Tim Mayer aspire à détrôner Mohammed Ben Sulayem à la tête de la FIA. (Photo : Reproduction)
Les élections à la Fédération Internationale de l’Automobile (FIA) s’annoncent de plus en plus houleuses. Tim Mayer, actuellement le seul candidat d’opposition, a violemment critiqué le président en place, Mohammed Ben Sulayem, dénonçant une « consolidation du pouvoir sans précédent ».
Dans un entretien accordé au podcast The Parc Fermé, Tim Mayer, fils de Teddy Mayer, cofondateur de la prestigieuse écurie McLaren, n’a pas mâché ses mots à l’encontre de la gouvernance actuelle. Fort d’une longue expérience dans diverses disciplines comme l’IMSA et après avoir été commissaire en chef en Formule 1 pendant 15 ans, il dénonce un mode de fonctionnement où les élus semblent totalement déconnectés des clubs et membres qu’ils devraient représenter.
« À mon sens, l’objectif n’est pas de garantir le respect des règles, mais bien de concentrer un pouvoir jamais vu auparavant. Les représentants choisis ne communiquent même plus avec ceux qu’ils représentent. C’est une vraie dégradation des standards de gouvernance », a-t-il déclaré.
« Les statuts de la FIA ont été modifiés à plusieurs reprises, chaque changement menant vers la situation actuelle, où la forme démocratique promise lors de l’élection de Ben Sulayem est tout simplement absente », a-t-il ajouté.
Enfin, Mayer manifeste son souhait d’établir une nouvelle approche dans les relations avec les pilotes, mis à mal cette année par des sanctions notamment liées à des propos jugés inconvenants.
« La relation entre la FIA, les pilotes, les promoteurs et les équipes ne devrait pas ressembler à une lutte d’autorité infantilisante. Ces professionnels ont consacré leur vie au sport et ne méritent pas ce traitement. Il est clair que cela doit changer. »
La Formule 1 fera son retour du 25 au 27 juillet avec le Grand Prix de Belgique sur le célèbre circuit de Spa-Francorchamps.
Points à retenir
- Tim Mayer incarne l’opposition contre un pouvoir à la FIA jugé de plus en plus verrouillé et éloigné des membres qu’il prétend représenter.
- Les changements multiples des statuts ont progressivement sabordé le cadre démocratique initialement mis en avant par Mohammed Ben Sulayem, une évolution qu’on pourrait qualifier de subtilement dictatoriale.
- La gestion actuelle est critiquée pour son côté paternaliste, voire infantilisant, vis-à-vis des pilotes, ces gladiateurs modernes de la vitesse, à qui on préfère ôter les armes plutôt que défendre la liberté d’expression.
- Les tensions internes à la FIA risquent d’impacter le sport, mais pour l’instant, le spectacle continue, notamment avec le Grand Prix de Belgique qui approche à grands pas.
Pour conclure, il semblerait que la Fédération, censée être le garant du sport automobile, soit en train de transformer l’arène en une joute de pouvoir pour initiés. Et si, finalement, la vraie course était celle qui se déroule en coulisses ? Allez, je parie que cette élection ne sera pas un simple tour de chauffe, mais plutôt un Grand Prix d’intrigues. Restez connectés… ça promet du spectacle, même sans moteurs rugissants !