Ariana Grande a obtenu une ordonnance du tribunal lui permettant de convoquer divers réseaux sociaux pour identifier les personnes ayant divulgué son contenu non publié.
Mercredi (19 août), un juge a accédé à la demande de Grande d’envoyer immédiatement des subpoenas à des sites de médias sociaux et à des services de paiement tiers que l’on soupçonne d’avoir été utilisés pour faciliter le vol et la publication de sa musique, photos et vidéos inédites. « Au regard du fond de la motion, un motif valable est démontré », indique l’ordonnance du tribunal.
Grande a engagé une action en justice le mois dernier, visant à démasquer des individus anonymes qui ont violé « la relation sacrée qui existe entre elle et ses fans ». La star affirme que des cybercriminels ont à plusieurs reprises piraté les comptes de ses photographes et producteurs, puis vendu le matériel volé à d’autres, qui l’ont ensuite diffusé sur des plateformes de médias sociaux.
D’après la plainte, le contenu non publié de Grande a été posté sur plusieurs plateformes, dont Instagram, TikTok, YouTube, X et Discord, avec des paiements facilités par des services tels que PayPal et CashApp. Bien que Grande n’accuse aucune de ces entreprises d’inconduite, elle sollicite leur aide pour identifier les utilisateurs anonymes responsables.
« En l’absence de la délivrance de ces subpoenas pour découvrir l’identité de ces tiers identifiés, la plaignante ne pourra pas obtenir les documents commerciaux nécessaires pour démasquer les défendeurs qui se cachent derrière des comptes anonymes, empêchant ainsi cette action et freinant toute possibilité de recours pour le préjudice substantiel et irréparable déjà causé à la plaignante, à sa vie privée et à son art », a écrit l’avocat de Grande dans sa demande d’autorisation de subpoena.
Le juge du comté de Los Angeles, Mark H. Epstein, a rapidement accordé la motion lors d’une audience le lendemain : « La plaignante peut servir la demande de découverte visant à identifier l’identité des défendeurs anonymes à tout moment », a déclaré le juge.
Un représentant de Grande a décliné de commenter l’ordonnance.
La plainte de Grande affirme qu’elle est la cible de cyberattaques répétées depuis le début de sa carrière musicale en 2011. Ses avocats déclarent avoir mené une “enquête approfondie” depuis que 45 chansons inédites de Grande ont été révélées en 2023, dont le titre viral “Fantasize”.
La créatrice du succès “Hate That I Made You Love Me” n’est pas la seule artiste à avoir recours à la justice pour lutter contre les fuites. Des artistes tels que Madonna, Megan Thee Stallion, Ye (anciennement Kanye West), Kelsea Ballerini et BTS ont également pris des mesures similaires. Comme l’a expliqué le vétéran des avocats de la musique, Tal Dickstein, « déposer des réclamations légales peut envoyer un message clair qui dissuade les éventuels pirates de s’engager dans ce genre d’activités illégales ».
Points à retenir
- Ariana Grande prend des mesures juridiques contre la diffusion illégale de son contenu.
- Les risques de cyberattaques sont présents dans l’industrie musicale moderne.
- Les artistes, en particulier ceux avec une grande notoriété, cherchent à protéger leurs œuvres.
- La coopération des plateformes en ligne est essentielle pour l’identification des responsables.
- Ce cas soulève des questions sur la vie privée et la sécurité des artistes à l’ère numérique.
En tant qu’observateur de l’industrie musicale, on ne peut s’empêcher de réfléchir aux enjeux de la protection de la propriété artistique. À l’ère du numérique, la sécurisation des créations et le respect de la vie privée sont des défis majeurs pour les artistes. Que pense-t-on de l’équilibre entre la libre circulation de l’information et le droit des artistes à protéger leur travail ?
