My Oh My, Atami-kun Volume 2
Auteur : Asa Tanuma
Éditeur : Yen Press (imprimé & numérique)
Date de publication : 22 avril 2025
Note : Adolescent
Genre : Manga (JPN), LGBTQ+, Slice of Life, Romance
My Oh My, Atami-kun est le premier album destiné au marché anglophone de Asa Tanuma. Le deuxième volume a été publié en avril par Yen Press. Cet article se penche sur la suite de cette série captivante !

Le deuxième volume de My Oh My, Atami-kun débute avec un adorable chapitre de trois pages, où la famille Adachi fait des courses puis dîne ensemble, discutant d’Atami, devenu une présence incontournable dans leur quotidien. Adachi commente sur l’impact qu’Atami a sur sa famille, bien qu’il ne les voie qu’une à deux fois par semaine.
La représentation de soi dans la fiction est un sujet qui m’intrigue ces jours-ci. Il est intéressant de voir comment la série construit le personnage d’Atami à travers ses interactions plutôt que par des monologues internes ou des expositions ravageuses. À certains égards, il ressemble à un petit poussin qui vient de naître, découvrant des choses jugées banales par les autres, mais abordant tout avec sincérité.

Asa Tanuma excelle dans la mise en avant des petites choses du quotidien, où les événements semblent plus comme un sous-texte que comme une vague déferlante. Cela se traduit par des discussions sur des sujets banals, comme des collations partagées après le déjeuner scolaire, qui se transforment en réflexions sur l’amour et l’honnêteté.
Parfois, ces discussions s’arrêtent là, mais à d’autres moments, elles se prolongent, révélant des vérités cachées sur notre façon de vivre, ainsi que des couches de profondeur des personnages. Je comprends que My Oh My, Atami-kun ne sera pas du goût de tout le monde, en particulier pour ceux qui recherchent une progression d’intrigue plus traditionnelle. Cependant, pour ceux qui s’intéressent à l’évolution des personnages et à leurs échanges, vous êtes au bon endroit.

Dans l’un des premiers chapitres, Atami et Adachi planifient une rencontre. Avant de rendre visite à Adachi, Atami s’arrête dans une librairie et croise un camarade de classe, Kusumoto. Ce dernier agit de manière intrusive, ce qui déstabilise Atami. Plus tard, lors d’une rencontre avec la famille Adachi, il se remémore un moment passé ensemble à allumer des feux d’artifice.
Asa Tanuma ne se contente pas de dresser un simple parallèle ; Kusumoto peut être dérangeant, mais il montre aussi des actes de gentillesse. Sa façon de s’implanter dans la vie d’Atami soulève des questions sur les limites et la gestion des relations humaines.

La vie consiste souvent à jongler entre nos désirs, nos obligations et les attentes des autres. Le dilemme d’Atami montre à quel point il n’est pas toujours facile de trouver l’équilibre entre honnêteté et délicatesse.
Atami me rappelle certains personnages sensibles de la littérature, captivants par leur capacité à se questionner constamment sur leurs choix et leurs sentiments. Cette vulnérabilité apporte une profondeur d’émotion que peu de récits réussissent à transmettre.

Enfin, il est important de saluer le travail sur la typographie de la couverture par Elena Pizarro et Lilliana Checo, qui parvient à transmettre le style ludique et charmant de l’original.
Points à retenir
- La série privilégie les interactions humaines plutôt que les intrigues complexes.
- Les discussions abordent des thèmes de l’amour et de l’honnêteté.
- Atami incarne une sensibilité et une réflexion sur les relations sociales.
- Les petits gestes de gentillesse ajoutent de la profondeur à l’intrigue.
- La typographie réussit à évoquer l’esprit de l’œuvre originale.
Ce volume m’a nettement fait réfléchir sur la nature des relations et sur la complexité des émotions humaines. Il est fascinant de voir comment des interactions apparemment banales peuvent nous pousser à réfléchir sur nous-mêmes. Comment percevez-vous les petits moments de la vie quotidienne dans les récits ? Chaque détail compte, et il est essentiel de les explorer avec bienveillance.