mar. Juin 23rd, 2026

Scènes incroyables lors du Grand Prix du Canada 2019 : une sortie de piste a coûté la première place à Sebastian Vettel, le pilote vedette de Ferrari. Encore aujourd’hui, Vettel affirme : « On nous a volé la victoire. »

Quand il s’agit des exploits impressionnants de Sebastian Vettel en Formule 1, le quadruple champion du monde n’hésite pas à corriger les chiffres officiels. Concernant ses « 53 victoires en GP », il sourit parfois : « Pardon, pour moi, c’en est 54. »

Les faits parlent souvent plus que les mots. Après le Grand Prix du Canada, Vettel traverse le parc fermé, direction la balance comme l’exige la réglementation. En passant devant les monoplaces de Hamilton et Leclerc, il s’arrête un instant, puis, sans hésiter, déplace le panneau « 1 » posé devant la Mercedes de Hamilton pour le déposer à l’endroit où aurait dû se trouver son Ferrari.

Un tonnerre d’applaudissements s’élève des tribunes principales !

Que s’est-il passé lors du 48e tour de cette course emblématique ? Sebastian Vettel sort de la piste, glisse sur l’herbe, lutte pour garder le contrôle de sa Ferrari, puis revient sur la piste, manquant de peu de percuter Hamilton. Ce dernier ne tarde pas à lancer sur la radio : « C’était dangereux ! Il ne peut pas rendre la piste comme ça ! »

Les commissaires de course – des personnalités expérimentées venant de plusieurs pays – sanctionnent Vettel d’une pénalité de cinq secondes.

Le verdict est sans appel : Hamilton termine la course derrière Vettel, mais remporte la victoire. Certains supporters de Ferrari quittent la piste, tandis que d’autres expriment leur mécontentement par des sifflets et des huées.

Au micro, Vettel avait exprimé son désaccord : « Non, non, non… Ce n’est pas juste. Sérieusement, il faut être aveugle pour ne pas voir. J’étais sur l’herbe, je revenais sur la piste, mes pneus étaient couverts d’herbe, j’ai eu de la chance de ne pas heurter le mur. Ce monde tourne à l’envers ! Cette pénalité est injuste. Où aurais-je dû aller ? On nous a volé la victoire ! »

Sur le podium, premier à s’exprimer, Vettel lâche : « J’ai dit ce que j’avais à dire, maintenant, que chacun décide. »

Mais le public de Montréal ne se montre pas tendre lors de la prise de parole de Lewis Hamilton, hué et sifflé par une partie des spectateurs.

Vettel intervient immédiatement : « Attendez, non, les gens ne doivent pas siffler Lewis. Il m’a toujours montré beaucoup de respect. Si quelqu’un mérite les huées, ce sont les commissaires de course. »

« Nous aurions mérité la victoire aujourd’hui. D’une certaine manière, je me sens comme le vainqueur au Canada. Je suis passé premier sur la ligne d’arrivée pour de bonnes raisons. Je nous vois comme les gagnants. Peu de gens diraient le contraire, mais il y en a quand même quelques-uns. »

Comment Vettel explique-t-il sa sortie dans l’herbe ? « C’était une petite erreur. J’ai eu du mal toute la course avec l’arrière de la voiture. Lewis faisait beaucoup de pression derrière, je n’avais guère de marge de manœuvre. J’ai perdu le contrôle, j’ai dû corriger en allant tout droit. Si cela avait été une autre courbe… Je suis passé par l’herbe, heureusement que j’ai évité le mur. »

« Je ne comprends pas cette pénalité. Il faut bien admettre que l’herbe n’offre pas la même adhérence que le bitume. »

« Ce qui me dérange – je n’ai blessé personne. Je n’ai pas non plus de problème avec Lewis, ce n’est pas lui qui décide. Quand j’ai retrouvé le contrôle, il était juste derrière moi. Je ne sais pas à quel point il était proche. À ce moment précis, je ne pouvais pas être attentif à ce qu’il faisait. »

« C’est étrange de passer la ligne d’arrivée en premier sans gagner. D’une certaine façon, je me considère comme le gagnant moral. »

Ferrari a fait appel de cette décision auprès de la FIA, mais la réclamation a été rejetée, le résultat du Canada est resté inchangé.

Après cet épisode, Sebastian Vettel n’a remporté qu’un seul autre Grand Prix, à Singapour en 2019.

Points à retenir

  • La Formule 1 aime ses drames : une sortie de piste peut décider d’un champion.
  • La musique des huées contre Hamilton à Montréal montre que le public ne digère pas facilement certaines décisions des officiels.
  • Vettel, toujours joueur, revendique une victoire qu’il considère « morale », preuve que les chiffres officiels ne racontent jamais toute l’histoire.
  • La pression permanente en Formule 1 peut pousser même les meilleurs pilotes à commettre des erreurs.
  • Ferrari, en bon acteur historique du sport, n’a rien lâché, même si la FIA a tranché.
  • Ce Grand Prix reste un exemple parfait des aléas et des controverses qui rendent la Formule 1 si passionnante.

Au final, on pourrait se demander : qui décide réellement de la victoire en Formule 1 ? Est-ce le pilote, la voiture, les commissaires… ou simplement la « chance » du jour ? Chez LesNews, on aime bien penser que même si la victoire officielle échappe parfois, l’histoire garde toujours ses souvenirs, un peu comme une bonne vieille série télé où l’on rejoue le match dans tous les sens, en sirotant un café. Allez, avouez-le, ce Grand Prix du Canada 2019, c’est un vrai feuilleton digne des meilleurs scénarios !


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