mer. Juin 17th, 2026

Comme une tradition de Noël, chaque lancement d’un smartphone pliable par Samsung suscite l’engouement des vidéastes qui tentent de découvrir combien de pliages il peut supporter. Avec le nouveau Samsung Galaxy Z Trifold, cela ne fait pas exception : un groupe de créateurs de contenu coréens l’a ouvert et fermé pendant huit jours, enregistrant déjà plus de 165 000 pliages.

L’expérience, qui se poursuivra jusqu’à ce que l’écran ou la charnière cesse de fonctionner, continue. Aujourd’hui, nous sommes au neuvième jour avec plus de 165 000 ouvertures comptabilisées. Bien que l’écran soit encore opérationnel, des signes de petites détériorations apparaissent déjà au niveau de la charnière, qui ne parvient plus à maintenir l’écran pliant en position verticale, contrairement au début. Vous pouvez suivre l’expérience en direct.

Le défi du TriFold

Les pliages se succèdent
Les pliages se succèdent

Le test est simple : plusieurs personnes se relaient pendant des heures pour ouvrir et fermer le TriFold, notant le nombre de pliages et signalant les anomalies. Il ne s’agit pas d’un automatisme, mais d’un effort manuel soutenu réparti sur plusieurs journées.

Au fur et à mesure des pliages, les premiers signes de fatigue viennent non pas de l’écran, mais des charnières. A environ 61 000 pliages, des craquements légers ont été entendus sur la première charnière, et un peu plus tard, vers 121 000, ces bruits sont apparus sur la seconde. Cela ne signifie pas une rupture immédiate, mais plutôt un signe de fatigue précoce que pourrait percevoir l’utilisateur.

La charnière a atteint un point de basculement près de 144 000 cycles. À cette étape, elle a perdu une partie de son “élasticité” : le téléphone ne pouvait plus rester totalement ouvert sans assistance et nécessitait une pression pour le placer à plat. Pour un appareil conçu pour servir de petite tablette lorsqu’il est déplié, ce détail impacte l’expérience, même si le panneau reste actif.

Néanmoins, le TriFold a survécu jusqu’au huitième jour sans pannes ni défauts visibles sur l’écran intérieur, et le compteur continue d’augmenter, dépassant les 165 000 pliages au neuvième jour. En somme, le test indique une usure progressive : bruit, puis perte d’élasticité, mais sans un “arrêt” clair au niveau de l’écran.

Combien de pliages totaux pourra-t-il supporter ?
Combien de pliages totaux pourra-t-il supporter ?

L’intérêt de ces marathons réside dans la comparaison avec les chiffres officiels. Samsung annonce généralement 200 000 cycles pour le TriFold, un calcul qui se traduit par environ 100 ouvertures quotidiennes sur cinq ans. Ce chiffre, même s’il reste inférieur à celui de modèles plus établis tels que le Galaxy Z Fold 7, mérite d’être mis en perspective.

Il est pertinent de rappeler que le Galaxy Z TriFold est un pliable “triple”. Contrairement aux modèles standard qui se plient une seule fois, ce modèle inclut deux charnières et trois sections d’écran :

  • En le fermant, le panneau se plie en deux points, prenant une forme plus compacte
  • En l’ouvrant, il se déploie en une surface notablement plus grande, semblable à celle d’une mini tablette

Cette distinction est cruciale par rapport aux modèles “doubles”, qui ne comportent qu’une charnière, transformant le mobile en “livre” sans ajouter de troisième panneau, et donc de second pli.

Il convient également de contextualiser la réalisation du test. Cela s’est effectué dans un environnement contrôlé, avec peu d’exposition à la poussière ou à l’eau, deux éléments souvent déterminants pour les mécanismes à pièces mobiles. De plus, l’intensité d’utilisation est peu représentative d’un usage quotidien, car elle concentre en quelques jours ce qui s’étale habituellement sur plusieurs années. Par conséquent, ces résultats ne constituent pas une conclusion définitive, mais offrent un indice utile sur les faiblesses potentielles de ces mobiles, qui semblent résider davantage dans la charnière que dans l’écran.

Points à retenir

  • L’expérience met en lumière la résistance à long terme des nouvelles technologies.
  • Les signes de fatigue des charnières peuvent être révélateurs pour les utilisateurs.
  • Le contexte de test joue un rôle crucial dans les résultats obtenus.
  • Les spécificités techniques des modèles pliables influencent leur durabilité.
  • Une surveillance continue des performances pourrait aider à identifier les futurs problèmes.

Dans une ère où l’innovation technologique est reine, il est fascinant de constater comment les utilisateurs interagissent avec de telles avancées. Je me questionne sur la véritable durabilité de ces appareils au-delà des tests en laboratoire. Tout comme les habitudes des consommateurs évoluent, ces smartphones pliables d’un nouveau genre doivent-ils redéfinir notre rapport à la technologie ?


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