
Source : @elfmarcvdsracingteam
Jake Dixon partage son expérience après sa dernière course en Mondial
Jake Dixon a récemment bouclé sa dernière course au sein du championnat mondial à Valence, marquant la fin d’une période riche en émotions, jalonnée de podiums et de victoires. L’athlète britannique, reconnu pour sa franchise et son style de compétition à la fois combatif et transparent, a souhaité se confier sur ce dernier week-end et son passage vers un nouveau paddock. Ses réflexions ont été relayées par notre collègue Alba Casares.
Dixon aborde les défis rencontrés tout au long du week-end. « C’était vraiment compliqué de dépasser. Partant de la 17ème position, je savais que la tâche serait ardue. J’ai eu des difficultés avec l’adhérence, surtout pour réaliser un bon temps au tour. Samedi, nous avons testé une configuration qui n’a pas fonctionné. En revenant à la mise en place du vendredi, j’ai immédiatement gagné en rapidité. Je pense que si j’avais pris le départ depuis l’une des trois premières lignes, j’aurais pu me battre pour la victoire. Cela dit, je suis content d’avoir regagné 11 places durant la course. »
Dixon confie que les opportunités pour accéder à MotoGP ont toujours été hors d’atteinte. « Les occasions ne se sont jamais présentées au bon moment… c’est ainsi. C’était tout simplement irrémédiable pour moi de rejoindre MotoGP. Aujourd’hui, j’accepte cela. Au début, c’était difficile à vivre… mais je suis très satisfait de la décision que j’ai prise. »
Evoquer son parcours personnel
Dixon parle de ses erreurs et de son apprentissage. « J’ai parfois été très expressionniste. J’ai dit des choses à la fois justes et fausses. Je suis quelqu’un qui suit son instinct, pour le meilleur et pour le pire. J’ai appris de nombreuses leçons dures… Si on m’avait dit au début que j’allais être ici pendant sept ans, je ne l’aurais jamais cru. J’ai passé plus de temps ici que beaucoup d’autres. »
Il se remémore les défis rencontrés en tant que pilote britannique. « J’ai remporté plusieurs Grands Prix et souvent terminé sur le podium… En tant que Britannique, ma première victoire a été un énorme soulagement. J’aurais aimé mieux savourer ce moment… Après ma victoire, il y a eu une pause de cinq semaines, et j’ai passé ce temps à m’entraîner au lieu de profiter de ma victoire. »
Les barrières pour les pilotes britanniques
Dixon s’exprime avec franchise. « C’est très difficile parce qu’au Royaume-Uni, nous n’avons pas les circuits que l’on trouve en Europe… Venir sur ces circuits coûte cher. Il faut un gros sponsor dès le début. Casey O’Gorman a beaucoup de potentiel… je sais qu’il court sous drapeau irlandais, mais en réalité, il est essentiellement britannique. »
Il explique les raisons qui poussent de nombreux pilotes à abandonner. « Être rapide en Moto3, c’est bien, mais Moto2 est un autre monde. Avec Dunlop, beaucoup avaient des difficultés à faire la transition… maintenant, avec Pirelli, cela devient un peu plus simple. »
S’adapter aux Superbikes
Dixon souligne qu’il est encore tôt pour tirer des conclusions. « Demandez-moi dans une semaine et je vous le dirai. Ce qui m’aide, c’est que j’ai déjà de l’expérience en Superbikes, même si cela remonte à huit ans. Ici, la rigueur est constante avec un châssis très rigide. En Superbikes, la marge est plus grande et permet une plus grande tolérance. Voilà pourquoi de nombreux pilotes issus de Moto2 s’épanouissent. Cela dit, je ne prétends pas que les Superbikes sont d’un niveau inférieur. Le top 10 est extrêmement rapide. Mais la marge de manœuvre y est plus large qu’ici. »
Points à retenir
- Dixon souligne l’importance des conditions de course et des choix techniques durant le week-end.
- Il évoque une certaine frustration face aux opportunités manquées pour rejoindre MotoGP.
- Il partage ses réflexions sur l’évolution personnelle et les leçons apprendues au fil des années.
- Dixon met en avant les défis financiers et logistiques rencontrés par les pilotes britanniques.
- Il aborde la transition entre Moto3 et Moto2, souvent difficile pour les jeunes talents.
En observant l’évolution de Jake Dixon, je ne peux m’empêcher de penser à ces jeunes pilotes qui, comme lui, naviguent dans un environnement aussi compétitif que stimulant. Chaque course devient un synonyme de défis, mais aussi d’apprentissage. Il semble essentiel, en tant que passionné de moto, de soutenir ces talents et d’explorer les voies qui permettraient de rendre ces parcours moins ardus. Quelles initiatives pourraient être mises en place pour mieux accompagner les pilotes britanniques vers des sommets inaccessibles aujourd’hui ?
