Toprak Razgatlioglu se prépare à rejoindre l’univers de la MotoGP en 2026 avec l’équipe Pramac. Pour l’accompagner dans cette transition, il a reçu les conseils d’un ancien champion de Superbike, Ben Spies, qui a fait le même saut il y a plus d’une décennie. Spies partage son avis sur les défis et les opportunités qui attendent ‘El Turco’.
Ben Spies, ancien champion de Superbike : “Je ferais le changement à nouveau !”
“J’en ai discuté longuement avec lui et son manager Kenan Sofuoglu ces dernières années. Je suis de leur côté. La vraie question était de savoir si Toprak préférait devenir le roi de la WSBK ou tenter sa chance en MotoGP. Il est déterminé à relever le défi et, si j’étais à sa place, je ferais probablement la même chose. Avec tout ce qu’il a accompli en Superbike, il n’a rien à perdre,” a déclaré l’Américain dans un entretien.
Spies évoque aussi le premier test MotoGP de Razgatlioglu dans notre dernière vidéo :
Spies, qui a réussi une transition réussie vers la MotoGP en 2010, a connu des podiums et même une victoire avant que des blessures ne mettent prématurément fin à sa carrière. Passionné par le motocyclisme, il considère Razgatlioglu comme un ami talentueux : “Il fait partie des cinq, voire des trois pilotes les plus talentueux au monde.”
Les défis de Razgatlioglu : adapter son style de conduite
Cette transition ne sera pas sans défis. “Les motos de MotoGP sont radicalement différentes de tout ce qu’il a piloté jusqu’à présent. Toprak devra modifier son style de conduite. Il est connu pour sa manière de freiner tard et de tourner, mais il devra ajuster cela pour que son pilotage soit compatible avec les motos de MotoGP,” précise Spies, confiant quant aux capacités de Razgatlioglu.
Son manager, Sofuoglu, reste optimiste après les premiers essais, affirmant que la phase d’adaptation se déroule bien.
Spies attire également l’attention sur une partie cruciale du pilotage : “Les pilotes de Superbike cherchent souvent à entrer tard dans les virages. Cependant, en MotoGP, le grip sur les flancs des pneus permet d’aller plus vite. Il devra apprendre à exploiter cela.”
Les pneus Michelin : un nouvel environnement à apprivoiser
Une des grandes préoccupations pour l’année de transition est l’adaptation aux pneus Michelin, réputés pour leur complexité. “Le passage aux pneus Pirelli de 2027 sera plus simple pour lui,” pense Spies. “Mais en attendant, il devra s’habituer à des pneus qui manquent de sensation en comparaison aux Pirelli.”
Il met en garde Razgatlioglu : “Chaque pilote de Superbike qui teste une MotoGP a souvent du mal avec les Michelin. Ils sont durs et manquent de feedback.” Cependant, il est convaincu du potentiel de Razgatlioglu : “Il peut se battre pour des victoires et un titre si tout se passe bien.”
Points à retenir
- Toprak Razgatlioglu entrera en MotoGP en 2026 avec Pramac.
- Ben Spies, ancien champion de Superbike, lui apporte des conseils avisés.
- Razgatlioglu doit adapter son style, en particulier son approche du freinage.
- Les pneus Michelin présentent un défi notable face aux Pirelli, plus familiers pour lui.
- Les premiers tests laissent présager une transition prometteuse.
Cette évolution de Razgatlioglu est fascinante. En tant que passionné de motocyclisme, je ressens une excitation palpable à l’idée de voir comment il s’adaptera aux exigences élevées de la MotoGP. C’est un défi stimulant qui pourrait donner lieu à des surprises intéressantes pour les fans et les observateurs du sport.
