mar. Juin 23rd, 2026

Lors de la dernière session de l’Assemblée de Madrid, le député de Más Madrid, Pablo Padilla, a emprunté la célèbre chanson entraînante du Monorail des Simpson pour fustiger le projet du circuit de Formule 1 prévu à Ifema. Pour lui, la situation madrilène rappelle étrangement Springfield : « Le résultat fut une ville divisée en deux, un monorail construit avec des matériaux défectueux et un gouffre dans les comptes. »

Padilla a débuté son intervention en rappelant qu’en janvier 1993, Lyle Lanley débarquait à Springfield « avec une valise pleine de promesses mensongères et un projet que personne n’avait sollicité ». « En revanche, il disposait d’une campagne marketing parfaite, d’une maquette impressionnante et, bien sûr, de la chanson la plus accrocheuse du siècle. Vous la connaissez sûrement : Monorail, monorail… Le bilan : une ville fracturée, un monorail mal construit et des comptes dans le rouge », a-t-il dénoncé.

https://youtube.com/watch?v=SWaSuFmoGKU%22+title%3D%22Monorail+Simpsons+song

« Cela fait un peu écho à ce qu’ils ont fait avec la Formule 1. Ils ont promis des milliers d’emplois, ont imposé un projet que personne ne réclamait. Madrid n’a pas besoin de Formule 1, mais d’un logement abordable. Mais, pour masquer tout ça, ils ont organisé un grand spectacle et montré une maquette », a-t-il poursuivi.

Il y a quelques jours, le Tribunal supérieur de justice de Madrid (TSJM) a rejeté les mesures provisoires demandées par Más Madrid pour bloquer le plan spécial autorisant la construction du circuit, mesures qui incluaient l’arrêt immédiat des travaux à Ifema. La justice continue d’examiner la légalité du projet, même si elle n’a pas suspendu les travaux pour l’instant. D’autre part, un recours déposé par la Plataforma Ecologista Madrileña est toujours en cours.

Parallèlement, une autre plateforme a vu le jour pour s’opposer à ce Grand Prix, qui doit se tenir à Madrid pour au moins dix ans : STOP F-1 Madrid. De nombreuses associations, essentiellement issues du milieu associatif et des voisinages, affirment leur volonté d’engager « toutes les actions possibles pour arrêter ce projet désordonné et spéculatif ».

Points à retenir

  • La référence au monorail des Simpson illustre parfaitement les craintes d’un projet imposé sans réelle demande citoyenne.
  • Plus qu’un circuit de Formule 1, les habitants attendraient des solutions pour le logement, point crucial dans une ville comme Madrid.
  • Malgré les contestations politiques et sociales, la justice semble jouer la carte du statu quo, refusant pour l’instant de suspendre les travaux.
  • Le lancement de STOP F-1 Madrid montre que la mobilisation est bien plus qu’une simple opposition isolée : elle fédère plusieurs collectifs locaux.
  • L’argument du spectacle avec maquette et campagne marketing ne trompe personne, même si cela permet de faire oublier le fond du problème.

Au final, ce dossier illustre bien comment les grands projets urbains passent souvent plus par la démonstration médiatique que par une réelle écoute des besoins du terrain. Et s’il fallait attendre que les chansons des Simpson deviennent nos hymnes politiques pour que ça bouge ? Qui sait, peut-être que la prochaine promesse électorale sera un épisode spécial Formule 1… Jusqu’à là, on pourra toujours se consoler en chantant : “Monorail, monorail” à chaque embouteillage sur le périphérique.


Partager : X Facebook WhatsApp LinkedIn Reddit

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *