**MELBOURNE, Australie** — La Formule 1 semble avoir retardé sa décision concernant l’annulation de ses courses à Bahreïn et en Arabie Saoudite, prévues en avril. Cette incertitude est liée aux tensions causées par la guerre en Iran.
Ces deux pays ont été touchés par les répercussions des attaques menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran.
Le Grand Prix de Bahreïn est programmé pour le 12 avril, suivi de celui de Jeddah en Arabie Saoudite le 19 avril.
Des médias rapportent qu’une décision pourrait être annoncée lors du Grand Prix d’Australie, qui ouvre la saison ce week-end à Melbourne.
Les responsables de la F1 se sont réunis vendredi à Albert Park. Peter Bayer, le PDG des Racing Bulls, a indiqué qu’aucune décision n’avait encore été prise et qu’il n’y avait pas de délai imposé.
« Ce que nous avons dit, c’est qu’il reste encore un mois. De plus, il est difficile d’en parler car je suis vraiment désolé pour la population et la situation au Moyen-Orient. Mais je dois également préciser que notre attention est très focalisée sur la course ici, qui est ce qui compte réellement en ce moment », a déclaré Bayer.
« Je sais que Stefano (Domenicali, président et CEO de la F1) et la FIA suivent la situation. Je fais confiance à leur jugement pour prendre la meilleure décision pour notre équipe. »

Isack Hadjar, pilote Red Bull, au stand durant la troisième séance d’essais pour le Grand Prix de Formule 1 d’Australie à Albert Park, Melbourne, Australie, le samedi 7 mars 2026. Crédits : AP/Scott Barbour
Bahreïn avait déjà accueilli deux tests de pré-saison avant les attaques lancées sur l’Iran. Un test de pneus en conditions humides a été annulé immédiatement après ces frappes.
La FIA a déjà reporté le lancement de la saison pour le Championnat du monde d’endurance, prévu du 26 au 28 mars au Qatar.
La dernière course de F1 annulée remonte à 2023, lorsque le Grand Prix d’Émilie-Romagne en Italie a été annulé en raison des inondations meurtrières dans la région.
En 2022, la F1 a poursuivi son week-end de course en Arabie Saoudite même après que des rebelles houthis au Yémen ont attaqué un dépôt de pétrole, avec de la fumée noire visible depuis le circuit de Jeddah.

Vue satellite des installations de la cinquième flotte de la marine américaine à Manama, Bahreïn, le samedi 21 février 2026. Crédits : AP/Planet Labs PBC
Cette même année, la F1 a mis fin au contrat du Grand Prix de Russie après l’invasion de l’Ukraine par ce pays.
Points à retenir
- Une décision sur les courses de Bahreïn et d’Arabie Saoudite est attendue plus tard ce mois-ci.
- La situation géopolitique actuelle impacte la planification de la F1.
- La FIA a reporté les événements sportifs liés à la sécurité dans la région.
- Historiquement, la F1 a maintenu certaines courses en situation de crise, mais a annulé d’autres en raison de conditions extrêmement dangereuses.
En cette période de tensions mondiales, il est fascinant de constater comment des événements comme la Formule 1 peuvent être affectés par des crises géopolitiques. La passion pour le sport automobile se heurte à des réalités qui dépassent largement la piste. Pour ma part, je me interroge sur l’équilibre à trouver entre le spectacle et la responsabilité. Que devrait faire la F1 face à des situations aussi délicates ? Une discussion passionnante s’ouvre ici, et je suis curieux de connaître vos réflexions sur la manière dont le sport peut naviguer dans ces eaux tumultueuses.