À 37 ans et après son 239e Grand Prix en Formule 1, Nico Hülkenberg a enfin atteint un cap majeur : sa première place sur un podium, décrochant la troisième position lors du Grand Prix de Grande-Bretagne à Silverstone. Un exploit qui ne surprend pas son ancien coéquipier Carlos Sainz.
La patience a fini par payer pour l’Allemand Nico Hülkenberg. Ce dernier, longtemps considéré comme l’un des meilleurs pilotes sans podium, a enfin franchi cette étape symbolique dans l’histoire du prestigieux Grand Prix de Silverstone. Dans le paddock, personne ne s’est étonné de ce succès tant attendu.
Arrivé en Formule 1 en 2010, après avoir raflé plusieurs titres dans les catégories juniors — champion en Formule BMW en 2005, champion A1GP en 2007, vainqueur de la Formule 3 Euro Series en 2008, et sacré en GP2 (aujourd’hui Formule 2) en 2009 — Hülkenberg n’avait pourtant jamais réussi à concrétiser en F1. Souvent contrarié par des aléas techniques, des erreurs de ses adversaires, ou parfois ses propres fautes, il avait peiné à franchir ce cap.
Cette fois, à Silverstone, dans une course chaotique où l’expérience et la sérénité ont fait la différence, la chance a enfin tourné en sa faveur.
Carlos Sainz, aujourd’hui au volant d’une Williams mais ancien coéquipier de Hülkenberg chez Renault entre 2017 et 2019, suit de près la carrière du pilote allemand. Il ne s’étonne pas du tout de ce résultat : « Pendant des années, certains parlaient d’une sorte de malédiction empêchant Nico de monter sur un podium. Pour moi, cette absence de podium n’a jamais été importante : depuis longtemps, je considère Nico comme l’un des cinq meilleurs pilotes du plateau », explique le Madrilène.
Pour Sainz, le talent de Hülkenberg est indéniable : « Son habileté à gérer une course et sa constance sont remarquables, comme ceux qui suivent ses performances en détail peuvent le constater. Je suis très heureux pour lui. »
Résultats du Grand Prix de Grande-Bretagne, Silverstone
1. Lando Norris (GB), McLaren, 1:37:15.735
2. Oscar Piastri (AUS), McLaren, +6,812 s
3. Nico Hülkenberg (D), Sauber, +34,742 s
4. Lewis Hamilton (GB), Ferrari, +39,812 s
5. Max Verstappen (NL), Red Bull Racing, +56,781 s
6. Pierre Gasly (F), Alpine, +59,857 s
7. Lance Stroll (CDN), Aston Martin, +1:00,603 min
8. Alex Albon (T), Williams, +1:04,135 min
9. Fernando Alonso (E), Aston Martin, +1:05,858 min
10. George Russell (GB), Mercedes, +1:10,674 min
Classement provisoire du championnat (après 12 des 24 Grands Prix)
Pilotes :
1. Oscar Piastri – 234 points
2. Lando Norris – 226
3. Max Verstappen – 165
4. George Russell – 147
5. Charles Leclerc – 119
9. Nico Hülkenberg – 37
12. Carlos Sainz – 13
Constructeurs :
1. McLaren – 460 points
2. Ferrari – 222
3. Mercedes – 210
6. Sauber – 41
7. Williams – 59
Points à retenir
- Enfin un podium pour Nico Hülkenberg après plus de 230 courses, preuve que la persévérance paie un jour (et oui, parfois il faut du temps… beaucoup de temps).
- Hülkenberg a un palmarès impressionnant en catégories juniors, mais la Formule 1 n’est pas une promenade de santé, même pour les plus talentueux.
- La course de Silverstone a été chaotique : un bon pilote calme et expérimenté, comme Nico, sait en tirer profit.
- Carlos Sainz, un collègue respecté, souligne que le manque de podium n’a jamais réduit l’excellence du pilote allemand.
- McLaren continue de dominer le championnat des pilotes et des constructeurs, mais la lutte reste serrée.
À force d’attendre, Nico a démontré que la ténacité est aussi une forme de talent. Peut-être que, dans notre monde où le succès instantané est roi, il faudrait parfois se rappeler que les meilleures histoires se construisent lentement. Alors, gardons un œil attentif pour voir si la chance sourira encore plus souvent à ceux qui persistent, ou si le destin aime simplement feuilleter son agenda avec lenteur et un brin d’humour. En attendant, bravo à Nico, qui nous prouve que le podium n’est qu’une question de timing… et, accessoirement, de courses sans embrouilles techniques ni adversaires trop agressifs !