Max Verstappen a affiché une domination impressionnante lors du Grand Prix d’Italie de Formule 1, remportant la victoire face à Lando Norris, qui a dû faire face à un imbroglio d’ordres d’équipe chez McLaren suite à un pit stop lent.
Norris, qui avait cédé sa place dans la file d’attente des stands à son coéquipier Oscar Piastri après avoir prolongé son relais de pneus médiums, a subi un arrêt au stand plus long que prévu. Cela a conduit McLaren à rétablir l’ordre initial lorsque Piastri est passé en deuxième position.
Durant un moment, Norris a mené la course après avoir lutté avec Verstappen, le poleman, dès le départ. Verstappen avait reçu l’instruction de laisser la première place à Norris car ce dernier s’était senti poussé vers l’herbe au virage 1, mais il a finalement conservé la ligne intérieure. En maintenant sa position lors d’un passage rapide par le premier chicane, il a alors cédé la lead à Norris au début du tour suivant.
Cependant, Verstappen est rapidement resté dans la zone DRS de Norris et a réussi à le dépasser dès le début du quatrième tour. À partir de ce moment-là, Norris a lentement perdu contact, alors que Verstappen enchaînait les tours rapides, augmentant ainsi son écart sur le reste du peloton.
Le pilote néerlandais a continué à creuser l’écart durant les 30 tours suivants, établissant un avantage de six secondes, qu’il a maintenu tandis que Norris tentait de revenir dans la course.
Verstappen a effectué son unique arrêt à la fin du 37ème tour, échangeant ses pneus médiums usés contre des durs, tandis que McLaren tentait de prolonger son relais, espérant un point de safety car pour chausser des pneus tendres dans le final.
Cela dit, ce plan ne s’est pas concrétisé. Norris a proposé à son coéquipier Piastri de s’arrêter en premier pour des pneus tendres au 45ème tour, un choix maladroit qui a entraîné un arrêt lent lors du 46ème tour.
McLaren a ensuite décidé de changer les positions, rappelant la course de Budapest de l’an dernier dans son message à Piastri. Bien que ce dernier ait montré une certaine résistance, il a finalement laissé passer Norris.
Cette stratégie a permis à Verstappen d’étendre son avance, lui offrant le tempo nécessaire pour exploiter son avantage sur les pneus durs, concluant avec 19,2 secondes d’avance sur Norris.
Avec Norris devant Piastri, les pilotes de McLaren se sont retrouvés flanqués de Verstappen sur le podium, juste devant Charles Leclerc, qui a su transformer sa quatrième position sur la grille.
Leclerc avait dépassé Piastri au départ, mais ce dernier a rapidement repris son avance lors du premier tour. Le Monégasque a réussi à repasser devant Piastri dans le tour suivant, forçant le pilote australien à adopter une approche plus patiente. Il a réussi à regagner le dessus sur Leclerc lors du sixième tour.
George Russell a terminé cinquième, tandis que Lewis Hamilton, après avoir reçu une pénalité de cinq places sur la grille, a su se relever pour finir sixième. Alex Albon, en adoptant une stratégie audacieuse, a terminé septième, Gabriel Bortoleto a pris la huitième place après qu’Andrea Kimi Antonelli ait écopé d’une pénalité de cinq secondes pour conduite erratique, tandis qu’Isack Hadjar a complété le top 10 devant Carlos Sainz, qui a connu des mésaventures avec un accrochage au virage 4.
Bon à savoir
– Verstappen continue de démontrer sa capacité à gérer la pression en course.
– Lando Norris, malgré les complications d’équipe, affiche un potentiel prometteur pour l’avenir.
– La stratégie des pneus joue un rôle crucial dans les résultats, comme le montre les choix audacieux de McLaren.
Ce grand prix a encore une fois mis en avant l’importance de la coordination d’équipe et de la stratégie dans le championnat. À l’approche des prochaines courses, comment les équipes ajusteront-elles leurs tactiques face à des rivaux tels que Verstappen, reconnu pour sa constance et sa maîtrise sur le circuit ?