Alpine en crise : départ surprise du chef mécanicien Francis Stokes

La saison 2025 de Formule 1 tourne au cauchemar pour l’écurie Alpine. Malgré le soutien de Flavio Briatore, conseiller principal de renom, l’équipe reste dernier du classement des constructeurs après treize Grands Prix. Avec seulement 20 points au compteur, glanés notamment par Pierre Gasly lors de sa dixième place à Spa, le clan français patine lentement mais sûrement.
Dernier coup dur en date : le départ inattendu de Francis Stokes, chef mécanicien clé de la structure basée à Enstone. C’est lui-même qui a annoncé son départ sur Instagram, exprimant sa gratitude pour ces trois années mémorables, tout en ménageant le suspense sur son avenir et celui de l’équipe.
« Après trois années formidables chez Alpine, il est temps de partir. Je garderai toujours en mémoire nos souvenirs, du podium à Monaco aux célébrations au Brésil et aux Pays-Bas. Cette expérience restera gravée en moi. Merci à tous pour les rires et le soutien ! », a-t-il posté, accompagné de clichés montrant sa complicité avec le jeune Franco Colapinto, notamment lors de moments authentiques à la sauce argentine.
Ce départ frappe fort dans les rangs d’Alpine. Francis Stokes n’était pas qu’un chef mécanicien, il était aussi un lien personnel fort avec Colapinto, partageant ses racines argentines à travers plaisanteries et traditions locales. Dans un autre post, il plaisantait : « Si on faisait équipe avec Quilmes, on serait les meilleurs du monde », en dégustant une bière locale et des biscuits typiques au son de « Don’t Cry for Me Argentina ».
Interrogations et rumeurs se multiplient depuis son annonce. Le nom de Cadillac est souvent évoqué comme prochaine destination du mécanicien, sans confirmation officielle pour l’instant. Francis lui-même a laissé quelques indices récemment sur ses réseaux sociaux, alimentant les spéculations sur un transfert potentiel chez l’écurie n°11 à partir de la saison prochaine.

Un timing difficile, car Alpine peine à retrouver son dynamisme. Son pilote argentin, Franco Colapinto, a notamment souffert à Spa, finissant 19e après une stratégie à deux arrêts et des pneus intermédiaires que les mécaniciens ont mis un peu trop longtemps à monter. Le jeune pilote a été franc : « On a perdu du temps avec les intermédiaires, et ces arrêts n’ont pas aidé. J’ai même perdu deux ou trois places que je n’ai jamais pu récupérer ».
De son côté, Pierre Gasly a réussi à grappiller un point, sauvant l’honneur avec une dixième place, mais la compétitivité de l’Alpine A525 reste clairement insuffisante, freinée notamment par un manque de rythme en virage et une dégradation prononcée des pneus.

Le futur s’annonce tout aussi bouleversé pour Alpine, qui s’apprête à quitter l’univers moteur Renault. Dès 2026, la structure adoptera des motorisations ainsi que des boîtes de vitesses fournies par Mercedes, une transition qui nécessitera sans doute une profonde refonte technique.
La mission de réorganisation incombe désormais à Flavio Briatore, mentor de Colapinto et homme clé dans la prise de décision pour le successeur de Stokes. Le nom de ce dernier n’a pas encore été officialisé, mais l’urgence est palpable : Alpine doit retrouver des résultats afin d’échapper à la dernière place du championnat et préparer sereinement le grand saut de 2026, sous un nouveau règlement qui promet de rebattre les cartes du plateau.

Points à retenir
- Alpine occupe la dernière place du championnat des constructeurs avec seulement 20 points au terme des 13 premières manches.
- Francis Stokes, pilier technique et figure appréciée au sein de l’écurie, a brusquement annoncé son départ, alimentant rumeurs et spéculations.
- Sa complicité avec Franco Colapinto ne cesse d’émouvoir les fans, entre tradition argentine et gestes simples du paddock.
- Les performances d’Alpine peinent à décoller : problème de rythme, mauvais choix stratégiques et usure prématurée des pneus font partie des maux actuels.
- Le changement de motoriste prévu en 2026 vers Mercedes représente un défi majeur qui nécessitera une profonde restructuration.
- Flavio Briatore, poids lourd du paddock et conseiller historique, devra trouver la perle rare pour reprendre la direction mécanique et relancer la machine.
Bref, Alpine nage en eaux troubles, et avec les prochaines évolutions règlementaires, on se demande si le navire ne va pas carrément chavirer. Quant à moi, voyant cette valse des chaises musicales, je me dis qu’au paddock comme au théâtre, il ne manque plus qu’un bon scénariste pour relancer la saison… Ou un magicien. À moins que la magie ne soit réservée aux bières Quilmes et autres souvenirs argentins ?