mer. Sep 9th, 2026

La première alerte a été signalée à la Police Forale le 5 août, laissant perplexes les enquêteurs du groupe des délits informatiques. Ce phénomène de cybercriminalité touche désormais les applications de messagerie instantanée. Suite à cette déclaration, les autorités ont commencé à analyser des comportements similaires et des plaintes, mais « il s’agissait d’une méthode si récente que nous devions en suivre les traces », explique José María Movilla, agent au sein du groupe. Rapidement, plusieurs plaintes avec le même modus operandi ont afflué. Des proches ont contacté les victimes via WhatsApp pour leur demander un virement de 980 euros par Bizum. Heureusement, aucune des victimes n’a réussi à transférer d’argent, ce qui a orienté l’enquête vers une infraction de révélation de secrets plutôt que vers une escroquerie pour le moment.

« En examinant les dossiers, nous avons remarqué un point commun : toutes les victimes utilisaient des modèles d’iPhone allant de la version 8 à 12. Ces téléphones ne peuvent plus être mis à jour, ce qui crée une brèche de sécurité », ajoute Movilla.

Un système obsolète et une intrusión imperceptible

La complexité de ce type de cybercriminalité est telle qu’elle a été observée directement au sein même de la commissariat. L’un des agents a discuté avec une proche victime de cette arnaque. Plusieurs membres de l’équipe se sont réunis pour observer en temps réel les agissements du cybercriminel. « Ce qu’ils font, c’est s’immiscer dans nos conversations sans que quiconque ne s’en aperçoive. Avec un iPhone obsolète, on ne remarque rien d’anormal. Nous pouvons échanger avec une personne proche, tandis que le cybercriminel prend la même identité pour converser », précise-t-il. Il est conseillé de rester vigilant, surtout si un ami ou un membre de la famille, habituellement indélicat, demande un transfert d’argent. La vérification la plus simple est d’appeler directement cette personne pour confirmer son identité.

Protéger ses comptes avec la vérification en deux étapes est primordial. Sur WhatsApp, suivez le chemin suivant : « Réglages > Compte > Vérification en deux étapes ». Cela empêche les malfaiteurs de dupliquer votre compte sur un autre appareil, même s’ils parviennent à obtenir un code SMS.

Cette méthode d’attaques cybernétiques est particulièrement dangereuse, car l’utilisateur peut ne pas réaliser qu’il est victime d’une tentative d’hameçonnage, n’ayant pas perdu le contrôle de son compte WhatsApp. Les messages frauduleux émanant de comptes d’amis ou de membres de la famille déjà piratés sont alors envoyés, ce qui complique la situation selon la Police Forale.

Si vous découvrez qu’un contact a été usurpé, il est impératif d’avertir cette personne par téléphone et d’informer votre cercle commun pour éviter l’engrenage des arnaques. Contactez la Police Forale, Brigade des délits informatiques au 948202920 ou au 112.

Points à retenir

  • Prenez conscience des risques liés à l’obsolescence numérique de vos appareils.
  • Activez la vérification en deux étapes sur vos applications de messagerie.
  • Restez vigilant face aux demandes d’argent inhabituelles par messages.
  • En cas de doute, privilégiez le contact direct par appel téléphonique.
  • Partagez les informations sur d’éventuelles usurpations avec vos proches pour limiter les impacts.

Au final, cette situation soulève une question cruciale sur notre rapport à la technologie et à la sécurité numérique. Quels efforts collectifs pourrions-nous mettre en place pour sensibiliser davantage le public aux dangers des cyberattaques, tout en s’assurant que la technologie reste un outil fiable, et non une source d’inquiétude ? Je pense qu’il est essentiel d’ouvrir le débat sur ce sujet et d’agir ensemble.


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