mar. Juin 23rd, 2026

Il y a neuf ans exactement, un célèbre accrochage a marqué le départ du Grand Prix d’Espagne entre les deux éternels rivaux “argents” de Mercedes, Nico Rosberg et Lewis Hamilton. Alors que cette course de mai 2016 reste dans toutes les mémoires, le Grand Prix de cette année a ravivé ces souvenirs, notamment avec Oscar Piastri et Lando Norris occupant la première ligne, rappelant la configuration des coéquipiers rivaux en lutte pour le titre à l’époque.

Lewis Hamilton effectue une tête-à-queue sur l'herbe et entraîne Nico Rosberg dans sa chute

Lewis Hamilton effectue une tête-à-queue sur l’herbe et entraîne Nico Rosberg dans sa chute

L’ancien champion et actuel consultant TV, Nico Rosberg, se souvient parfaitement de cette collision et des remontrances sévères adressées aux deux pilotes par la direction Mercedes. À ce moment-là, Rosberg surfait sur une vague de succès, fort de sept victoires consécutives et d’une confortable avance au championnat. Pourtant, en qualifications, Hamilton avait pris l’avantage, tandis que Rosberg réalisait un meilleur départ :

« J’ai pris la tête à l’extérieur face à Lewis, mais j’avais choisi un mauvais réglage moteur, ce qui m’a ralenti jusqu’au virage 4 », explique Rosberg sur Sky. « Lewis a alors essayé à l’intérieur, j’ai bloqué très tard et de manière assez agressive », reconnaît-il.

Une analyse incompréhensible pour Rosberg

Mais la situation devient encore plus étonnante pour Rosberg : « Il est allé sur l’herbe et, en regardant les données, nous avons constaté qu’il n’a jamais levé le pied. Il est resté à fond sur le gaz dans l’herbe, ce qui est incroyable », relate-t-il avant d’ajouter : « La collision qui a suivi est vraiment le pire scénario possible, et en plus cela aurait pu être dangereux. »

Nico Rosberg seul après le crash à Barcelone, anéanti

Nico Rosberg, seul après le crash à Barcelone, incrédule

Malgré cet épisode tendu, la relation entre les deux pilotes n’a guère souffert, confie Rosberg avec une pointe d’humour noir : « Notre relation était déjà mauvaise, alors ça n’a pas vraiment changé ». En revanche, au sein de l’équipe, la situation s’est considérablement tendue : « C’était très intense et compliqué à gérer en interne », avoue-t-il.

Il souligne aussi la difficulté de communiquer entre eux : « Lewis et moi ne parlions plus, c’était compliqué avec toute la politique interne, les alliances, et la question de la culpabilité… Tout cela était très dur à vivre. »

Lauda, arbitre sévère : Hamilton dans le collimateur

Du côté des dirigeants, la responsabilité a été vite attribuée. Niki Lauda, alors président du conseil de surveillance Mercedes en F1, a clairement pris parti : « Lewis a été trop agressif en voulant dépasser – pourquoi Nico aurait-il dû lui laisser la place ? Il était en tête. C’était une mauvaise prise de décision de Lewis, je lui attribue plus de culpabilité que Nico. Mais pour Mercedes, cet incident était inacceptable. »

Cette mésaventure n’a pas concerné le Grand Prix de 2025, puisque McLaren a évité ce genre de débordement : Oscar Piastri qui a conservé son avance au départ tandis que Lando Norris a cédé face à Max Verstappen derrière. Ce dernier garde probablement un bon souvenir de ce Grand Prix d’Espagne 2016, où, à 18 ans, il avait remporté son tout premier Grand Prix, profitant des retombées du fameux accrochage Mercedes.

Points à retenir

  • Les rivalités internes en F1 ne datent pas d’hier ; le clash Rosberg-Hamilton a marqué une décennie de tensions glamour.
  • La stratégie, les réglages et le tempérament des pilotes peuvent transformer un départ en un casse-tête explosif.
  • La posture « jamais lâcher l’accélérateur » de Hamilton cette fois-là dépasse l’entendement… ou alors c’est du génie piloté à la limite de la folie.
  • Les relations dans un team F1 sont souvent une danse sur un fil entre coopération et compétition frontale.
  • La sanction morale de Lauda est restée un modèle de diplomatie brutale, probablement digne des meilleurs stades de foot (avec le sourire en moins).
  • Dernier point : Verstappen qui gagne à 18 ans, c’est un peu comme si la F1 décorait son futur roi avant même que le trône ne soit libre.

Au fond, ce genre d’incidents nous rappelle que la Formule 1 n’est pas seulement une course de voitures : c’est aussi un soap politique à plein régime. Et en parlant de “storylines”, je me demande souvent si Hamilton et Rosberg n’ont pas eux-mêmes un abonnement Netflix pour revendre leurs péripéties… Allez, on attend la saison prochaine en espérant que les accrochages restent sur le bitume et pas dans les têtes des pilotes !


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