Une nouvelle petite drone ukrainienne, conçue pour intercepter d’autres systèmes aériens, a récemment atteint une vitesse de 400 km/h, a déclaré le ministre ukrainien de la Transformation numérique, Mykhailo Fedorov.
Selon ses dires, cette vitesse est possible grâce à un moteur de l’entreprise Motor-G, membre de la plateforme ukrainienne Brave1, dédiée à l’innovation en matière de défense. En effet, cette performance dépasse le record de vitesse de la Formule 1, établi par Valtteri Bottas en 2016 à 372 km/h.
Moins de 6000 dollars pour un drone
Cette vitesse remarquable permet aux drones de rivaliser avec certains des plus rapides trains à grande vitesse, comme le Shanghai Maglev qui atteint 450 km/h lors d’essais, bien qu’il soit commercialisé à environ 300 km/h.
Étonnamment, ce drone atteint sa vitesse grâce à des hélices et non à des réacteurs à jet comme d’autres véhicules de vitesse. Conçus pour détruire d’autres drones de manière économique, le coût d’un drone ukrainien s’élève généralement à moins de 6000 dollars, soit environ 5100 euros.
Ceci illustre à quel point le conflit a transformé rapidement l’industrie locale de l’armement, permettant à des drones hobbyistes de devenir des appareils de vol rapides et abordables sur le champ de bataille. Il y a quatre mois, une autre version de drone ukrainien a captivé l’attention en atteignant une vitesse de 313 km/h.
La Ukraine envisage désormais d’exporter cette technologie, affirmant que ses missiles, drones et systèmes de défense aérienne ont déjà prouvé leur efficacité contre les forces russes.
Un vidéo publiée par Fedorov montre que la production de moteurs de drones en Ukraine « semblait impossible il y a seulement deux ans », alors que Motor-G produit actuellement environ 100 000 moteurs par mois. « De plus en plus de drones équipés de moteurs fabriqués en Ukraine sont aujourd’hui dans les airs », a ajouté le ministre.
La montée en puissance des drones d’interception
Kiev met l’accent sur l’accélération de ses drones d’interception pour contrer les versions iraniennes des drones Shahed, utilisés par la Russie pour des attaques à longue distance. Les modèles les plus couramment utilisés volent entre 185 et 290 km/h, souvent déployés en masse pour submerger les défenses aériennes ukrainiennes, rendant urgent le développement de moyens économiques pour les neutraliser.
Cependant, des rapports indiquent que Moscou teste déjà de nouveaux Shahed équipés de jets, pouvant atteindre environ 370 km/h.
Le développement des nouvelles versions de drones Shahed a suscité des craintes en Ukraine quant à leur vitesse, mais les dernières informations indiquent que les fabricants ukrainiens sont parvenus à combler cet écart.
On a également enregistré fin novembre la présence d’un Shahed à réaction suivi par un drone ukrainien, illustrant cette dynamique de course technologique.
Points à retenir
- La vitesse de 400 km/h des nouveaux drones ukrainiens qui dépasse le record de la Formule 1.
- Une production rapide de 100 000 moteurs de drones par mois en Ukraine.
- Le coût de production restant inférieur à 6000 dollars par unité.
- Le besoin croissant d’intercepter les drones russes plus rapides.
- Une stratégie d’exportation prévue pour la technologie militaire ukrainienne.
Dans un marché en constante évolution, la vitesse d’innovation des technologies militaires est fascinante. La rapidité avec laquelle l’Ukraine adapte ses capacités de défense face à des menaces évolutives nous pousse à réfléchir sur la nature dynamique et souvent imprévisible des conflits modernes. À titre personnel, je ne peux que m’interroger sur la façon dont cette course technologique pourrait redéfinir les stratégies militaires des prochaines années.