ven. Juin 26th, 2026
TikTok m'a fait réaliser que j'élève une "fille à trésors," et je n'ai jamais ressenti une telle connexion !

Je ne suis pas tombée sur le terme « fille à breloques » sur TikTok, mais plutôt en faisant le ménage dans mon salon, sur mon canapé et dans la chambre de mes enfants. Lorsque j’ai découvert des vidéos sociales utilisant cette expression, j’ai immédiatement ressenti un écho. Ce terme à la mode désigne une jeune fille qui accumule des petites choses : accessoires capillaires, gommes, bijoux, objets à manipuler, canards en plastique, pierres précieuses, figurines et autres objets minuscules chargés de sens.

Certains garçons peuvent également être des collectionneurs de breloques, mais en tant que mère de jumeaux, je comprends pourquoi « fille à breloques » est le terme le plus en vogue. Il y a simplement plus de petites collections destinées aux filles. Et si mes propres enfants de 7 ans et leurs camarades en sont un exemple, l’échange de breloques est un véritable succès auprès des jeunes filles.

Je ne vais pas mentir : ces breloques peuvent être source de frustration chez moi. Elles débordent des tiroirs, envahissent la table de nuit de ma fille et sont difficiles à organiser, surtout que la collection est en constante évolution. Accepter (et même aimer) ces breloques peut s’avérer complexe.

Dans une vidéo sur TikTok, un parent demande : « Qui d’autre élève une fille à breloques ? » tout en montrant la collection de sa propre enfant. Un commentaire résonne : « J’ai été tellement débordée par toutes ses petites breloques, que j’ai eu envie de les jeter et de faire du vide. Mais cela m’a fait voir les choses différemment. Quelle chance j’ai de pouvoir lui offrir cela et de vivre cette étape de sa vie. Le désordre ne signifie plus rien ; son bonheur et son enfance sont tout pour moi. Que ma fille s’intéresse aux petites bricoles pour toujours. » Ça fait réfléchir ! La phase des breloques est passagère. Même si je soupire chaque fois que mes enfants rentrent à la maison avec des sacs pleins de petits objets après un anniversaire, j’apprends à faire avec.

Mon mantra ? « Si tu ne peux pas le classer, mets-le dans un contenant. » J’ai donc mis en place quelques systèmes d’organisation dans ma maison, comme étiqueter les bacs de rangement, pour que mes enfants sachent où mettre leurs affaires. Notre cuisine, bien que généralement propre, possède sans aucun doute un tiroir à bazar — et environ 90 % des objets qui s’y trouvent sont des breloques de notre fille. Tant qu’elles ne sont pas visibles, je m’accommode d’une organisation imparfaite.

Plus important encore, j’essaie de considérer ces breloques comme un moyen d’apprendre à mes enfants à assumer la responsabilité de leurs affaires : leur montrer comment mettre en place des systèmes et s’y tenir, et comment prendre soin des choses qu’ils jugent importantes. Pour le reste du monde, ces breloques peuvent sembler être des objets sans valeur, mais pour les enfants fascinés par ces petits trésors, elles sont précieuses.

Points à retenir

  • Le terme « fille à breloques » est devenu populaire pour désigner les jeunes filles collectionneuses.
  • Le phénomène touche surtout les filles, ce qui reflète les produits commercialisés à leur intention.
  • Les breloques peuvent prendre beaucoup de place et nécessitent une certaine organisation.
  • Accepter le désordre peut être une manière de valoriser les passions des enfants.
  • Enseigner aux enfants à organiser leurs affaires contribue à leur apprentissage de la responsabilité.

Envisageons ce phénomène sous un angle plus large : la collection d’objets, si insignifiants soient-ils aux yeux des adultes, constitue souvent une part intégrante de l’enfance. Permettre à nos enfants d’explorer et de valoriser leurs passions, même les plus petites, pourrait bien les aider dans leur développement personnel. Comment abordez-vous ce genre de situations dans votre propre quotidien ?


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By Sandrine Dubois

Sandrine Dubois est une Journaliste indépendante trilingue, elle est née sur île de la Grenade, puis a fait ses études aux Etats-Unis à l' "University of Northern Iowa" , aujourd'hui elle intervient sur différents médias Web pour partager ses compétences dans les thématiques sociétales, business, lifestyle et culture.

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