Alpine traverse une phase de transition en cette fin de saison, avec une attention résolument tournée vers l’année 2026 et les changements majeurs de réglementation qui l’accompagneront. Flavio Briatore, conseiller principal, se montre optimiste quant à l’avenir de l’écurie en Formule 1, tout en exprimant ses préoccupations face à la situation délicate actuelle.
Dans des propos rapportés par le média spécialisé Formule1.NL, Briatore décrit une « année compliquée » pour Alpine, insistant sur la nécessité de progresser pour « obtenir de meilleurs résultats » et « faire leurs preuves dès la saison prochaine ».
L’Italien débute son analyse en soulignant que le soutien institutionnel de Renault demeure solide, malgré le faible classement de l’équipe, actuellement lanterne rouge du championnat. « Le nouveau CEO, François Provost, est très enthousiaste à propos d’Alpine. Renault souhaite poursuivre en F1. Je le connais bien et, en réalité, peu de choses vont changer pour nous. Notre président, Jean-Dominique Senard, est également un fervent défenseur de la Formule 1 », affirme-t-il.

Une remise en question tournée vers l’avenir
Sans masquer son inquiétude face aux performances inconstantes de l’équipe et aux nombreux changements à la tête du team, Briatore précise que le regard est déjà tourné vers 2026. « Nous investissons beaucoup dans la voiture de 2026, mais interpréter le règlement reste un défi », confie-t-il.
Il reconnaît qu’un retard dans l’introduction d’évolutions techniques en début de saison a pesé lourd : « Peut-être avons-nous commis une erreur ne pas avoir mis à jour la voiture plus tôt, et nous en payons le prix aujourd’hui. En parallèle, dix à quinze voitures se tiennent dans un mouchoir de poche, à trois dixièmes. Nous savons que nous sommes nettement distancés au niveau moteur et puissance, mais nous souhaitons tourner la page rapidement. Espérons que 2026 soit une meilleure année. »
L’adoption du moteur Mercedes, nouvellement choisie, constitue l’un des piliers de cette stratégie pour sortir de la zone rouge du championnat l’an prochain. Pendant ce temps, Pierre Gasly est d’ores et déjà confirmé au moins jusqu’à fin 2028, tandis que Franco Colapinto attend une annonce officielle quant à son avenir au sein de l’équipe.
Le pari Mercedes pour 2026
Les spécialistes voient Mercedes comme le favori pour dominer la section moteur dans le futur règlement de Formule 1 entrant en vigueur en 2026. Pourtant, cette année, l’écurie allemande ne s’est même pas imposée comme la plus rapide parmi les motoristes qu’elle équipe. Toto Wolff, directeur de l’équipe, a d’ailleurs mis en garde contre une possible « concurrence interne » à venir.

L’Autrichien rappelle qu’un moteur plus performant ne garantit pas automatiquement un titre, citant l’exemple de McLaren, leader de la saison en cours. « Il ne faut pas sous-estimer non plus Alpine ou Williams, qui bénéficient de beaucoup de temps en soufflerie », ajoute-t-il.
« Lorsqu’une équipe est aussi à la traîne dans le championnat, comme Alpine aujourd’hui, elle reçoit autour de 30 % de temps supplémentaire en soufflerie. Cet avantage s’accumule au fil des années, donc il faut rester vigilant. » Selon lui, pour remettre Mercedes sur le toit, il faudra d’abord battre ses propres motorisés clients.
Points à retenir
- Alpine vit une saison difficile mais prépare déjà son avenir avec un investissement majeur pour 2026.
- Le soutien de Renault au projet reste fort, malgré les résultats actuels peu satisfaisants.
- La décision d’adopter un moteur Mercedes s’inscrit dans une stratégie chère à l’espoir de progression.
- Les débats autour des temps en soufflerie témoignent des subtilités réglementaires influençant la compétitivité.
- La confirmation progressive des pilotes Pierre Gasly et peut-être Franco Colapinto offre une stabilité sportive.
- Mercedes doit gérer une compétition interne délicate, tout en faisant face à des adversaires performants comme McLaren.
Au final, Alpine semble incarner ces équipes qui, malgré leurs exhaustifs efforts et moyens, bataillent toujours à l’arrière du peloton. Cela interroge sur la complexité de la Formule 1 où la technique, la stratégie institutionnelle et la régulation définissent un équilibre instable entre ambitions et réalité. Car, entre nous, qui aurait cru qu’être le moteur préféré de plusieurs équipes pourrait aussi ressembler à un défi de famille compliquée ? Au moins, ça nous promet de beaux épisodes pour les saisons à venir, avec leur lot de rebondissements et de bons vieux coups d’éclat. Affaire à suivre… avec un brin de pop-corn. 🍿