sam. Juin 27th, 2026

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LesNews

Début de l’examen le 18 juin à 8h30 avec le thème

L’attente est terminée pour les quelque 500 000 élèves italiens qui passent le baccalauréat. Le ministère a dévoilé l’arrêté concernant les matières de la deuxième épreuve – latin pour le lycée classique, mathématiques pour le lycée scientifique, langue 1 pour le lycée linguistique – ainsi que celles de l’oral. Cette année, les élèves ne présenteront plus toutes les disciplines de leur dernière année lors du colloque, mais une sélection de quatre matières choisies par le ministère, une réforme voulue par le ministre Giuseppe Valditara, qui cherche à revenir à un modèle plus traditionnel. Rappelons que ce système, avec l’oral portant sur quatre matières, rappelle celui de la génération précédente des candidats. Cette année, les examens débuteront le 18 juin à 8h30 avec la première épreuve : le thème. Le lendemain viendra l’épreuve de spécialité, suivie des oraux la semaine suivante. Examinons maintenant les matières prévues.

Épreuves écrites

Pour les lycées, les matières choisies sont : latin pour le lycée classique; mathématiques pour le lycée scientifique, y compris l’option sciences appliquées et le secteur sportif; langue et culture étrangère 1 pour le lycée linguistique; sciences humaines pour le lycée des sciences humaines (droit et économie politique dans l’option économique-sociale); disciplines spécifiques à chaque filière pour le lycée artistique; théorie, analyse et composition pour le lycée musical; techniques de danse pour le lycée chorégraphique.

Épreuves orales

Les quatre matières retenues pour le colloque ont également été définies : deux sont les mêmes que pour les écrits. Pour le lycée classique, en plus de l’italien et du latin, les élèves devront présenter histoire et mathématiques. Au lycée scientifique, ils présenteront l’italien, les mathématiques, l’histoire et les sciences naturelles. Au lycée linguistique : italien, langue 1, langue 2 et sciences naturelles. Au lycée des sciences humaines, en plus des deux matières des écrits, ils ajouteront une langue étrangère et l’histoire de l’art.

Curriculum de l’élève et activités «particulièrement méritoires»

Les examinateurs, internes et externes, ne pourront interroger les élèves que sur les matières choisies par le ministère. Par exemple, le commissaire externe d’histoire ne pourra poser aucune question sur la philosophie. La prise en compte du «curriculum de l’élève» permet d’évaluer brièvement l’expérience scolaire du candidat, y compris les résultats aux tests Invalsi, mais comporte également des informations sur les activités extrascolaires. Cela permet de quantifier le candidat dans une perspective de «développement intégral de la personne», soulève le ministère, même si tous n’ont pas les mêmes chances de pratiquer des sports ou de suivre des cours de langue l’après-midi. La épreuve orale met en lumière la responsabilité et l’engagement des élèves dans des «actions particulièrement méritoires».

Moins de commissaires

Les autres nouveautés de ce baccalauréat sous l’égide de Valditara comprennent une commission plus légère (et donc moins coûteuse, bien qu’il y ait eu une augmentation des rémunérations) : quatre membres dont deux externes (au lieu de six), plus un président également externe.

Interdiction de boycotter l’oral

Il y a désormais l’obligation stricte de passer toutes les épreuves. Une mesure législative instaurée par le ministre après que certains élèves aient refusé de participer à l’oral l’année dernière pour protester contre un système jugé trop compétitif et injuste, se basant sur leurs crédits accumulés au cours des trois années et leurs notes des deux écrits pour atteindre la moyenne. Désormais, «l’examen n’est valable que si le candidat passe toutes les épreuves prévues» : ceux qui choisissent de se taire volontairement seront recalés, contrairement à ceux qui, paniqués, ne parviennent pas à parler. Depuis l’année dernière, ceux ayant une note de 6 en conduite doivent présenter un travail sur la «citoyenneté active et solidaire», qui sera discuté lors du colloque.

Éducation civique

Une nouvelle importance sera donnée à l’éducation civique et aux activités d’ alternance école-travail, qui, par volonté de Valditara, vont retrouver leur nom d’origine (auparavant, elles étaient appelées «parcours de compétences transversales et d’orientation»).

Maturité de nom

Dernière nouveauté – pour le ministère, une première : revient l’appellation «examen de Maturité», qui avait été formellement retirée par le ministre Luigi Berlinguer en 1997, bien que tous – élèves, parents et enseignants – continuaient de l’utiliser.

Les déclarations du ministre Valditara

«Cette année, nous revenons à l’Examen de Maturité, avec un oral radicalement nouveau – a déclaré le Ministre de l’Éducation et du Mérite Giuseppe Valditara -. Nous avons supprimé la discussion du document, qui obligeait à établir des liens interdisciplinaires forcés, créant une appréhension inutile chez les élèves en raison de son imprévisibilité, et qui ne dimensionnait pas forcément l’évaluation disciplinaire. Nous avons choisi de nous concentrer sur un colloque portant sur quatre disciplines, durant lequel le candidat pourra démontrer non seulement son niveau de connaissances et de compétences, mais aussi son autonomie et sa responsabilité acquises. C’est pourquoi les activités extracurriculaires, sportives ou culturelles sont d’une grande importance. Cela souligne également la nécessité de réitérer l’année scolaire pour ceux se refusant d’être évalués à l’oral. Dans une société qui doit redécouvrir la valeur de la maturité, le nouvel examen oral permet de valoriser la personne dans son ensemble.

Points à retenir

  • L’examen commence le 18 juin avec une première épreuve portant sur un thème.
  • Les élèves choisiront quatre matières pour l’oral, en plus des écrits.
  • Une attention particulière sera portée aux activités extrascolaires.
  • Le nombre de commissaires d’examen a été réduit pour alléger la procédure.
  • Il est désormais obligatoire de passer toutes les épreuves, sans possibilité de boycott.

En somme, ces modifications visent à recentrer l’évaluation sur les compétences réelles des élèves tout en intégrant l’importance de leur parcours global. Les discussions autour de ces réformes soulèvent des questions passionnantes sur l’éducation et l’évaluation. Comment concevoir un système qui valorise autant le savoir que la responsabilité sociale des jeunes ? C’est une reflexion qui mérite d’être approfondie et qui, j’en suis sûr, suscitera de nombreux débats enrichissants.


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