Le ministère de l’Intérieur a averti que les passeurs “méprisables” qui “exploient des personnes vulnérables” à travers les réseaux sociaux encoure des sanctions sévères.
Un porte-parole a précisé que des groupes criminels “propagent des mensonges sur les réseaux sociaux et placent [les migrant(e)s] dans des conditions épouvantables, leur faisant travailler pour presque rien”.
Le gouvernement collabore avec les entreprises de médias sociaux et les autorités pour supprimer les annonces en ligne promouvant des traversées périlleuses en petites embarcations.
Ces propos interviennent après qu’une enquête du Times a révélé que des passeurs proposaient des “offres groupées” sur TikTok pour faire passer des migrants au Royaume-Uni.
Les annonces, principalement ciblées vers les migrants albanais, promettent que des “personnes spécialisées” viendront accueillir les nouveaux arrivants, leur fournir un logement et leur trouver un emploi.
Il est également sous-entendu qu’ils profitent du chaos des fêtes de Noël dans les aéroports pour infiltrer le Royaume-Uni.
En réponse, le ministère de l’Intérieur a affirmé que le Royaume-Uni avait élaboré des plans robustes pour la période de Noël et du Nouvel An.
Il a également signalé que les arrestations pour travail illégal avaient augmenté de près d’un tiers par rapport à l’année précédente, tandis que les reconduites forcées avaient augmenté d’un quart.
Dans une enquête menée par Sky News l’année dernière, le correspondant en Europe Adam Parsons a exposé les méthodes utilisées par les passeurs, qui commencent souvent par des annonces sur des réseaux sociaux comme TikTok.
Une annonce supprimée plus tôt cette année affirmait en albanais : “Nous emmenons des personnes au Royaume-Uni par bateau à moteur. C’est un accord conclu en 45 minutes. La traversée est garantie à 100 % (sécurisée)”.
Depuis lors, la National Crime Agency a intensifié ses efforts pour perturber les organisations criminelles utilisant les plateformes en ligne pour recruter des migrants souhaitant traverser la Manche sur de petites embarcations.
En juillet, elle avait révélé que des annonces de passeurs offrant une garantie de sécurité à 100 % et un concours pour remporter 500 € figuraient parmi près de 12 000 messages supprimés des réseaux sociaux par l’agence.
Une annonce avec l’image de deux moteurs hors-bord sur un bateau rapide mentionnait en albanais : “Nous prenons des personnes pour le Royaume-Uni par bateau à moteur. C’est un accord conclu en 45 minutes. La traversée est garantie à 100 % (sécurisée). Ne perdez pas cette opportunité. Nous serons bientôt prêts [à partir]. Écrivez en privé.”
Ce vendredi, 305 migrants sont arrivés au Royaume-Uni à bord de cinq petites embarcations qui ont traversé la Manche.
Cela survient après que le nombre d’arrivées par petites embarcations a atteint 150 000 le jour après Noël – sept ans après que le gouvernement a commencé à enregistrer ces données en 2018.
Sky News a sollicité un commentaire de TikTok.
Points à retenir
- Les passeurs utilisent de plus en plus les réseaux sociaux pour diffuser des annonces visant des migrants vulnérables.
- Le gouvernement britannique travaille en étroite collaboration avec les médias sociaux pour supprimer ces contenus illégaux.
- Les statistiques montrent une augmentation des arrestations pour travail illégal et des reconduites forcées au Royaume-Uni.
En perspective, la question de la traite des êtres humains et des méthodes de passage illégales suscite des débats importants sur la nécessité d’une politique migratoire plus efficace. De quelle manière les États peuvent-ils mieux protéger les migrants tout en s’attaquant aux réseaux criminels ? La responsabilité collective et la collaboration internationale semblent être des pistes à envisager pour répondre à cette problématique complexe.

C’est vraiment triste de voir des gens exploiter la vulnérabilité des autres. Les médias sociaux devraient protéger, pas faciliter ces pratiques odieuses.
C’est vraiment choquant de voir comment les réseaux sociaux peuvent devenir des outils pour exploiter des gens en détresse. Il est essentiel de protéger les vulnérables en ligne.
C’est fou comment les réseaux sociaux permettent à des individus sans scrupules de tirer profit des plus vulnérables. On devrait vraiment trouver un moyen d’encadrer ça !