TikTok, sans aucun doute, fait partie des applications incontournables actuelles. Aux côtés d’autres géants tels que X (anciennement Twitter), WhatsApp, Instagram et Facebook, cette plateforme est devenue quasi essentielle, notamment sur les smartphones des jeunes générations. Cependant, tous s’accordent à dire que TikTok peut avoir un caractère particulièrement addictif.
C’est ce qui ressort d’un rapport préliminaire de la Commission Européenne, indiquant que TikTok “ne respecte pas la Loi sur les Services Numériques en raison de son design addictif”. L’enquête souligne des fonctionnalités telles que le “défilement infini”, la “lecture automatique” et les “notifications push” qui sont dans le collimateur.

Le rapport souligne que la récompense constante des utilisateurs par de nouveaux contenus entraîne des comportements compulsifs et alimente le besoin irrépressible de faire défiler l’écran, plongeant les utilisateurs dans un “mode pilotage automatique”. Des recherches scientifiques montrent que cela peut réduire le contrôle que les utilisateurs exercent sur leur comportement.
De plus, la Commission note que TikTok semble ignorer des indicateurs critiques de l’utilisation compulsive, tels que le temps passé sur l’application par les mineurs durant la nuit et la fréquence d’ouverture de l’application.
Le rapport précise que TikTok n’applique pas de mesures adéquates et efficaces pour atténuer les risques liés à son design addictif. Par exemple, les outils de gestion du temps d’écran et de contrôle parental actuels semblent insuffisants pour réduire ces risques.
Les outils de gestion du temps ne sont pas efficaces pour aider les utilisateurs à maîtriser leur utilisation de TikTok car ils sont facilement contournables. De même, les contrôles parentaux nécessitent du temps et des compétences supplémentaires, ce qui limite leur efficacité.
Alors que penser de cette évaluation de l’utilisation de TikTok par la Commission ? Si les chercheurs valident cette analyse, la UE pourrait envisager des sanctions, pouvant atteindre 6 % du chiffre d’affaires mondial de la plateforme en cas de non-conformité.
Avant de passer à de telles mesures, la Commission demande à TikTok d’introduire des modifications substantielles. Les utilisateurs des pays membres pourraient donc voir l’application évoluer. La Commission considère que TikTok doit modifier le design de son service, en désactivant notamment certaines fonctionnalités clés telles que le “défilement infini” et en mettant en place des interruptions de temps d’écran.
Points à retenir
- TikTok est jugé addictif par la Commission Européenne.
- Des fonctionnalités comme le défilement infini sont pointées du doigt.
- Les utilisateurs jeunes sont particulièrement touchés par ces comportements compulsifs.
- La plateforme semble négliger certains indicateurs d’utilisation problématique.
- Des changements requis pourraient transformer l’expérience utilisateur pour les membres de l’UE.
En tant qu’observateur de l’évolution numérique, je me demande si ces réformes potentielles seront suffisantes pour garantir un usage plus responsable des applications sociales. Devons-nous, en tant qu’utilisateurs, nous interroger sur notre propre comportement face à ces outils qui peuvent être à la fois divertissants et nocifs ? Une réflexion sur l’impact des réseaux sociaux sur notre quotidien est plus que jamais nécessaire.
