Les Ghanéens conservent de plus en plus d’argent dans leurs portefeuilles de mobile money, avec des soldes atteignant un chiffre record de 40 milliards de GH¢ en juin 2026. Cela souligne la transformation rapide du paysage des paiements numériques dans le pays et la dépendance croissante aux services financiers mobiles.
Les dernières données des systèmes de paiement publiées par la Banque du Ghana révèlent que les soldes des portefeuilles de mobile money sont passés de 28,9 milliards de GH¢ en juin 2025 à 40 milliards de GH¢ en juin 2026, soit une augmentation de plus de 38 % sur un an.
Cette hausse significative indique que les portefeuilles mobiles évoluent au-delà de leur fonction traditionnelle de plateformes de paiement et de transfert, devenant de plus en plus des outils pratiques de conservation de valeur pour les ménages, les entreprises informelles et les petites entreprises.
Cette tendance reflète la confiance croissante des consommateurs envers les services financiers numériques, à une époque où les transactions sans espèces gagnent en popularité à travers l’économie.
Les soldes en hausse témoignent également d’un changement de comportement financier, avec de plus en plus de Ghanéens qui choisissent de conserver leurs fonds de manière numérique pour des achats quotidiens, des opérations commerciales et des dépenses d’urgence, plutôt que de retirer immédiatement des espèces.
Le vaste écosystème du mobile money continue également de s’étendre. Le nombre de comptes mobiles enregistrés a atteint 84,6 millions en juin 2026, contre 76,4 millions l’année précédente, tandis que les comptes actifs ont grimpé à 26,4 millions, signalant une croissance soutenue du nombre d’utilisateurs réguliers des services financiers numériques.
L’activité de transaction demeure robuste, renforçant ainsi le rôle central du mobile money dans l’économie de détail ghanéenne. Rien qu’en juin, les plateformes ont traité 954 millions de transactions d’une valeur totale de 492,9 milliards de GH¢, mettant en avant l’utilisation croissante des portefeuilles mobiles pour les paiements marchands, les salaires, le règlement de factures, les envois d’argent et les transferts entre particuliers.
Le réseau de distribution de l’industrie s’est également renforcé, améliorant l’accès financier dans tout le pays. Le nombre d’agents de mobile money enregistrés a dépassé le million pour la première fois, atteignant 1,016 million, tandis que le nombre d’agents actifs a atteint 546 000. Ce réseau élargi devrait davantage approfondir l’inclusion financière en rendant les services financiers numériques plus accessibles dans les centres urbains et les communautés rurales sous-desservies.
L’interopérabilité entre les plateformes de mobile money a également continué de progresser. Les utilisateurs ont effectué 33 millions de transactions interréseaux d’une valeur de 6,2 milliards de GH¢ au cours du mois, ce qui reflète la commodité croissante des transferts de fonds entre différents fournisseurs de mobile money, soutenant ainsi une plus grande efficacité au sein de l’écosystème de paiements numériques du Ghana.
Les chiffres les plus récents renforcent la position du mobile money comme l’une des évolutions les plus significatives dans l’infrastructure financière du Ghana. Au-delà de la facilitation des paiements, cette plateforme devient de plus en plus un canal essentiel pour l’épargne, le commerce et l’inclusion financière. À mesure que les soldes de portefeuilles, les valeurs des transactions et les utilisateurs actifs continuent d’augmenter, le secteur est appelé à jouer un rôle encore plus important dans le soutien de l’activité économique et l’expansion de l’accès aux services financiers formels, tout en accélérant la transition du Ghana vers une économie numérisée.
Points à retenir
- Les soldes de mobile money ont atteint 40 milliards de GH¢ en juin 2026.
- Augmentation de plus de 38 % par rapport à l’année précédente.
- Les portefeuilles mobiles deviennent des outils de conservation de valeur.
- Augmentation significative du nombre de comptes mobiles enregistrés et actifs.
- Les transactions de mobile money continuent de croître de manière soutenue.
- Amélioration de la distribution et de l’accès aux services financiers dans les zones rurales.
- Interopérabilité accrue entre les différentes plateformes de mobile money.
En observant cette évolution, il est pertinent de se demander quelle direction prendra l’économie ghanéenne dans les années à venir. L’adoption croissante des services numériques pourrait-elle également entraîner des défis, comme la nécessité de protéger les données des utilisateurs ou d’améliorer l’éducation financière dans un pays encore en développement ? Je pense qu’il est essentiel d’engager le dialogue sur ces enjeux pour assurer un futur équilibré et inclusif.
