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Manu Prakash, professeur de bio-ingénierie à l'Université de Stanford, lors d'une conférence publique organisée par le NCBS à Bengaluru.

Manu Prakash, professeur de bio-ingénierie à l’Université de Stanford, lors d’une conférence publique organisée par le NCBS à Bengaluru.
| Crédit photo : ALLEN EGENUSE J.

Lors d’une conférence organisée par le Centre national des sciences biologiques (NCBS) et le Murty Trust, Manu Prakash, professeur à l’Université de Stanford, a souligné que la résolution de problèmes scientifiques devrait adopter une approche inclusive, permettant à chacun d’avoir accès aux outils appropriés.

« Je vis à San Francisco, où les rues sont envahies par des voitures autonomes. Pourtant, nous faisons face à d’énormes défis, comme la malaria, qui nécessitent des solutions. Il est malheureux que nous choisissions parfois de travailler sur de mauvais problèmes », a-t-il déclaré, en ajoutant qu’un nombre significatif d’outils, initialement conçus pour d’autres usages, pourraient être réutilisés.

Reconnu pour son rôle dans le mouvement de la « science frugale » et pour des innovations telles que le foldscope, le professeur Prakash a insisté sur l’importance d’un accès étendu à des outils scientifiques appropriés. Étant donné le nombre insuffisant de scientifiques et de médecins dans le monde, il a souligné que le rôle des travailleurs de la santé communautaire est crucial et que leur accès à ces outils est vital.

« Quels types d’outils pouvons-nous fournir à ces individus ? Nous devons les accompagner, mais également leur offrir les bons outils scientifiques. Le foldscope, par exemple, en est un excellent exemple. Nous avons pour principe d’ouvrir presque tout ce que nous faisons », a-t-il ajouté, qualifiant la plateforme développée par son équipe d’« app-store pour diagnostics ».

Le professeur Prakash a également mentionné que des enfants à travers le monde utilisent le foldscope, affirmant que l’ambition mondiale devrait être plus grande.

Un engagement global

« Nous devons envisager tout le monde comme une référence. Il ne suffit pas que la science prospère uniquement à Bengaluru, elle doit s’épanouir dans chaque recoin du pays. En partie, cette responsabilité incombe à nos partenaires politiques, mais aussi à nous, chercheurs », a-t-il conclu.

Notre Opinion Tech

L’approche adoptée par le professeur Prakash met en lumière un aspect souvent négligé de l’innovation scientifique : l’accès équitable aux outils. Dans un monde où la technologie progresse à une vitesse fulgurante, il est impératif de réfléchir à la manière dont ces avancées peuvent être mises à la disposition de tous. L’ouverture et le partage des ressources pourraient transformer non seulement les capacités individuelles, mais également renforcer la résilience communautaire face aux grands défis sanitaires mondiaux.

Bon à savoir : Le foldscope, un microscope en papier à assembler soi-même, est un bel exemple de la démocratisation de la science. Il permet à quiconque, y compris les enfants, d’explorer le monde microscopique à faible coût.


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