publicitaire attendu en 2027 qui, selon elle, évitera la sur-ciblage et protégera la vie privée.

Floros, qui était candidat aux élections européennes de 2024, a mentionné que ce projet est né de sa frustration face à ce qu’il qualifie de modèle « axé sur la surveillance » des réseaux existants.

« Les réseaux sociaux devraient redevenir humains », a-t-il exprimé. « Les gens devraient voir leurs amis, pas des publicités, pas de manipulation, ni de contenu synthétique. »

« L’Europe doit avoir confiance en sa capacité à créer ses propres espaces », a-t-il ajouté. « Nous avons le talent et les valeurs. Il est temps que nos réseaux sociaux les reflètent. »

Avant son lancement, le réseau social a changé de nom. Annoncé auparavant sous le nom de Monnet, en l’honneur du père fondateur de l’UE Jean Monnet, il est désormais connu sous le nom de Monnett, un jeu de mots sur « Mon Network » (mon réseau), selon un communiqué.

Points à retenir

  • Monnett se positionne comme une alternative éthique aux réseaux sociaux dominants.
  • La plateforme ne collecte pas de données personnelles et évite les systèmes d’IA complexes.
  • Elle propose un modèle économique basé sur des abonnements optionnels plutôt que sur la publicité invasive.
  • Un fort engouement a été observé dans plusieurs pays européens et en Amérique du Nord.
  • Le changement de nom reflète une volonté de se distinguer et d’affirmer son identité européenne.

En tant que passionné des nouvelles technologies et de leur impact sur nos sociétés, je trouve ce projet fascinant. Il montre qu’une autre approche des réseaux sociaux est possible, où l’humain reprend le pas sur les algorithmes et la surveillance. Cela soulève des questions sur le rôle des plateformes numériques dans nos vies de demain. Sommes-nous vraiment prêts à abandonner le confort des solutions américaines pour embrasser un projet plus éthique et respectueux ? C’est un débat qui mérite une réflexion approfondie.


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